« Mes esclaves ! J’ai interdit l’injustice pour moi-même et je l’ai interdite parmi vous, alors ne vous faites pas de tort les uns aux autres. Mes esclaves ! Vous vous trompez nuit et jour et je pardonne les mauvaises actions et je m’en fiche. Demande-moi pardon et je te pardonnerai. Mes esclaves ! Vous avez tous faim à moins que Je ne vous aie nourris, alors demandez-Moi de vous nourrir, et Je vous nourrirai. Vous êtes tous nus à moins que Je ne vous aie vêtus, alors demande-Moi de vous vêtir et Je vous vêtirai. Mes esclaves ! Si vous tous, le premier d’entre vous et le dernier d’entre vous, les djinns parmi vous et les hommes parmi vous, deviez être aussi pieux que le cœur le plus pieux de n’importe lequel d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Mon royaume. S’ils étaient aussi corrompus que le cœur le plus corrompu de n’importe lequel d’entre vous, cela ne diminuerait rien dans Mon royaume. S’ils se réunissaient en un seul lieu et qu’ensuite ils me le demandent, et que je donne à chacun d’eux ce qu’il demande pour cela, cela ne réduirait pas du tout mon royaume, si ce n’est comme la mer diminue si l’on y plonge une aiguille. Mes esclaves ! C’est seulement à tes actions que je t’ai assignée de te faire. Celui qui trouve le bien doit louer Allah. Celui qui trouve autre chose ne devrait s’en prendre qu’à lui-même.
L'Interdiction de l'Injustice
Allah Tout-Puissant commence par déclarer Sa propre transcendance au-dessus de l'injustice, l'établissant comme divinement interdite pour Lui-même et Sa création. Cela établit le principe islamique fondamental que l'injustice (zulm) est absolument interdite sous toutes ses formes.
La Miséricorde et le Pardon Divins
Le Seigneur souligne Sa capacité infinie de pardon, rappelant aux serviteurs que malgré leurs erreurs continues, Sa miséricorde englobe toutes les mauvaises actions. Cela démontre le principe qu'aucun péché n'est trop grand pour le pardon d'Allah lorsqu'il est sincèrement recherché.
La répétition de « Mes esclaves » (Ibādī) souligne la relation intime entre le Créateur et la création, mettant en lumière à la fois la souveraineté d'Allah et Son attention compatissante envers l'humanité.
La Provision Divine et la Dépendance Humaine
Allah clarifie que toute provision vient ultimement de Lui seul. L'instruction de « Me demander » établit le canal approprié pour chercher la subsistance tout en affirmant la dépendance humaine envers le Divin.
Cet enseignement renforce le concept de tawakkul (confiance en Allah) tout en encourageant la du'a active (supplication) comme le moyen par lequel les provisions d'Allah sont recherchées et reçues.
L'Immensité du Royaume Divin
Allah démontre la perfection absolue et l'autosuffisance de Sa domination. Ni la droiture humaine ne l'augmente, ni la corruption humaine ne la diminue.
L'analogie de l'aiguille dans l'océan illustre puissamment comment accorder toutes les demandes de la création ne diminuerait en rien le royaume d'Allah, soulignant Son pouvoir et Ses ressources infinis.
La Responsabilité et la Redevabilité Humaines
La conclusion établit le principe de la responsabilité individuelle. Les bonnes actions devraient mener à la gratitude envers Allah, tandis que les mauvaises actions justifient l'auto-accusation plutôt que de blâmer les autres ou les circonstances.
Cet enseignement final complète le cadre spirituel : bien qu'Allah soit le Pourvoyeur et le Pardonneur ultime, les humains restent responsables de leurs choix et actions dans cette vie terrestre.