Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 25
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ صَالِحٍ، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا زَوْجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَأَلَتْ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ بَعْدَ وَفَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَقْسِمَ لَهَا مِيرَاثَهَا مِمَّا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ فَقَالَ لَهَا أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَا نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ فَغَضِبَتْ فَاطِمَةُ عَلَيْهَا السَّلَام فَهَجَرَتْ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَلَمْ تَزَلْ مُهَاجِرَتَهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ قَالَ وَعَاشَتْ بَعْدَ وَفَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سِتَّةَ أَشْهُرٍ قَالَ وَكَانَتْ فَاطِمَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا تَسْأَلُ أَبَا بَكْرٍ نَصِيبَهَا مِمَّا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ خَيْبَرَ وَفَدَكَ وَصَدَقَتِهِ بِالْمَدِينَةِ فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ عَلَيْهَا ذَلِكَ وَقَالَ لَسْتُ تَارِكًا شَيْئًا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعْمَلُ بِهِ إِلَّا عَمِلْتُ بِهِ وَإِنِّي أَخْشَى إِنْ تَرَكْتُ شَيْئًا مِنْ أَمْرِهِ أَنْ أَزِيغَ فَأَمَّا صَدَقَتُهُ بِالْمَدِينَةِ فَدَفَعَهَا عُمَرُ إِلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَغَلَبَهُ عَلَيْهَا عَلِيٌّ وَأَمَّا خَيْبَرُ وَفَدَكُ فَأَمْسَكَهُمَا عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَقَالَ هُمَا صَدَقَةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَتَا لِحُقُوقِهِ الَّتِي تَعْرُوهُ وَنَوَائِبِهِ وَأَمْرُهُمَا إِلَى مَنْ وَلِيَ الْأَمْرَ قَالَ فَهُمَا عَلَى ذَلِكَ الْيَوْمَ.
Yaʿqub nous a rapporté : Mon père nous a rapporté, d’après Salih. Ibn Shihab a dit : ʿUrwa ibn az-Zubayr m’a informé que ʿAʾisha, qu’Allah l’agrée, épouse du Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, lui avait rapporté que Fatima, fille du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, demanda à Abu Bakr, qu’Allah l’agrée, après la mort du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, de lui attribuer sa part d’héritage dans les biens qu’il avait laissés et qu’Allah lui avait accordés comme fayʾ. Abu Bakr, qu’Allah l’agrée, lui dit : « Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit : “On n’hérite pas de nous. Ce que nous laissons est une aumône.” » Fatima, que la paix soit sur elle, se mit en colère et rompit ses relations avec Abu Bakr, qu’Allah l’agrée. Elle demeura ainsi séparée de lui jusqu’à sa mort.
Il dit : Elle vécut six mois après la mort du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Il dit : Fatima, qu’Allah l’agrée, demandait à Abu Bakr sa part de ce que le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, avait laissé à Khaybar et à Fadak, ainsi que de son aumône à Médine. Abu Bakr refusa de la lui donner et dit : « Je ne délaisserai aucune pratique du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix : je la suivrai. Je crains de dévier si je délaisse quoi que ce soit de sa conduite. »
Quant à son aumône à Médine, ʿUmar la remit à ʿAli et à ʿAbbas, puis ʿAli l’emporta sur lui à son sujet. Quant à Khaybar et à Fadak, ʿUmar, qu’Allah l’agrée, les conserva et dit : « Ce sont l’aumône du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Elles servaient aux obligations qui lui incombaient et aux besoins imprévus. Leur gestion revient à celui qui exerce l’autorité. » Il dit : Elles sont encore dans cette situation aujourd’hui.