Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 61

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ عُبَيْدٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلَالٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُطَرِّفِ بْنِ الشِّخِّيرِ، أَنَّهُ حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي بَرْزَةَ الْأَسْلَمِيِّ، أَنَّهُ قَالَ كُنَّا عِنْدَ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فِي عَمَلِهِ فَغَضِبَ عَلَى رَجُلٍ مِنْ الْمُسْلِمِينَ فَاشْتَدَّ غَضَبُهُ عَلَيْهِ جِدًّا فَلَمَّا رَأَيْتُ ذَلِكَ قُلْتُ يَا خَلِيفَةَ رَسُولِ اللَّهِ أَضْرِبُ عُنُقَهُ فَلَمَّا ذَكَرْتُ الْقَتْلَ صَرَفَ عَنْ ذَلِكَ الْحَدِيثِ أَجْمَعَ إِلَى غَيْرِ ذَلِكَ مِنْ النَّحْوِ فَلَمَّا تَفَرَّقْنَا أَرْسَلَ إِلَيَّ بَعْدَ ذَلِكَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ يَا أَبَا بَرْزَةَ مَا قُلْتَ قَالَ وَنَسِيتُ الَّذِي قُلْتُ قُلْتُ ذَكِّرْنِيهِ قَالَ أَمَا تَذْكُرُ مَا قُلْتَ قَالَ قُلْتُ لَا وَاللَّهِ قَالَ أَرَأَيْتَ حِينَ رَأَيْتَنِي غَضِبْتُ عَلَى الرَّجُلِ فَقُلْتَ أَضْرِبُ عُنُقَهُ يَا خَلِيفَةَ رَسُولِ اللَّهِ أَمَا تَذْكُرُ ذَاكَ أَوَكُنْتَ فَاعِلًا ذَاكَ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ وَاللَّهِ وَالْآنَ إِنْ أَمَرْتَنِي فَعَلْتُ قَالَ وَيْحَكَ أَوْ وَيْلَكَ إِنَّ تِلْكَ وَاللَّهِ مَا هِيَ لِأَحَدٍ بَعْدَ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ‏.‏

Traduction

ʿAffān nous a rapporté : Yazīd ibn Zurayʿ nous a rapporté : Yūnus ibn ʿUbayd nous a rapporté, d’après Ḥumayd ibn Hilāl, d’après ʿAbd Allāh ibn Muṭarrif ibn ash-Shikhkhīr, qui leur rapporta d’après Abū Barza al-Aslamī qu’il avait dit : « Nous étions auprès d’Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq — qu’Allah l’agrée — dans l’exercice de ses fonctions. Il se mit en colère contre un musulman, et sa colère contre lui devint très vive. Voyant cela, je dis : “Ô calife du Messager d’Allah, dois-je lui trancher le cou ?” Lorsque j’évoquai le fait de le tuer, il abandonna entièrement ce sujet et passa à un autre.

Après que nous nous fûmes séparés, Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq — qu’Allah l’agrée — me fit venir et dit : “Ô Abū Barza, qu’as-tu dit ?” » Il dit : « J’avais oublié ce que j’avais dit. Je répondis : “Rappelle-le-moi.” Il dit : “Ne te souviens-tu pas de ce que tu as dit ?” » Il dit : « Je répondis : “Non, par Allah.” Il dit : “Lorsque tu m’as vu en colère contre cet homme, tu as dit : ‘Dois-je lui trancher le cou, ô calife du Messager d’Allah ?’ Ne te souviens-tu pas de cela ? L’aurais-tu fait ?” » Il dit : « Je répondis : “Oui, par Allah ! Et maintenant encore, si tu me l’ordonnes, je le ferai.” Il dit : “Pauvre de toi ! — ou : Malheur à toi ! — Par Allah, cela n’appartient à personne après Muḥammad — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix.” »