Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 1018

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ عَلِيٍّ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَرِيَّةً وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ رَجُلًا مِنْ الْأَنْصَارِ وَأَمَرَهُمْ أَنْ يَسْمَعُوا لَهُ وَيُطِيعُوا قَالَ فَأَغْضَبُوهُ فِي شَيْءٍ فَقَالَ اجْمَعُوا لِي حَطَبًا فَجَمَعُوا حَطَبًا ثُمَّ قَالَ أَوْقِدُوا نَارًا فَأَوْقَدُوا لَهُ نَارًا فَقَالَ أَلَمْ يَأْمُرْكُمْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ تَسْمَعُوا لِي وَتُطِيعُوا قَالُوا بَلَى قَالَ فَادْخُلُوهَا قَالَ فَنَظَرَ بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ فَقَالُوا إِنَّمَا فَرَرْنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ أَجْلِ النَّارِ فَكَانُوا كَذَلِكَ إِذْ سَكَنَ غَضَبُهُ وَطَفِئَتْ النَّارُ قَالَ فَلَمَّا قَدِمُوا عَلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَرُوا ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا إِنَّمَا الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ‏.‏
Traduction

Le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) envoya une expédition et plaça à leur tête un homme des Ansâr, en leur ordonnant de l’écouter et de lui obéir. Ils le mirent en colère pour quelque chose. Il dit : « Rassemblez-moi du bois. »

Ils rassemblèrent du bois, puis il dit : « Allumez un feu. »

Ils allumèrent donc un feu pour lui, puis il dit : « Le Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne vous a-t-il pas ordonné de m’écouter et de m’obéir ? »

Ils répondirent : « Si. »

Il dit : « Entrez-y alors. »

Ils se regardèrent les uns les autres et dirent : « Nous ne nous sommes réfugiés auprès du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qu’à cause du Feu. » Ils restaient ainsi lorsque sa colère s’apaisa et que le feu s’éteignit.

Lorsqu’ils revinrent auprès du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils lui racontèrent cela. Il dit : « S’ils y étaient entrés, ils n’en seraient jamais sortis. L’obéissance n’est due que dans ce qui est convenable. »