Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 1348

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَيَّاشٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ عَلِيٍّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي رَافِعٍ، عَنْ عَلِيٍّ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ وَقَفَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَرَفَةَ فَقَالَ هَذَا الْمَوْقِفُ وَعَرَفَةُ كُلُّهَا مَوْقِفٌ ثُمَّ أَرْدَفَ أُسَامَةَ فَجَعَلَ يُعْنِقُ عَلَى نَاقَتِهِ وَالنَّاسُ يَضْرِبُونَ الْإِبِلَ يَمِينًا وَشِمَالًا لَا يَلْتَفِتُ إِلَيْهِمْ وَيَقُولُ السَّكِينَةَ أَيُّهَا النَّاسُ وَدَفَعَ حِينَ غَابَتْ الشَّمْسُ فَأَتَى جَمْعًا فَصَلَّى بِهَا الصَّلَاتَيْنِ يَعْنِي الْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ ثُمَّ بَاتَ بِهَا فَلَمَّا أَصْبَحَ وَقَفَ عَلَى قُزَحَ فَقَالَ هَذَا قُزَحُ وَهُوَ الْمَوْقِفُ وَجَمْعٌ كُلُّهَا مَوْقِفٌ قَالَ ثُمَّ سَارَ فَلَمَّا أَتَى مُحَسِّرًا قَرَعَهَا فَخَبَّتْ حَتَّى جَازَ الْوَادِيَ ثُمَّ حَبَسَهَا وَأَرْدَفَ الْفَضْلَ ثُمَّ سَارَ حَتَّى أَتَى الْجَمْرَةَ فَرَمَاهَا ثُمَّ أَتَى الْمَنْحَرَ فَقَالَ هَذَا الْمَنْحَرُ وَمِنًى كُلُّهَا مَنْحَرٌ ثُمَّ أَتَتْهُ امْرَأَةٌ شَابَّةٌ مِنْ خَثْعَمَ فَقَالَتْ إِنَّ أَبِي شَيْخٌ قَدْ أَفْنَدَ وَقَدْ أَدْرَكَتْهُ فَرِيضَةُ اللَّهِ فِي الْحَجِّ فَهَلْ يُجْزِئُ أَنْ أَحُجَّ عَنْهُ قَالَ نَعَمْ فَأَدِّي عَنْ أَبِيكِ قَالَ وَلَوَى عُنُقَ الْفَضْلِ فَقَالَ لَهُ الْعَبَّاسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا لَكَ لَوَيْتَ عُنُقَ ابْنِ عَمِّكَ قَالَ رَأَيْتُ شَابًّا وَشَابَّةً فَخِفْتُ الشَّيْطَانَ عَلَيْهِمَا قَالَ وَأَتَاهُ رَجُلٌ فَقَالَ أَفَضْتُ قَبْلَ أَنْ أَحْلِقَ قَالَ فَاحْلِقْ أَوْ قَصِّرْ وَلَا حَرَجَ قَالَ وَأَتَى زَمْزَمَ فَقَالَ يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ سِقَايَتَكُمْ لَوْلَا أَنْ يَغْلِبَكُمْ النَّاسُ عَلَيْهَا لَنَزَعْتُ‏.‏
Traduction

Le Messager d’Allah — que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui — s’arrêta à ʿArafah et dit : « Ceci est le lieu de station, et tout ʿArafah est un lieu de station. » Il fit ensuite monter Usāmah en croupe derrière lui et se mit à faire avancer sa chamelle d’un pas rapide, tandis que les gens frappaient leurs chameaux à droite et à gauche, sans qu’il se retournât vers eux, et il disait : « Restez calmes, ô gens ! » Il partit lorsque le soleil se fut couché, arriva à Jamʿ et y accomplit les deux prières — c’est-à-dire le Maghrib et la ʿIshāʾ. Puis il y passa la nuit. Le matin venu, il s’arrêta à Quzaḥ et dit : « Ceci est Quzaḥ ; c’est le lieu de station, et tout Jamʿ est un lieu de station. »

Il se mit ensuite en marche. Lorsqu’il parvint à Muḥassir, il frappa sa chamelle ; elle prit le trot jusqu’à ce qu’elle eût traversé la vallée. Puis il la retint et fit monter al-Faḍl en croupe derrière lui. Il poursuivit jusqu’à la Ǧamrah et la lapida. Il vint ensuite au lieu du sacrifice et dit : « Ceci est le lieu du sacrifice, et tout Minā est un lieu de sacrifice. »

Puis une jeune femme de Khathʿam vint à lui et dit : « Mon père est un vieillard tombé en sénilité ; l’obligation du Ḥajj imposée par Allah l’a atteint. Serait-il valable que j’accomplisse le Ḥajj à sa place ? » Il dit : « Oui ; acquitte le Ḥajj pour ton père. » Il tourna alors le cou d’al-Faḍl. Al-ʿAbbās lui dit : « Ô Messager d’Allah, qu’as-tu à tourner le cou de ton cousin ? » Il répondit : « J’ai vu un jeune homme et une jeune femme, et j’ai craint que le Diable ne les tente. »

Un homme vint à lui et dit : « J’ai accompli le ṭawāf de l’ifāḍah avant de me raser la tête. » Il dit : « Rase-toi la tête ou raccourcis tes cheveux ; il n’y a pas de mal. »

Puis il vint à Zamzam et dit : « Ô Banū ʿAbd al-Muṭṭalib, c’est votre charge de donner à boire. Si je ne craignais que les gens ne vous la ravissent, j’aurais moi-même puisé. »