Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 647
‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, m’a dit : « J’avais auprès du Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, un rang que personne parmi les créatures n’avait. Je venais à lui chaque matin avant l’aube et je le saluais jusqu’à ce qu’il s’éclaircisse la gorge. »
« Une nuit, je suis venu et je l’ai salué, et j’ai dit : “Que la paix soit sur toi, ô Prophète d’Allah.” Il a dit : “Doucement, ô Abou al-Hasan, jusqu’à ce que je sorte vers toi.” »
« Quand il est sorti vers moi, j’ai dit : “Ô Prophète d’Allah, quelqu’un t’a-t-il mis en colère ?” Il a dit : “Non.” J’ai dit : “Qu’as-tu à ne pas me parler dans le passé, alors que tu m’as parlé cette nuit ?” »
« Il a dit : “J’ai entendu dans la chambre un bruit, et j’ai dit : ‘Qui est-ce ?’ Il a dit : ‘C’est moi, Jibril.’ J’ai dit : ‘Entre.’ Il a dit : ‘Non, sors vers moi.’ Quand je suis sorti, il a dit : ‘Il y a dans ta maison une chose dans laquelle aucun ange n’entre tant qu’elle s’y trouve.’ J’ai dit : ‘Je ne la connais pas, ô Jibril.’ Il a dit : ‘Va et regarde.’ »
« J’ai alors ouvert la maison et je n’y ai rien trouvé d’autre qu’un chiot avec lequel al-Hasan jouait. J’ai dit : ‘Je n’ai trouvé qu’un chiot.’ Il a dit : ‘Ce sont trois choses : aucun ange n’y entrera jamais tant que l’une d’elles s’y trouve : un chien, un état d’impureté majeure, ou l’image d’un être doté d’une âme. »