Zād al-Maʿād — chapitre pilote
زاد المعاد في هدي خير العباد
Ibn Qayyim al-Jawziyya (m. 751 H)
Édition Mu'assasat al-Risala, 27e éd. 1415 H / 1994 — ablutions, mas-h, tayammum, prière (tome 1, p. 183–203)
13 passages dans cette version.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في خطبته
V01P183 · lignes 2658–2661وكان يقصر خطبته أحيانا، ويطيلها أحيانا بحسب حاجة الناس. وكانت خطبته العارضة أطول من خطبته الراتبة. وكان يخطب النساء على حدة في الأعياد، ويحرضهن على الصدقة، والله أعلم.
Il lui arrivait parfois d’abréger son sermon et parfois de le prolonger, selon les besoins des gens. Le sermon qu’il prononçait à l’occasion d’un événement était plus long que son sermon habituel. Lors des fêtes, il adressait séparément un sermon aux femmes et les encourageait à faire l’aumône. Et Allah sait mieux.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الوضوء
V01P183–V01P185 · lignes 2662–2690فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الوضوء
كان صلى الله عليه وسلم يتوضأ لكل صلاة في غالب أحيانه، وربما صلى الصلوات بوضوء واحد. وكان يتوضأ بالمد تارة، وبثلثيه تارة، وبأزيد منه تارة، وذلك نحو أربع أواق بالدمشقي إلى أوقيتين وثلاث. وكان من أيسر الناس صبا لماء الوضوء، وكان يحذر أمته من الإسراف فيه، وأخبر أنه يكون في أمته من يعتدي في الطهور وقال: ( «إن للوضوء شيطانا يقال له الولهان فاتقوا وسواس الماء» ) .
«ومر على سعد وهو يتوضأ فقال له: (لا تسرف في الماء، فقال: وهل في الماء من إسراف؟ قال: نعم، وإن كنت على نهر جار» ) .
وصح عنه أنه توضأ مرة مرة، ومرتين مرتين، وثلاثا ثلاثا، وفي بعض الأعضاء مرتين وبعضها ثلاثا.
وكان يتمضمض ويستنشق، تارة بغرفة، وتارة بغرفتين، وتارة بثلاث. وكان يصل بين المضمضة والاستنشاق، فيأخذ نصف الغرفة لفمه ونصفها لأنفه، ولا يمكن في الغرفة إلا هذا، وأما الغرفتان والثلاث فيمكن فيهما الفصل والوصل، إلا أن هديه صلى الله عليه وسلم كان الوصل بينهما، كما في " الصحيحين " من حديث عبد الله بن زيد «أن رسول الله صلى الله عليه وسلم (تمضمض واستنشق من كف واحدة، فعل ذلك ثلاثا» ) وفي لفظ: ( «تمضمض واستنثر بثلاث غرفات» ) فهذا أصح ما روي في المضمضة والاستنشاق، ولم يجئ الفصل بين المضمضة والاستنشاق في حديث صحيح البتة، لكن في حديث طلحة بن مصرف عن أبيه عن جده: ( «رأيت النبي صلى الله عليه وسلم يفصل بين المضمضة والاستنشاق» ) ولكن لا يروى إلا عن طلحة عن أبيه عن جده ولا يعرف لجده صحبة.
وكان يستنشق بيده اليمنى ويستنثر باليسرى، وكان يمسح رأسه كله، وتارة يقبل بيديه ويدبر، وعليه يحمل حديث من قال: مسح برأسه مرتين.
Chapitre sur la manière dont le Prophète ﷺ accomplissait les ablutions
Il ﷺ faisait ses ablutions pour chaque prière dans la plupart des cas, et il lui arrivait de prier plusieurs prières avec les mêmes ablutions. Il faisait ses ablutions tantôt avec un mudd, tantôt avec deux tiers [de mudd], tantôt avec davantage, soit environ quatre onces au poids damascain jusqu’à deux onces et trois. Il comptait parmi ceux qui utilisaient le moins d’eau pour les ablutions, il mettait sa communauté en garde contre le gaspillage à cet égard, il informa qu’il y aurait dans sa communauté des gens qui transgresseraient dans la purification, et il dit : « Les ablutions ont un démon appelé al-Walhan, gardez-vous donc des insufflations obsessionnelles liées à l’eau. »
Il passa près de Sa‘d alors qu’il faisait ses ablutions et lui dit : « Ne gaspille pas l’eau. » Il dit : « Y a-t-il du gaspillage dans [l’usage de] l’eau ? » Il dit : « Oui, même si tu te trouves au bord d’un fleuve qui coule. »
Il est authentiquement établi qu’il accomplissait parfois les ablutions en lavant chaque membre une fois, parfois deux fois, parfois trois fois ; il lui arrivait aussi d’en laver certains deux fois et d’autres trois fois.
Il se rinçait la bouche et aspirait l’eau dans le nez, tantôt avec une poignée, tantôt avec deux poignées et tantôt avec trois. Il joignait le rinçage de la bouche et l’aspiration nasale : il prenait la moitié de la poignée pour sa bouche et l’autre moitié pour son nez, et avec une seule poignée on ne peut faire que cela ; quant à deux poignées et trois, la séparation et la jonction y sont possibles, mais la manière dont le Prophète ﷺ accomplissait [cet acte] était de les joindre, comme [il est rapporté] dans les deux Ṣaḥīḥ d’après le hadith de ‘Abd Allah ibn Zayd : « Le Messager d’Allah ﷺ se rinça la bouche et aspira l’eau dans le nez à partir d’une seule paume, et fit cela trois fois », et dans une version : « il se rinça la bouche et rejeta l’eau de son nez avec trois poignées ». C’est ce qui a été rapporté de plus authentique au sujet du rinçage de la bouche et de l’aspiration nasale, et la séparation entre le rinçage de la bouche et l’aspiration nasale n’est venue dans aucun hadith authentique, mais dans le hadith de Ṭalḥa ibn Muṣarrif d’après son père d’après son grand-père : « J’ai vu le Prophète ﷺ séparer le rinçage de la bouche et l’aspiration nasale », mais il n’est rapporté que par Ṭalḥa d’après son père d’après son grand-père, et on ne sait pas que son grand-père ait été Compagnon.
Il aspirait l’eau dans le nez avec la main droite et la rejetait avec la gauche, il essuyait toute sa tête, et tantôt il avançait ses deux mains puis les reculait, et c’est en ce sens qu’il faut comprendre le hadith de celui qui a dit : il a essuyé sa tête deux fois.
Notes du traducteur
- Le texte arabe dit littéralement « jusqu’à deux onces et trois », sans préciser l’unité ou la fraction que désigne « trois » ; la traduction conserve cette incertitude sans la compléter.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الوضوء
V01P185–V01P187 · lignes 2691–2721والصحيح أنه لم يكرر مسح رأسه، بل كان إذا كرر غسل الأعضاء أفرد مسح الرأس، هكذا جاء عنه صريحا، ولم يصح عنه صلى الله عليه وسلم خلافه البتة، بل ما عدا هذا إما صحيح غير صريح كقول الصحابي: توضأ ثلاثا ثلاثا، وكقوله: مسح برأسه مرتين، وإما صريح غير صحيح، كحديث ابن البيلماني عن أبيه عن عمر، «أن النبي صلى الله عليه وسلم قال: (من توضأ فغسل كفيه ثلاثا) ثم قال: (ومسح برأسه ثلاثا» ) وهذا لا يحتج به، وابن البيلماني وأبوه مضعفان، وإن كان الأب أحسن حالا، وكحديث عثمان الذي رواه أبو داود، «أنه صلى الله عليه وسلم (مسح رأسه ثلاثا» )
وقال أبو داود: أحاديث عثمان الصحاح كلها تدل على أن مسح الرأس مرة، ولم يصح عنه في حديث واحد أنه اقتصر على مسح بعض رأسه البتة، ولكن كان إذا مسح بناصيته كمل على العمامة.
فأما حديث أنس الذي رواه أبو داود: ( «رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم يتوضأ وعليه عمامة قطرية، فأدخل يده من تحت العمامة فمسح مقدم رأسه ولم ينقض العمامة» ) فهذا مقصود أنس به أن النبي صلى الله عليه وسلم لم ينقض عمامته حتى يستوعب مسح الشعر كله، ولم ينف التكميل على العمامة، وقد أثبته المغيرة بن شعبة وغيره، فسكوت أنس عنه لا يدل على نفيه.
ولم يتوضأ صلى الله عليه وسلم إلا تمضمض واستنشق، ولم يحفظ عنه أنه أخل به مرة واحدة، وكذلك كان وضوءه مرتبا متواليا لم يخل به مرة واحدة البتة، وكان يمسح على رأسه تارة، وعلى العمامة تارة، وعلى الناصية والعمامة تارة.
وأما اقتصاره على الناصية مجردة فلم يحفظ عنه كما تقدم. وكان يغسل رجليه إذا لم يكونا في خفين ولا جوربين، ويمسح عليهما إذا كانا في الخفين أو الجوربين. وكان يمسح أذنيه مع رأسه، وكان يمسح ظاهرهما وباطنهما، ولم يثبت عنه أنه أخذ لهما ماء جديدا، وإنما صح ذلك عن ابن عمر.
ولم يصح عنه في مسح العنق حديث البتة، ولم يحفظ عنه أنه كان يقول على وضوئه شيئا غير التسمية، وكل حديث في أذكار الوضوء الذي يقال عليه فكذب مختلق لم يقل رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئا منه، ولا علمه لأمته، ولا ثبت عنه غير التسمية في أوله، وقوله: ( «أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، اللهم اجعلني من التوابين، واجعلني من المتطهرين» ) في آخره.
L’avis le plus juste est qu’il ne répétait pas l’essuyage de la tête : même lorsqu’il répétait le lavage des autres membres, il n’essuyait la tête qu’une seule fois. C’est ainsi que cela a été rapporté de lui de manière explicite, et le contraire n’a nullement été authentiquement établi de lui ﷺ. Les récits qui semblent indiquer le contraire sont soit authentiques mais non explicites, comme la formulation du Compagnon : « il fit ses ablutions trois fois trois fois », et comme sa parole : « il essuya sa tête deux fois », soit explicite mais non authentique, comme le hadith d’Ibn al-Baylamânî d’après son père d’après ʿUmar : « Le Prophète ﷺ a dit : (Quiconque fait ses ablutions et lave ses mains trois fois) puis il a dit : (et il a essuyé sa tête trois fois »). Ce récit ne peut servir de preuve : Ibn al-Baylamânî et son père sont tous deux considérés comme faibles, même si le père est moins faible. Il en est de même du hadith de ʿUthmân rapporté par Abû Dâwûd : « il ﷺ (essuya sa tête trois fois »).
Abû Dâwûd a dit : Tous les hadiths authentiques de ʿUthmân indiquent que l’essuyage de la tête se fait une fois. Et il n’a été authentiquement établi de lui, dans aucun hadith, qu’il se soit limité à essuyer une partie de sa tête, en aucune façon ; mais lorsqu’il essuyait sa mèche de devant, il complétait sur le turban.
Quant au hadith d’Anas rapporté par Abû Dâwûd : (« J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions alors qu’il portait un turban qatarien ; il introduisit sa main sous le turban, essuya le devant de sa tête et ne défit pas le turban »), Anas voulait dire par là que le Prophète ﷺ n’a pas défait son turban pour englober par l’essuyage l’ensemble de la chevelure, sans exclure qu’il ait complété l’essuyage sur le turban. Or al-Mughîra ibn Shuʿba et d’autres l’ont affirmé ; le silence d’Anas à ce sujet n’indique donc pas sa négation.
Il ﷺ ne faisait jamais ses ablutions sans se rincer la bouche et aspirer l’eau dans le nez, et il n’a pas été retenu de lui qu’il ait omis cela une seule fois. De même, ses ablutions étaient ordonnées et enchaînées, et il ne s’en est jamais écarté une seule fois, en aucune façon. Tantôt il essuyait sur sa tête, tantôt sur le turban, tantôt sur la mèche de devant et le turban.
Quant au fait de se limiter à la mèche de devant seule, cela n’a pas été retenu de lui, comme cela a précédé. Il lavait ses pieds lorsqu’ils n’étaient pas dans des khuffs ni dans des chaussettes, et il essuyait sur eux lorsqu’ils étaient dans des khuffs ou des chaussettes. Il essuyait ses oreilles avec sa tête, et il essuyait leur extérieur et leur intérieur. Et il n’a pas été établi de lui qu’il ait pris pour elles une eau nouvelle ; cela n’a été authentiquement établi que d’Ibn ʿUmar.
Et il n’a été authentiquement établi de lui aucun hadith au sujet de l’essuyage du cou, en aucune façon. Et il n’a pas été retenu de lui qu’il disait lors de ses ablutions autre chose que la mention du nom d’Allah. Tout hadith relatif aux invocations des ablutions que l’on dirait lors de celles-ci est un mensonge forgé : le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien dit, ne l’a pas enseigné à sa communauté, et il n’a été établi de lui que la mention du nom d’Allah au début, et sa parole : (« J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, seul sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ô Allah, fais-moi parmi ceux qui se repentent et fais-moi parmi ceux qui se purifient ») à la fin.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الوضوء
V01P187–V01P190 · lignes 2722–2752وفي حديث آخر في " سنن النسائي " مما يقال بعد الوضوء أيضا: ( «سبحانك اللهم وبحمدك، أشهد أن لا إله إلا أنت، أستغفرك وأتوب إليك» )
ولم يكن يقول في أوله: نويت رفع الحدث ولا استباحة الصلاة، لا هو ولا أحد من أصحابه البتة، ولم يرو عنه في ذلك حرف واحد، لا بإسناد صحيح ولا ضعيف، ولم يتجاوز الثلاث قط، وكذلك لم يثبت عنه أنه تجاوز المرفقين والكعبين، ولكن أبو هريرة كان يفعل ذلك ويتأول حديث إطالة الغرة. وأما حديث أبي هريرة في صفة وضوء النبي صلى الله عليه وسلم أنه غسل يديه حتى أشرع في العضدين ورجليه حتى أشرع في الساقين، فهو إنما يدل على إدخال المرفقين والكعبين في الوضوء، ولا يدل على مسألة الإطالة.
ولم يكن رسول الله صلى الله عليه وسلم يعتاد تنشيف أعضائه بعد الوضوء، ولا صح عنه في ذلك حديث البتة، بل الذي صح عنه خلافه، وأما حديث عائشة: ( «كان للنبي صلى الله عليه وسلم خرقة ينشف بها بعد الوضوء» ) وحديث معاذ بن جبل: ( «رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا توضأ مسح على وجهه بطرف ثوبه» ) فضعيفان لا يحتج بمثلهما، في الأول سليمان بن أرقم - متروك -، وفي الثاني عبد الرحمن بن زياد بن أنعم الأفريقي - ضعيف - قال الترمذي: ولا يصح عن النبي صلى الله عليه وسلم في هذا الباب شيء.
ولم يكن من هديه صلى الله عليه وسلم أن يصب عليه الماء كلما توضأ، ولكن تارة يصب على نفسه، وربما عاونه من يصب عليه أحيانا لحاجة، كما في " الصحيحين " «عن المغيرة بن شعبة، أنه (صب عليه في السفر لما توضأ» )
( «وكان يخلل لحيته» ) أحيانا، ولم يكن يواظب على ذلك. وقد اختلف أئمة الحديث فيه، فصحح الترمذي وغيره أنه صلى الله عليه وسلم ( «كان يخلل لحيته» ) وقال أحمد وأبو زرعة: لا يثبت في تخليل اللحية حديث.
وكذلك تخليل الأصابع لم يكن يحافظ عليه، وفي " السنن " عن المستورد بن شداد: ( «رأيت النبي صلى الله عليه وسلم إذا توضأ يدلك أصابع رجليه بخنصره» ) ، وهذا إن ثبت عنه فإنما كان يفعله أحيانا، ولهذا لم يروه الذين اعتنوا بضبط وضوئه كعثمان وعلي وعبد الله بن زيد والربيع وغيرهم، على أن في إسناده عبد الله بن لهيعة.
Et dans un autre hadith, dans les Sunan d’an-Nasa’i, parmi ce qui se dit également après les ablutions : « Gloire à Toi, ô Allah, et par Ta louange, j’atteste qu’il n’y a de divinité que Toi, je Te demande pardon et je me repens à Toi. »
Au début des ablutions, il ne disait pas : « J’ai l’intention de lever l’état d’impureté rituelle » ni : « de me rendre la prière permise ». Ni lui ni aucun de ses Compagnons ne prononçait de telles formules. Il n’en a été rapporté de lui aucune expression, ni par une chaîne authentique ni par une chaîne faible. Il ne dépassait jamais trois lavages. Et de même, il n’a pas été établi de lui qu’il dépassa les coudes et les chevilles, mais Abu Hurayra faisait cela et interprétait le hadith de l’allongement de la marque lumineuse. Quant au hadith d’Abu Hurayra décrivant les ablutions du Prophète ﷺ, selon lequel il lava ses bras jusqu’à entamer le haut des bras et ses pieds jusqu’à entamer les jambes, il indique seulement l’inclusion des coudes et des chevilles dans les ablutions, et n’indique pas la question de l’allongement.
Le Messager d’Allah ﷺ n’avait pas pour habitude de se sécher les membres après les ablutions, et il n’a été authentifié de lui à ce sujet absolument aucun hadith, bien au contraire ce qui a été authentifié de lui est le contraire. Quant au hadith de ‘Aïcha : « Le Prophète ﷺ avait un morceau d’étoffe avec lequel il se séchait après les ablutions », et au hadith de Mu‘adh ibn Jabal : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ, lorsqu’il faisait ses ablutions, s’essuyer le visage avec le pan de son vêtement », ce sont deux hadiths faibles dont on ne peut se servir comme preuve ; dans le premier figure Sulayman ibn Arqam — délaissé —, et dans le second ‘Abd ar-Rahman ibn Ziyad ibn An‘um al-Ifriqi — faible —. At-Tirmidhi a dit : et il n’est rien d’authentique du Prophète ﷺ dans ce chapitre.
Le Prophète ﷺ n’avait pas pour habitude qu’on lui verse l’eau à chaque ablution, mais tantôt il se versait l’eau lui-même, et parfois quelqu’un l’aidait en lui versant l’eau pour un besoin, comme dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après al-Mughira ibn Shu‘ba, qu’il versa sur lui l’eau en voyage lorsqu’il fit ses ablutions.
Il lui arrivait de passer ses doigts à travers sa barbe, et il ne le faisait pas avec assiduité. Les imams du hadith ont divergé à ce sujet : at-Tirmidhi et d’autres ont déclaré authentique que le Prophète ﷺ passait ses doigts dans sa barbe, tandis qu’Ahmad et Abu Zur‘a ont dit : aucun hadith n’est établi concernant le passage des doigts dans la barbe.
De même, il ne pratiquait pas systématiquement le passage des doigts entre les doigts et les orteils, et dans les Sunan, d’après al-Mustawrid ibn Shaddad : « J’ai vu le Prophète ﷺ, lorsqu’il faisait ses ablutions, frotter les orteils avec son auriculaire », et si cela est établi de lui, il ne le faisait que parfois, et c’est pourquoi ceux qui se sont attachés à rapporter ses ablutions avec précision, comme ‘Uthman, ‘Ali, ‘Abd Allah ibn Zayd, ar-Rabi‘ et d’autres, ne l’ont pas rapporté, d’autant que dans sa chaîne figure ‘Abd Allah ibn Lahi‘a.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الوضوء
V01P190–V01P191 · lignes 2753–2757وأما تحريك خاتمه، فقد روي فيه حديث ضعيف من رواية معمر بن محمد بن عبيد الله بن أبي رافع، عن أبيه عن جده، أن النبي صلى الله عليه وسلم ( «كان إذا توضأ حرك خاتمه» ) ، ومعمر وأبوه ضعيفان، ذكر ذلك الدارقطني.
Quant au fait de faire bouger sa bague, on rapporte à ce sujet un hadith faible transmis par Muʿammar ibn Muḥammad ibn ʿUbayd Allāh ibn Abī Rāfiʿ, d’après son père, d’après son grand-père : le Prophète ﷺ « faisait bouger sa bague lorsqu’il accomplissait ses ablutions ». Muʿammar et son père sont tous deux considérés comme faibles ; al-Dāraquṭnī l’a mentionné.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في المسح على الخفين
V01P191 · lignes 2758–2771فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في المسح على الخفين
صح عنه أنه مسح في الحضر والسفر، ولم ينسخ ذلك حتى توفي، ووقت للمقيم يوما وليلة، وللمسافر ثلاثة أيام ولياليهن في عدة أحاديث حسان وصحاح، وكان يمسح ظاهر الخفين، ولم يصح عنه مسح أسفلهما إلا في حديث منقطع. والأحاديث الصحيحة على خلافه، ومسح على الجوربين والنعلين، ومسح على العمامة مقتصرا عليها ومع الناصية، وثبت عنه ذلك فعلا وأمرا في عدة أحاديث، لكن في قضايا أعيان يحتمل أن تكون خاصة بحال الحاجة والضرورة، ويحتمل العموم كالخفين وهو أظهر والله أعلم.
ولم يكن يتكلف ضد حاله التي عليها قدماه، بل إن كانتا في الخف مسح عليهما ولم ينزعهما، وإن كانتا مكشوفتين غسل القدمين ولم يلبس الخف ليمسح عليه، وهذا أعدل الأقوال في مسألة الأفضل من المسح والغسل، قاله شيخنا، والله أعلم.
Chapitre sur la manière dont le Prophète ﷺ accomplissait l’essuyage rituel sur les khuffs.
Il est authentiquement établi qu’il pratiquait cet essuyage en résidence comme en voyage, et que cela ne fut pas abrogé jusqu’à sa mort. Il a fixé pour le résident un jour et une nuit, et pour le voyageur trois jours et leurs nuits, dans plusieurs hadiths bons et authentiques. Il essuyait le dessus des khuffs, et il n’est pas authentiquement rapporté de lui qu’il ait essuyé leur dessous, sauf dans un hadith interrompu ; les hadiths authentiques sont contraires à cela. Il essuyait également sur les chaussettes et les sandales. Il essuyait parfois le turban seul, et parfois la mèche frontale avec le turban. Cela est établi de lui, par ses actes comme par ses ordres, dans plusieurs hadiths. Ces récits concernent toutefois des situations particulières : il est possible qu’ils soient propres aux cas de besoin et de nécessité, comme il est possible qu’ils aient une portée générale, à l’instar des khuffs. Cette seconde interprétation paraît la plus forte. Et Allah sait mieux.
Il ne se contraignait pas à changer l’état dans lequel se trouvaient ses pieds : s’ils étaient chaussés de khuffs, il essuyait dessus sans les retirer ; s’ils étaient découverts, il les lavait sans enfiler des khuffs uniquement pour pouvoir les essuyer. Telle est l’opinion la plus équilibrée dans la question de ce qui est préférable entre l’essuyage et le lavage ; c’est ce qu’a dit notre cheikh, et Allah sait mieux.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في التيمم
V01P191–V01P193 · lignes 2772–2795فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في التيمم
( «كان صلى الله عليه وسلم يتيمم بضربة واحدة للوجه والكفين» ) ولم يصح عنه أنه تيمم بضربتين ولا إلى المرفقين.
قال الإمام أحمد: من قال إن التيمم إلى المرفقين فإنما هو شيء زاده من عنده. وكذلك كان يتيمم بالأرض التي يصلي عليها ترابا كانت أو سبخة أو رملا. وصح عنه أنه قال: ( «حيثما أدركت رجلا من أمتي الصلاة فعنده مسجده وطهوره» ) وهذا نص صريح في أن من أدركته الصلاة في الرمل فالرمل له طهور. ولما سافر هو وأصحابه في غزوة تبوك قطعوا تلك الرمال في طريقهم وماؤهم في غاية القلة، ولم يرو عنه أنه حمل معه التراب ولا أمر به، ولا فعله أحد من أصحابه، مع القطع بأن في المفاوز الرمال أكثر من التراب، وكذلك أرض الحجاز وغيره، ومن تدبر هذا قطع بأنه كان يتيمم بالرمل والله أعلم، وهذا قول الجمهور.
وأما ما ذكر في صفة التيمم من وضع بطون أصابع يده اليسرى على ظهور اليمنى، ثم إمرارها إلى المرفق، ثم إدارة بطن كفه على بطن الذراع وإقامة إبهامه اليسرى كالمؤذن إلى أن يصل إلى إبهامه اليمنى فيطبقها عليها، فهذا مما يعلم قطعا أن النبي صلى الله عليه وسلم لم يفعله، ولا علمه أحدا من أصحابه، ولا أمر به، ولا استحسنه، وهذا هديه، إليه التحاكم، وكذلك لم يصح عنه التيمم لكل صلاة، ولا أمر به، بل أطلق التيمم وجعله قائما مقام الوضوء، وهذا يقتضي أن يكون حكمه حكمه، إلا فيما اقتضى الدليل خلافه.
Chapitre sur la manière dont le Prophète ﷺ accomplissait le tayammum
« Le Prophète ﷺ accomplissait le tayammum d’un seul coup pour le visage et les mains. » Et il n’a pas été authentiquement établi de lui qu’il ait accompli le tayammum en deux coups, ni jusqu’aux coudes.
L’imam Ahmad a dit : « Celui qui dit que le tayammum se fait jusqu’aux coudes, cela n’est qu’un ajout de sa propre initiative. » De même, il accomplissait le tayammum avec la terre sur laquelle il priait, qu’elle fût poussière, sol salé ou sable. Et il a été authentiquement établi de lui qu’il a dit : « Partout où l’heure de la prière surprend un homme de ma communauté, il dispose là même de son lieu de prière et de son moyen de purification. » Ceci est un texte explicite selon lequel celui que l’heure de la prière surprend sur du sable, le sable est pour lui un moyen de purification. Et lorsqu’il voyagea, lui et ses compagnons, lors de l’expédition de Tabuk, ils traversèrent ces sables sur leur route alors que leur eau était extrêmement rare, et il n’a pas été rapporté de lui qu’il ait emporté de la poussière avec lui, ni qu’il l’ait ordonné, ni que l’un de ses compagnons l’ait fait, alors qu’il est certain que dans les déserts les sables sont plus abondants que la poussière. Il en est de même de la terre du Hijaz et d’autres contrées. Celui qui médite cela tient pour certain qu’il accomplissait le tayammum avec le sable, et Allah sait mieux, et c’est l’avis de la majorité.
Quant à ce qui a été mentionné au sujet de la description du tayammum — poser l’intérieur des doigts de sa main gauche sur le dos de la droite, puis les faire passer jusqu’au coude, puis faire tourner l’intérieur de sa paume sur l’intérieur de l’avant-bras, et dresser son pouce gauche comme le muezzin jusqu’à parvenir à son pouce droit, puis l’appliquer dessus —, cela fait partie de ce dont on sait avec certitude que le Prophète ﷺ ne l’a pas fait, ne l’a enseigné à aucun de ses compagnons, ne l’a pas ordonné et ne l’a pas jugé bon. Telle est sa pratique ; c’est elle qui fait autorité en la matière. De même, il n’a pas été authentiquement établi de lui qu’il accomplissait le tayammum pour chaque prière, ni qu’il l’ait ordonné ; il a au contraire prescrit le tayammum sans le limiter à chaque prière et l’a établi comme substitut aux ablutions. Son statut est donc celui des ablutions, sauf lorsqu’une preuve établit une exception.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
V01P193–V01P194 · lignes 2796–2823فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
كان صلى الله عليه وسلم إذا قام إلى الصلاة قال " الله أكبر " ولم يقل شيئا قبلها، ولا تلفظ بالنية البتة، ولا قال أصلي لله صلاة كذا مستقبل القبلة أربع ركعات إماما أو مأموما، ولا قال أداء ولا قضاء ولا فرض الوقت، وهذه عشر بدع لم ينقل عنه أحد قط بإسناد صحيح ولا ضعيف، ولا مسند ولا مرسل لفظة واحدة منها البتة، بل ولا عن أحد من أصحابه، ولا استحسنه أحد من التابعين ولا الأئمة الأربعة، وإنما غر بعض المتأخرين قول الشافعي رضي الله عنه في الصلاة: إنها ليست كالصيام، ولا يدخل فيها أحد إلا بذكر، فظن أن الذكر تلفظ المصلي بالنية، وإنما أراد الشافعي رحمه الله بالذكر تكبيرة الإحرام ليس إلا، وكيف يستحب الشافعي أمرا لم يفعله النبي صلى الله عليه وسلم في صلاة واحدة، ولا أحد من خلفائه وأصحابه، وهذا هديهم وسيرتهم، فإن أوجدنا أحد حرفا واحدا عنهم في ذلك قبلناه وقابلناه بالتسليم والقبول، ولا هدي أكمل من هديهم، ولا سنة إلا ما تلقوه عن صاحب الشرع صلى الله عليه وسلم.
وكان دأبه في إحرامه لفظة (الله أكبر) لا غيرها، ولم ينقل أحد عنه سواها.
( «وكان يرفع يديه معها ممدودة الأصابع مستقبلا بها القبلة إلى فروع أذنيه» ) وروي: إلى منكبيه فأبو حميد الساعدي ومن معه قالوا: حتى يحاذي بهما المنكبين، وكذلك قال ابن عمر. وقال وائل بن حجر: إلى حيال أذنيه. وقال البراء: قريبا من أذنيه. وقيل: هو من العمل المخير فيه، وقيل: كان أعلاها إلى فروع أذنيه وكفاه إلى منكبيه، فلا يكون اختلافا، ولم يختلف عنه في محل هذا الرفع.
ثم يضع اليمنى على ظهر اليسرى.
وكان يستفتح تارة ب ( «اللهم باعد بيني وبين خطاياي كما باعدت بين المشرق والمغرب، اللهم اغسلني من خطاياي بالماء والثلج والبرد، اللهم نقني من الذنوب والخطايا كما ينقى الثوب الأبيض من الدنس» )
Chapitre sur la manière dont le Prophète ﷺ accomplissait la prière
Lorsque le Prophète ﷺ se levait pour la prière, il disait : « Allah est le Plus Grand », et il ne disait rien avant cela, ni ne formulait verbalement l’intention en aucune façon, ni ne disait : je prie pour Allah telle prière, tourné vers la qibla, de quatre unités de prière, en imam ou en fidèle priant derrière un imam, ni : « accomplie dans son temps », ni : « en rattrapage », ni : « la prière obligatoire du moment ». Ce sont là dix innovations dont personne n’a rapporté de lui une seule expression, absolument, ni par une chaîne de transmission authentique ni faible, ni en musnad ni en mursal, ni même d’aucun de ses Compagnons, et aucun des Suivants ni des quatre imams ne l’a jugée bonne. Certains auteurs tardifs ont été induits en erreur par une parole d’al-Shāfiʿī, qu’Allah l’agrée, au sujet de la prière : « Elle n’est pas comme le jeûne ; nul n’y entre sans une formule de rappel. » Ils ont cru que cette « formule » désignait le fait de verbaliser l’intention. Or al-Shāfiʿī, qu’Allah lui fasse miséricorde, ne visait par là que le takbîr d’entrée en prière, rien d’autre. Et comment al-Châfi‘î recommanderait-il une chose que le Prophète ﷺ n’a faite dans aucune prière, ni aucun de ses califes et de ses Compagnons ? Telle était leur voie et leur conduite : si quelqu’un nous apporte d’eux une seule lettre à ce sujet, nous l’accepterons et nous l’accueillerons avec soumission et acceptation. Nulle voie n’est plus parfaite que la leur, et il n’y a de sunna que ce qu’ils ont reçu du Messager qui a transmis la Loi ﷺ.
Lorsqu’il entrait en prière, il disait toujours uniquement : « Allah est le Plus Grand » ; personne n’a rapporté de lui une autre formule.
« Il levait les mains en même temps, les doigts étendus, tournées vers la qibla, jusqu’au haut de ses oreilles. » Et il a été rapporté : jusqu’à ses épaules. Ainsi Abû Humayd al-Sâ‘idî et ceux qui étaient avec lui ont dit : jusqu’à ce qu’elles soient à hauteur des épaules, et Ibn ‘Umar a dit de même. Wâ’il ibn Hujr a dit : à hauteur de ses oreilles. Al-Barâ’ a dit : près de ses oreilles. Et il a été dit : cela fait partie des actes où l’on a le choix ; et il a été dit : le bout de ses doigts arrivait au haut de ses oreilles tandis que ses paumes étaient à hauteur de ses épaules, de sorte qu’il n’y a pas de contradiction, et il n’y a pas de divergence rapportée de lui quant à l’emplacement de cette levée.
Puis il posait la droite sur le dos de la gauche.
Et parfois il ouvrait la prière par : « Ô Allah, éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre l’orient et l’occident, ô Allah, lave-moi de mes fautes avec l’eau, la neige et la grêle, ô Allah, purifie-moi des péchés et des fautes comme le vêtement blanc est purifié de la souillure. »
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
V01P194–V01P197 · lignes 2824–2858وتارة يقول: ( «وجهت وجهي للذي فطر السماوات والأرض حنيفا مسلما وما أنا من المشركين، إن صلاتي ونسكي ومحياي ومماتي لله رب العالمين، لا شريك له وبذلك أمرت وأنا أول المسلمين، اللهم أنت الملك لا إله إلا أنت، أنت ربي وأنا عبدك، ظلمت نفسي واعترفت بذنبي، فاغفر لي ذنوبي جميعها، إنه لا يغفر الذنوب إلا أنت، واهدني لأحسن الأخلاق لا يهدي لأحسنها إلا أنت، واصرف عني سيئ الأخلاق لا يصرف عني سيئها إلا أنت، لبيك وسعديك، والخير كله بيديك، والشر ليس إليك، أنا بك وإليك، تباركت وتعاليت، أستغفرك وأتوب إليك» )
ولكن المحفوظ أن هذا الاستفتاح إنما كان يقوله في قيام الليل.
وتارة يقول: ( «اللهم رب جبرائيل وميكائيل وإسرافيل، فاطر السماوات والأرض، عالم الغيب والشهادة، أنت تحكم بين عبادك فيما كانوا فيه يختلفون، اهدني لما اختلف فيه من الحق بإذنك، إنك تهدي من تشاء إلى صراط مستقيم» ) .
وتارة يقول: ( «اللهم لك الحمد، أنت نور السماوات والأرض ومن فيهن» . . .) الحديث. وسيأتي في بعض طرقه الصحيحة عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه كبر ثم قال ذلك.
وتارة يقول: ( «الله أكبر الله أكبر الله أكبر، الحمد لله كثيرا، الحمد لله كثيرا، الحمد لله كثيرا، وسبحان الله بكرة وأصيلا، سبحان الله بكرة وأصيلا، سبحان الله بكرة وأصيلا، اللهم إني أعوذ بك من الشيطان الرجيم، من همزه ونفخه ونفثه» .) .
وتارة يقول: ( «الله أكبر، عشر مرات، ثم يسبح عشر مرات، ثم يحمد عشرا، ثم يهلل عشرا، ثم يستغفر عشرا، ثم يقول: اللهم اغفر لي واهدني وارزقني وعافني، عشرا ثم يقول: " اللهم إني أعوذ بك من ضيق المقام يوم القيامة، عشرا» .
فكل هذه الأنواع صحت عنه صلى الله عليه وسلم) .
وروي عنه أنه ( «كان يستفتح بسبحانك اللهم وبحمدك، وتبارك اسمك، وتعالى جدك، ولا إله غيرك» ) ذكر ذلك أهل السنن من حديث علي بن علي الرفاعي، عن أبي المتوكل الناجي، عن أبي سعيد على أنه ربما أرسل.
وقد روي مثله من حديث عائشة رضي الله عنها، والأحاديث التي قبله أثبت منه، ولكن صح عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه أنه كان يستفتح به في مقام النبي صلى الله عليه وسلم ويجهر به ويعلمه الناس، وقال الإمام أحمد: أما أنا فأذهب إلى ما روي عن عمر، ولو أن رجلا استفتح ببعض ما روي عن النبي صلى الله عليه وسلم من الاستفتاح كان حسنا.
Et parfois il disait : « J’ai orienté mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, en pur monothéiste, musulman, et je ne suis pas parmi les associateurs. Certes ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur des mondes, sans associé, c’est à cela qu’il m’a été ordonné et je suis le premier des musulmans. Ô Allah, Tu es le Roi, il n’y a de divinité que Toi, Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur, je me suis fait du tort à moi-même et j’ai reconnu mon péché, pardonne-moi donc tous mes péchés, car nul ne pardonne les péchés si ce n’est Toi, guide-moi vers les meilleurs caractères, nul ne guide vers ce qu’ils ont de meilleur si ce n’est Toi, et détourne de moi leurs mauvais traits, nul n’en détourne ce qu’ils ont de mauvais si ce n’est Toi. Me voici répondant à Ton appel et recherchant Ton aide, tout le bien est entre Tes mains et le mal ne T’est pas attribuable, c’est par Toi que je suis et vers Toi que je me tourne, béni sois-Tu et exalté sois-Tu, je Te demande pardon et je me repens à Toi. »
Cependant, ce qui est établi est que cette invocation d’ouverture, il ne la disait que dans la prière de nuit.
Et parfois il disait : « Ô Allah, Seigneur de Jibrîl, Mîkâ’îl et Isrâfîl, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, c’est Toi qui juges entre Tes serviteurs au sujet de ce en quoi ils divergeaient, guide-moi par Ta permission vers la vérité dans ce qui a fait l’objet de divergence, car Tu guides qui Tu veux vers un droit chemin. »
Et parfois il disait : « Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la lumière des cieux et de la terre et de ceux qui s’y trouvent… » C’est le hadith. Et il sera mentionné, dans certaines de ses voies authentiques d’après Ibn ‘Abbâs, qu’Allah soit satisfait d’eux deux, qu’il prononça le takbîr puis récita cette invocation.
Et parfois il disait : « Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, louange à Allah en abondance, louange à Allah en abondance, louange à Allah en abondance, et gloire à Allah matin et soir, gloire à Allah matin et soir, gloire à Allah matin et soir, ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre Satan le lapidé, contre la folie, l’orgueil et la poésie blâmable qu’il suscite. »
Et parfois il disait : « Allah est le plus grand » dix fois, puis il glorifiait Allah dix fois, puis il louait Allah dix fois, puis il prononçait le tahlîl dix fois, puis il demandait pardon dix fois, puis il disait : « Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi ma subsistance et accorde-moi la santé » dix fois, puis il disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l’étroitesse de la station au Jour de la Résurrection » dix fois.
Or toutes ces formules sont authentiquement établies d’après le Prophète ﷺ.
Et il a été rapporté de lui qu’« il ouvrait sa prière par : Gloire à Toi ô Allah et louange à Toi, béni soit Ton nom, exaltée soit Ta grandeur, et il n’y a de divinité autre que Toi. » Les auteurs des Sunan l’ont mentionné d’après le hadith de ‘Alî ibn ‘Alî ar-Rifâ‘î, d’après Abû al-Mutawakkil an-Nâjî, d’après Abû Sa‘îd, avec une chaîne parfois rapportée sous forme mursal.
Et son équivalent a été rapporté d’après le hadith de ‘Â’isha, qu’Allah soit satisfait d’elle, et les hadiths qui le précèdent sont plus solidement établis que lui. Mais il est authentiquement établi que ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb, qu’Allah soit satisfait de lui, ouvrait sa prière par cette formule à la place où se tenait le Prophète ﷺ, la prononçait à voix haute et l’enseignait aux gens. Et l’imam Aḥmad a dit : Quant à moi, je retiens ce qui a été rapporté d’après ‘Umar, et si un homme ouvrait sa prière par l’une des formules d’ouverture rapportées d’après le Prophète ﷺ, ce serait bien.
Notes du traducteur
- Les termes hamz, nafkh et nafth sont rendus ici selon leur explication traditionnelle dans les transmissions du hadith : folie/crise, orgueil et poésie.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
V01P197–V01P200 · lignes 2859–2897وإنما اختار الإمام أحمد هذا لعشرة أوجه قد ذكرتها في مواضع أخرى.
منها: جهر عمر به يعلمه الصحابة.
ومنها: اشتماله على أفضل الكلام بعد القرآن، فإن أفضل الكلام بعد القرآن سبحان الله، والحمد لله، ولا إله إلا الله، والله أكبر، وقد تضمنها هذا الاستفتاح مع تكبيرة الإحرام.
ومنها: أنه استفتاح أخلص للثناء على الله، وغيره متضمن للدعاء، والثناء أفضل من الدعاء، ولهذا كانت سورة الإخلاص تعدل ثلث القرآن، لأنها أخلصت لوصف الرحمن تبارك وتعالى والثناء عليه، ولهذا كان " سبحان الله والحمد لله ولا إله إلا الله والله أكبر " أفضل الكلام بعد القرآن، فيلزم أن ما تضمنها من الاستفتاحات أفضل من غيره من الاستفتاحات.
ومنها: أن غيره من الاستفتاحات عامتها إنما هي في قيام الليل في النافلة، وهذا كان عمر يفعله ويعلمه الناس في الفرض.
ومنها: أن هذا الاستفتاح إنشاء للثناء على الرب تعالى متضمن للإخبار عن صفات كماله ونعوت جلاله، والاستفتاح ب " وجهت وجهي " إخبار عن عبودية العبد، وبينهما من الفرق ما بينهما.
ومنها: أن من اختار الاستفتاح ب " وجهت وجهي " لا يكمله، وإنما يأخذ بقطعة من الحديث ويذر باقيه، بخلاف الاستفتاح ب (سبحانك اللهم وبحمدك) فإن من ذهب إليه يقوله كله إلى آخره.
(وكان يقول بعد ذلك: أعوذ بالله من الشيطان الرجيم، ثم يقرأ الفاتحة، وكان يجهر ببسم الله الرحمن الرحيم تارة، ويخفيها أكثر مما يجهر بها)
ولا ريب أنه لم يكن يجهر بها دائما في كل يوم وليلة خمس مرات أبدا حضرا وسفرا، ويخفى ذلك على خلفائه الراشدين وعلى جمهور أصحابه وأهل بلده في الأعصار الفاضلة، هذا من أمحل المحال حتى يحتاج إلى التشبث فيه بألفاظ مجملة وأحاديث واهية، فصحيح تلك الأحاديث غير صريح، وصريحها غير صحيح، وهذا موضع يستدعي مجلدا ضخما.
وكانت قراءته مدا يقف عند كل آية ويمد بها صوته. فإذا فرغ من قراءة الفاتحة قال " آمين " فإن كان يجهر بالقراءة رفع بها صوته وقالها من خلفه وكان له سكتتان؛ سكتة بين التكبير والقراءة، وعنها سأله أبو هريرة، واختلف في الثانية؛ فروي أنها بعد الفاتحة. وقيل إنها بعد القراءة وقبل الركوع. وقيل: هي سكتتان غير الأولى فتكون ثلاثا، والظاهر إنما هي اثنتان فقط، وأما الثالثة فلطيفة جدا لأجل تراد النفس، ولم يكن يصل القراءة بالركوع بخلاف السكتة الأولى، فإنه كان يجعلها بقدر الاستفتاح، والثانية قد قيل: إنها لأجل قراءة المأموم، فعلى هذا: ينبغي تطويلها بقدر قراءة الفاتحة، وأما الثالثة فللراحة والنفس فقط وهي سكتة لطيفة، فمن لم يذكرها فلقصرها، ومن اعتبرها جعلها سكتة ثالثة، فلا اختلاف بين الروايتين، وهذا أظهر ما يقال في هذا الحديث.
L’imam Ahmad n’a retenu cette formule que pour dix raisons que j’ai déjà mentionnées en d’autres endroits.
Parmi elles : le fait que ʿUmar la disait à voix haute pour l’enseigner aux Compagnons.
Parmi elles : le fait qu’elle englobe les meilleures paroles après le Coran, car les meilleures paroles après le Coran sont : « Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de divinité qu’Allah, et Allah est le Plus Grand », et cette invocation d’ouverture les contient avec le takbîr d’entrée en prière.
Parmi elles : le fait que cette invocation d’ouverture est purement consacrée à l’éloge d’Allah, tandis que les autres impliquent une demande, et l’éloge est meilleur que la demande. C’est pour cela que la sourate Al-Ikhlâṣ équivaut au tiers du Coran, car elle est purement consacrée à la description du Tout Miséricordieux, béni et exalté soit-Il, et à Son éloge. Et c’est pour cela que « Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de divinité qu’Allah, et Allah est le Plus Grand » constitue les meilleures paroles après le Coran ; il s’ensuit nécessairement que, parmi les invocations d’ouverture, celle qui les contient est meilleure que les autres invocations d’ouverture.
Parmi elles : le fait que la plupart des autres invocations d’ouverture relèvent uniquement de la prière nocturne surérogatoire, alors que celle-ci, ʿUmar l’accomplissait et l’enseignait aux gens dans la prière obligatoire.
Parmi elles : le fait que cette invocation d’ouverture est une formulation d’éloge du Seigneur, exalté soit-Il, qui implique l’affirmation de Ses attributs de perfection et de Ses qualités de majesté, tandis que l’ouverture par « J’ai orienté mon visage » est une affirmation de la servitude du serviteur, et la différence entre les deux est manifeste.
Parmi elles : le fait que celui qui choisit l’ouverture par « J’ai orienté mon visage » ne la complète pas, mais n’en prend qu’un fragment du hadith et en délaisse le reste, contrairement à l’ouverture par « Gloire à Toi, ô Allah, et par Ta louange », car celui qui l’adopte la dit en entier jusqu’à la fin.
(Il disait ensuite : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le lapidé », puis il récitait Al-Fâtiha, et il disait à voix haute « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » parfois, et il la disait à voix basse plus souvent qu’il ne la disait à voix haute.)
Et il ne fait aucun doute qu’il ne la disait pas à voix haute en permanence, chaque jour et chaque nuit, cinq fois, sans cesse, en résidence comme en voyage, sans que cela échappe à ses califes bien guidés, à la majorité de ses Compagnons et aux gens de sa ville durant les époques vertueuses. Cela relève des choses les plus impossibles, au point qu’il faille pour le soutenir s’accrocher à des expressions générales et à des hadiths très faibles : ce qui est authentique parmi ces hadiths n’est pas explicite, et ce qui est explicite n’est pas authentique. Et ce sujet appellerait un énorme volume.
Sa récitation était posée et prolongée : il marquait un arrêt à la fin de chaque verset et prolongeait sa voix. Lorsqu’il avait terminé la récitation d’Al-Fâtiha, il disait « âmîn » ; s’il récitait à voix haute, il élevait la voix en le disant, et ceux qui priaient derrière lui le disaient aussi. Il observait deux pauses : une pause entre le takbîr et la récitation, celle au sujet de laquelle Abû Hurayra l’interrogea, et l’on a divergé au sujet de la seconde ; il a été rapporté qu’elle se situait après Al-Fâtiha. Et il a été dit qu’elle se situait après la récitation et avant l’inclination. Et il a été dit : ce sont deux pauses en plus de la première, ce qui en fait trois. Mais ce qui est manifeste, c’est qu’il n’y en a que deux seulement ; quant à la troisième, elle est très légère, pour reprendre son souffle, et il ne liait pas la récitation à l’inclination, contrairement à la première pause, qu’il prolongeait de la durée de l’invocation d’ouverture. Quant à la seconde, il a été dit qu’elle servait à la récitation de celui qui prie derrière l’imam ; dans ce cas, il convient de la prolonger de la durée de la récitation d’Al-Fâtiha. Quant à la troisième, elle n’est que pour le repos et le souffle, et c’est une pause légère : celui qui ne l’a pas mentionnée l’a fait en raison de sa brièveté, et celui qui l’a prise en compte en a fait une troisième pause, si bien qu’il n’y a pas de divergence entre les deux versions. Et c’est ce qu’il y a de plus manifeste à dire au sujet de ce hadith.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
V01P200–V01P202 · lignes 2898–2926وقد صح حديث السكتتين من رواية سمرة، وأبي بن كعب، وعمران بن حصين، ذكر ذلك أبو حاتم في " صحيحه "، وسمرة هو ابن جندب، وقد تبين بذلك أن أحد من روى حديث السكتتين سمرة بن جندب، وقد قال: ( «حفظت من رسول الله صلى الله عليه وسلم سكتتين سكتة إذا كبر وسكتة إذا فرغ من قراءة {غير المغضوب عليهم ولا الضالين} [الفاتحة: 7] » ))
وفي بعض طرق الحديث؛ فإذا فرغ من القراءة سكت، وهذا كالمجمل، واللفظ الأول مفسر مبين، ولهذا قال أبو سلمة بن عبد الرحمن: للإمام سكتتان، فاغتنموا فيهما القراءة بفاتحة الكتاب؛ إذا افتتح الصلاة وإذا قال: " ولا الضالين " على أن تعيين محل السكتتين إنما هو من تفسير قتادة، فإنه روى الحديث عن الحسن «عن سمرة قال: سكتتان حفظتهما عن رسول الله صلى الله عليه وسلم فأنكر ذلك عمران فقال: حفظناها سكتة، فكتبنا إلى أبي بن كعب بالمدينة، فكتب أبي أن قد حفظ سمرة، قال سعيد: فقلنا لقتادة: ما هاتان السكتتان؟ قال: إذا دخل في الصلاة، وإذا فرغ من القراءة، ثم قال بعد ذلك: وإذا قال {ولا الضالين} [الفاتحة: 7] » ) .
قال: وكان يعجبه إذا فرغ من القراءة أن يسكت حتى يتراد إليه نفسه، ومن يحتج بالحسن عن سمرة يحتج بهذا.
فإذا فرغ من الفاتحة أخذ في سورة غيرها، وكان يطيلها تارة ويخففها لعارض من سفر أو غيره، ويتوسط فيها غالبا.
وكان يقرأ في الفجر بنحو ستين آية إلى مائة آية، وصلاها بسورة (ق) وصلاها ب (الروم) وصلاها ب {إذا الشمس كورت} [التكوير: 1] وصلاها ب {إذا زلزلت} [الزلزلة: 1] في الركعتين كليهما، وصلاها ب (المعوذتين) وكان في السفر، وصلاها فافتتح ب (سورة المؤمنون) حتى إذا بلغ ذكر موسى وهارون في الركعة الأولى أخذته سعلة فركع.
وكان يصليها يوم الجمعة ب (الم تنزيل السجدة) وسورة {هل أتى على الإنسان} [الإنسان: 1]
كاملتين، ولم يفعل ما يفعله كثير من الناس اليوم من قراءة بعض هذه وبعض هذه في الركعتين، وقراءة السجدة وحدها في الركعتين وهو خلاف السنة.
Le hadith des deux pauses est authentiquement établi d’après la transmission de Samura, d’Ubayy ibn Ka‘b et de ‘Imrân ibn Husayn. Abû Hâtim l’a mentionné dans son « Ṣaḥīḥ », et Samura est Ibn Jundub. Il est ainsi devenu clair que l’un de ceux qui ont rapporté le hadith des deux pauses est Samura ibn Jundub, et il a dit : « J’ai retenu du Messager d’Allah ﷺ deux pauses : une pause lorsqu’il prononçait le takbîr, et une pause lorsqu’il avait terminé la récitation de : {non [la voie] de ceux qui ont encouru [Ta] colère, ni des égarés} [Al-Fâtiha : 7] ».
Dans certaines voies de transmission du hadith : lorsqu’il avait terminé la récitation, il observait une pause. Ceci est comme une formulation globale, tandis que la première formulation est explicite et claire. C’est pourquoi Abû Salama ibn ‘Abd ar-Rahmân a dit : L’imam observe deux pauses, profitez de ces deux pauses pour réciter la Fātiha : lorsqu’il commence la prière et lorsqu’il dit : « ni les égarés ». Il faut toutefois préciser que la localisation de ces deux pauses repose sur l’interprétation de Qatâda, car il a rapporté le hadith d’après Al-Hasan, d’après Samura qui a dit : « Deux silences que j’ai retenus du Messager d’Allah ﷺ ». ‘Imrân rejeta cela et dit : « Nous n’en avons retenu qu’un ». Nous avons alors écrit à Ubayy ibn Ka‘b à Médine, et Ubayy écrivit que Samura avait bien retenu. Sa‘îd a dit : Nous avons alors demandé à Qatâda : « Quels sont ces deux pauses ? » Il dit : « Lorsqu’il entre en prière, et lorsqu’il a terminé la récitation », puis il dit ensuite : « Et lorsqu’il dit : {ni les égarés} [Al-Fâtiha : 7] ».
Il a dit : Il lui plaisait, lorsqu’il avait terminé la récitation, d’observer une pause jusqu’à ce que son souffle lui revienne. Et quiconque argumente par [la transmission d’]Al-Hasan d’après Samura argumente par ceci.
Lorsqu’il avait terminé [la récitation de] la Fâtiha, il passait à une autre sourate. Tantôt il l’allongeait, tantôt il l’écourtait pour un motif tel que le voyage ou autre, et le plus souvent il tenait un juste milieu.
Il récitait dans [la prière de] l’aube entre soixante versets environ et cent versets. Il l’accomplit avec la sourate (Qâf), il l’accomplit avec (Ar-Rûm), il l’accomplit avec {Lorsque le soleil sera enroulé} [At-Takwîr : 1], il l’accomplit avec {Lorsqu’elle sera secouée} [Az-Zalzala : 1] dans les deux rak‘as ensemble, il l’accomplit avec (les deux sourates protectrices, al-Falaq et an-Nās) alors qu’il était en voyage, et il l’accomplit en commençant par (la sourate Al-Mu’minûn), jusqu’à ce que, parvenu à la mention de Mûsâ et Hârûn dans la première rak‘a, pris d’une quinte de toux, il s’inclina.
Et il l’accomplissait le jour du vendredi avec (Alif Lâm Mîm, la Révélation, la Prosternation) et la sourate {S’est-il écoulé pour l’homme} [Al-Insân : 1] en entier. Et il ne faisait pas ce que font beaucoup de gens aujourd’hui, qui lisent une partie de celle-ci et une partie de celle-là dans les deux rak‘as, et qui lisent [le verset de] la prosternation seul dans les deux rak‘as, ce qui est contraire à la Sunna.
فصل في هديه صلى الله عليه وسلم في الصلاة
V01P202 · lignes 2927–2933وأما ما يظنه كثير من الجهال أن صبح يوم الجمعة فضل بسجدة فجهل عظيم، ولهذا كره بعض الأئمة قراءة سورة السجدة لأجل هذا الظن، وإنما كان صلى الله عليه وسلم يقرأ هاتين السورتين لما اشتملتا عليه من ذكر المبدأ والمعاد، وخلق آدم، ودخول الجنة والنار، وذلك مما كان ويكون في يوم الجمعة، فكان يقرأ في فجرها ما كان ويكون في ذلك اليوم تذكيرا للأمة بحوادث هذا اليوم، كما كان يقرأ في المجامع العظام كالأعياد والجمعة بسورة (ق) و (اقتربت) و (سبح) و (الغاشية) .
Quant à l’idée, répandue chez beaucoup d’ignorants, que la prière de l’aube du vendredi aurait été distinguée par une prosternation particulière, c’est une grave erreur. C’est en raison de cette croyance que certains imams ont jugé déconseillée la récitation de la sourate as-Sajda. En réalité, le Prophète ﷺ récitait ces deux sourates parce qu’elles évoquent l’origine de la création et le retour final, la création d’Adam, ainsi que l’entrée au Paradis et en Enfer — des événements liés au vendredi, passés ou à venir. Il récitait donc à l’aube du vendredi ce qui rappelait à la communauté les événements de ce jour, de même que, lors des grands rassemblements tels que les fêtes et la prière du vendredi, il récitait Qāf, al-Qamar (« L’Heure approche »), al-Aʿlā (« Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut ») et al-Ghāshiya.
فصل في إطالة الركعة الأولى وقراءة السور وغير ذلك
V01P202–V01P203 · lignes 2934–2951فصل
وأما الظهر فكان يطيل قراءتها أحيانا، حتى قال أبو سعيد: ( «كانت صلاة الظهر تقام فيذهب الذاهب إلى البقيع فيقضي حاجته ثم يأتي أهله فيتوضأ ويدرك النبي صلى الله عليه وسلم في الركعة الأولى مما يطيلها» ) رواه مسلم.
وكان يقرأ فيها تارة بقدر (الم تنزيل) وتارة ب {سبح اسم ربك الأعلى} [الأعلى: 1] {والليل إذا يغشى} [الليل: 1] وتارة ب {والسماء ذات البروج} [البروج: 1] {والسماء والطارق} [الطارق: 1]
وأما العصر فعلى النصف من قراءة صلاة الظهر إذا طالت، وبقدرها إذا قصرت. وأما المغرب فكان هديه فيها خلاف عمل الناس اليوم، فإنه صلاها مرة ب (الأعراف) فرقها في الركعتين، ومرة ب (والطور) ومرة ب (والمرسلات) . قال أبو عمر بن عبد البر: روي عن النبي صلى الله عليه وسلم «أنه قرأ في المغرب ب (المص) » ، وأنه قرأ فيها ب (الصافات) ، وأنه قرأ فيها ب (حم الدخان) ، وأنه قرأ فيها ب {سبح اسم ربك الأعلى} [الأعلى: 1] ، وأنه قرأ فيها ب (والتين والزيتون) ، وأنه قرأ فيها ب (المعوذتين) ، وأنه قرأ فيها ب (المرسلات) ، وأنه كان يقرأ فيها بقصار المفصل. قال: وهي كلها آثار صحاح مشهورة. انتهى.
Chapitre sur l'allongement de la première rakʿa, la lecture des sourates et autres sujets
Quant au ẓuhr, il en allongeait parfois la récitation, au point qu'Abû Saʿîd a dit : « La prière du ẓuhr était annoncée, puis quelqu'un partait vers al-Baqîʿ, y satisfaisait son besoin, puis revenait auprès des siens, faisait ses ablutions et rejoignait le Prophète ﷺ dans la première rakʿa, tant il l'allongeait. » Rapporté par Muslim.
Il y récitait tantôt l'équivalent de [Alif Lām Mīm, la Révélation], tantôt [Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut] [Al-Aʿlâ : 1] et [Par la nuit quand elle couvre] [Al-Layl : 1], et tantôt [Par le ciel aux constellations] [Al-Burûj : 1] et [Par le ciel et l'astre nocturne] [Al-Ṭâriq : 1].
Quant au ʿaṣr, sa récitation correspondait à la moitié de la récitation de la prière du ẓuhr quand celle-ci était longue, et à son équivalent quand celle-ci était courte. Quant au maghrib, la manière dont le Prophète ﷺ l'accomplissait différait de la pratique des gens aujourd’hui : il l'accomplit une fois avec [al-Aʿrâf], qu’il répartit entre les deux rakʿas, une fois avec [al-Ṭûr] et une fois avec [al-Mursalât]. Abû ʿUmar Ibn ʿAbd al-Barr a dit : il a été rapporté du Prophète ﷺ « qu'il lut au maghrib [Alif Lām Mīm Ṣād] », « qu'il y lut [al-Ṣāffāt] », « qu'il y lut [Ḥā Mīm al-Dukhān] », « qu'il y lut [Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut] [Al-Aʿlâ : 1] », « qu'il y lut [al-Tîn wa al-Zaytûn] », « qu'il y lut [al-Muʿawwidhatayn] », « qu'il y lut [al-Mursalât] », et « qu'il y lisait les courtes sourates du Mufaṣṣal ». Il a dit : tous ces récits sont authentiques et bien connus. Fin de citation.