Sahih al-Bukhari
Sahih al-Bukhari 3081
Abou 'Abdur-Rahman, qui était un partisan de 'Uthman, dit à Ibn 'Atiyya, qui était un partisan de 'Ali : “Je sais bien ce qui a enhardi ton compagnon à verser le sang. Je l'ai entendu dire : Le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) m'a envoyé, ainsi qu'az-Zubayr, en disant : ‘Allez à telle Rawdah, vous y trouverez une femme à qui Hatib a donné une lettre.’ Nous allâmes donc à la Rawdah et nous dîmes : ‘Donne-nous la lettre.’ Elle dit : ‘Il ne m'a rien donné.’ Nous dîmes : ‘Il faut que tu la sortes, sinon nous te dévêtirons.’ Alors elle la sortit de son pagne. Ensuite, le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) envoya chercher Hatib, qui dit : ‘Ne te hâte pas, car, par Allah, je n'ai pas mécru, et mon amour pour l'Islam n'a fait qu'augmenter. Il n'est aucun de tes compagnons qui n'ait, à La Mecque, quelqu'un par qui Allah protège sa famille et ses biens ; mais je n'ai personne, alors j'ai voulu leur rendre service.’ Le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) le crut. 'Umar dit : ‘Laisse-moi lui trancher le cou, car il est devenu hypocrite.’ Il (le Prophète) dit : ‘Qu'est-ce qui t'en fait savoir ? Peut-être Allah a-t-il regardé les gens de Badr et a-t-il dit : “Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.”’ Voilà ce qui l'a enhardi.”