Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quelqu’un est venu à moi de la part de mon Seigneur et m’a annoncé que si l’un de mes disciples meurt en n’adorant personne (de quelque manière que ce soit) avec Allah, il entrera au Paradis. » J’ai demandé : « Même s’il a commis des rapports sexuels illégaux (adultère) et des vols ? » Il a répondu : « Même s’il a commis des rapports sexuels illégaux (adultère) et des vols. »
Texte du Hadith
Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quelqu'un est venu à moi de la part de mon Seigneur et m'a annoncé (ou donné de bonnes nouvelles) que si l'un de mes disciples meurt en n'adorant personne (en aucune manière) avec Allah, il entrera au Paradis." J'ai demandé : "Même s'il a commis un rapport sexuel illégal (adultère) et un vol ?" Il a répondu : "Même s'il a commis un rapport sexuel illégal (adultère) et un vol."
Commentaire Savant
Ce hadith profond de Sahih al-Bukhari établit le principe fondamental que le Tawhid sincère (monothéisme) est le déterminant ultime du salut. Les questions répétées du Prophète démontrent sa préoccupation pour la compréhension de la miséricorde divine par sa oumma.
Les savants expliquent que bien que les péchés majeurs comme l'adultère et le vol soient des offenses graves nécessitant un châtiment divin, ils ne constituent pas nécessairement du shirk (association de partenaires à Allah). La préservation du Tawhid assure une entrée éventuelle au Paradis, bien que le pécheur puisse d'abord nécessiter une purification dans le Feu de l'Enfer selon ses actions.
Cette narration offre un immense espoir tout en maintenant le sérieux des interdictions islamiques. Elle illustre l'équilibre entre la justice divine et la miséricorde, où le monothéisme sert d'alliance fondamentale entre le serviteur et le Créateur.
Implications Juridiques
Ce hadith ne nie pas les peines légales (hudud) pour les crimes dans ce monde, ni ne minimise la gravité des péchés majeurs. Plutôt, il aborde l'issue ultime dans l'Au-delà pour ceux qui maintiennent une croyance correcte malgré leurs manquements.
Les savants soulignent que cela s'applique spécifiquement à ceux qui meurent sur le Tawhid sans persister dans le déni de l'interdiction du péché. La repentance reste essentielle, et le jugement ultime d'Allah englobe à la fois Sa justice et Sa miséricorde sans limites.