Lorsque le Prophète (ﷺ) est tombé malade, certaines de ses épouses ont parlé d’une église qu’elles avaient vue en Éthiopie et qui s’appelait Mariya. Um Salma et Um Habiba étaient allées en Ethiopie, et toutes deux ont raconté sa beauté (celle de l’Église) et les images qu’elle contenait. Le Prophète (ﷺ) leva la tête et dit : « Ce sont les gens qui, chaque fois qu’un homme pieux meurt parmi eux, font un lieu de culte sur sa tombe et ensuite ils y font ces images. Ce sont les pires créatures aux yeux d’Allah.
Commentaire du Hadith : Interdiction de l'Adoration des Tombes et des Images
Cette narration profonde de Sahih al-Bukhari 1341 sert de texte fondateur interdisant deux innovations majeures : construire des lieux de culte sur les tombes et créer des images d'êtres animés. La déclaration du Prophète ﷺ est intervenue en réponse à la description d'une église contenant des images, démontrant sa vigilance contre les pratiques pouvant mener au shirk.
Analyse Savante de l'Avertissement
La phrase "pires créatures aux Yeux d'Allah" indique la gravité sévère de ces actions. Les savants expliquent que construire des mosquées sur les tombes et y placer des images constitue une imitation des pratiques polythéistes et sert de voie vers l'adoration des tombes.
Les commentateurs classiques notent que l'acte initial d'honorer la tombe d'une personne vertueuse évolue progressivement vers la sanctification et finalement le shirk. L'interdiction inclut à la fois la fabrication d'images et l'utilisation de lieux les contenant pour le culte.
Implications Pratiques de la Jurisprudence Islamique
Ce hadith forme la base de l'interdiction de construire des dômes et des structures élaborées sur les tombes en droit islamique. Les savants en déduisent que les tombes doivent rester simples et distinguables des lieux de culte.
La règle s'étend à l'interdiction des images photographiques répandues aujourd'hui, car elles partagent la même interdiction essentielle que les images dessinées selon la majorité des savants. Cela préserve le tawhid et empêche les pentes glissantes vers le shirk.