Le Prophète (no) a dit: "Quiconque a tué une personne ayant un traité avec les musulmans, ne sentira pas l'odeur du Paradis bien que son odeur soit perçue à une distance de quarante ans."
Texte et Contexte du Hadith
Le noble hadith de Sahih al-Bukhari 3166 déclare : "Celui qui a tué une personne ayant un traité avec les musulmans ne sentira pas l'odeur du Paradis bien que son odeur soit perçue à une distance de quarante ans." Cet avertissement profond concerne la sainteté des alliances (ʿuhūd) avec les non-musulmans sous protection musulmane.
Commentaire Savant
L'imam al-Qurṭubī explique que ce hadith établit l'inviolabilité du dhimmī (citoyen non-musulman) et du muʿāhid (détenteur de traité). La menace sévère indique la gravité de la violation de la protection divine (amān).
Ibn Ḥajar al-ʿAsqalānī dans Fatḥ al-Bārī clarifie que "quarante ans" symbolise une distance immense, soulignant la privation complète du Paradis pour de tels transgresseurs à moins qu'ils ne se repentent.
L'interdiction s'applique que le meurtre ait été intentionnel ou accidentel, démontrant l'accent de l'islam sur la préservation des alliances.
Implications Juridiques
Ce hadith forme la base des lois islamiques régissant les relations avec les non-musulmans sous domination musulmane. Il établit que le sang et les biens des dhimmīs sont protégés comme ceux des musulmans.
Les savants déduisent de cela que le meurtrier doit payer le prix du sang (diyah) et demander le pardon d'Allah, bien que la conséquence spirituelle reste sévère sans un repentir sincère.
Pertinence Contemporaine
Cet enseignement souligne l'engagement de l'islam envers la justice et l'accomplissement des alliances. Il rappelle aux musulmans d'aujourd'hui leur responsabilité de protéger tous les citoyens indépendamment de leur foi, en maintenant l'exemple prophétique de la coexistence interreligieuse.