Alors que nous étions dans la mosquée, le Prophète (ﷺ) sortit et dit : « Allez vers les Juifs. » Nous sortîmes jusqu’à ce que nous arrivions à la maison d’étude. Il dit : « Embrassez l’islam et vous serez en sécurité. Sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager. Je veux vous expulser de cette terre. Que celui d’entre vous qui trouve quelque chose de ses biens le vende ; sinon, sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager. »
Jizyah et Mawaada'ah - Sahih al-Bukhari 3168
Cette narration d'Ibn Abbas, enregistrée dans Sahih al-Bukhari, révèle une occasion mémorable où le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) a cherché à fournir des directives définitives pour empêcher sa oumma de s'égarer. L'hésitation des compagnons, bien qu'intentionnée, a entraîné la perte de cette instruction écrite cruciale. La profonde tristesse d'Ibn Abbas démontre l'ampleur de cette opportunité manquée de clarification divine.
Commentaire savant sur l'incident
Les savants expliquent que la demande du Prophète de matériel d'écriture pendant sa dernière maladie représentait un jugement définitif potentiel qui aurait éliminé les différences au sein de la communauté musulmane. L'inquiétude des compagnons concernant son état, tout en montrant de l'attention, a involontairement empêché que cette orientation permanente ne soit enregistrée.
Les larmes d'Ibn Abbas signifient sa compréhension profonde de ce qui a été perdu - pas seulement un document, mais un chemin clair qui aurait protégé les générations futures de la déviation. Sa réponse émotionnelle reflète la gravité de ce moment historique dans l'orientation islamique.
Les trois commandements
Le premier commandement d'expulser les polythéistes d'Arabie a établi le principe de maintenir la sainteté des terres islamiques. La deuxième instruction concernant l'honneur des délégués étrangers démontre l'engagement de l'Islam envers les relations diplomatiques et la courtoisie internationale.
Bien que le troisième commandement ait été oublié par le narrateur, les commentateurs classiques suggèrent qu'il concernait probablement des questions de bien-être communautaire ou de pratique religieuse, conformément aux préoccupations finales du Prophète pour le bien-être et l'unité de sa oumma.