(Au cours des premiers jours de l’Islam), l’héritage était donné à la progéniture et l’héritage était légué aux parents, puis Allah a annulé ce qu’Il voulait de cet ordre et a décrété que l’homme devait recevoir l’équivalent de la part de deux femelles, et pour les parents un sixième pour chacune d’elles. et pour sa femme un huitième (si le défunt a des enfants) et un quart (s’il n’a pas d’enfants), pour son mari la moitié (si le défunt n’a pas d’enfants) et un quart (si elle a des enfants).
Commentaire sur les lois de l'héritage (Al-Faraa'id)
Cette narration de Sahih al-Bukhari 6739 révèle la sagesse divine dans l'établissement des lois islamiques de l'héritage, démontrant comment Allah a perfectionné la Shari'ah par une révélation progressive.
Coutumes d'héritage pré-islamiques
Avant l'Islam, les pratiques d'héritage étaient basées sur des coutumes tribales où seuls les parents masculins forts qui pouvaient combattre et défendre la tribu héritaient. Les femmes, les enfants et les parents faibles étaient souvent exclus entièrement des droits de succession.
Le système mentionné où « l'héritage était donné à la progéniture et le legs était légué aux parents » reflète une distribution arbitraire manquant de guidance divine et de justice.
Abrogation et établissement divins
Allah, dans Son infinie sagesse, a abrogé ces coutumes faites par l'homme et a établi un système mathématique précis qui garantit les droits de tous les parents selon leurs positions et responsabilités.
Cela démontre le principe de naskh (abrogation) dans la loi islamique, où les décisions antérieures sont remplacées par de meilleures à mesure que la communauté musulmane se développe et mûrit.
Sagesse derrière le ratio de deux pour un
La décision que les hommes reçoivent deux fois la part des femmes n'est pas une discrimination mais reflète les responsabilités financières que l'Islam place sur les hommes. Les hommes sont obligés de fournir la dot, l'entretien, le logement et tous les besoins financiers de leurs familles, tandis que la richesse des femmes reste entièrement la leur.
Cette distribution aboutit en fait à ce que les femmes aient une plus grande sécurité financière et une richesse disponible supérieure à celle des hommes lorsque toutes les obligations financières islamiques sont prises en compte.
Part fixe des parents
La part garantie d'un sixième pour chaque parent assure leur dignité et leurs soins dans la vieillesse, indépendamment de leur relation avec leurs enfants pendant la vie. Cette garantie divine protège les parents âgés de la négligence et des difficultés financières.
Sagesse de l'héritage conjugal
La variation des parts conjugales (un quart contre un huitième pour les épouses, la moitié contre un quart pour les maris) reflète les différentes dynamiques financières lorsque des enfants existent. Lorsque des enfants survivent, la part du conjoint diminue pour assurer une provision adéquate pour la génération suivante.
Cette approche équilibrée prend en compte à la fois les besoins immédiats du conjoint survivant et le bien-être à long terme des descendants.