حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَنَا أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ، فَمَنْ مَاتَ وَتَرَكَ مَالاً فَمَالُهُ لِمَوَالِي الْعَصَبَةِ، وَمَنْ تَرَكَ كَلاًّ أَوْ ضَيَاعًا، فَأَنَا وَلِيُّهُ فَلأُدْعَى لَهُ ‏"‏‏.‏ لكل: العيال
Traduction
Rapporté par Abu Huraira

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je suis plus proche des croyants qu’eux-mêmes, donc quiconque (parmi eux) meurt en laissant un héritage, son héritage sera donné à son 'Asaba, et quiconque meurt en laissant une dette ou des personnes à charge ou des enfants démunis, alors je suis leur soutien. »

Comment

Exposition du Hadith

Cette noble tradition de Sahih al-Bukhari (6745) établit deux principes fondamentaux du droit successoral islamique (Al-Faraa'id). La déclaration du Prophète (ﷺ) "Je suis plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes" signifie sa tutelle spirituelle sur la communauté musulmane, particulièrement dans les cas où il n'y a pas d'héritiers clairs.

Héritage pour les 'Asaba

Lorsqu'un croyant meurt avec un patrimoine mais sans héritiers désignés parmi les bénéficiaires de parts fixes (dhawu al-furud), l'héritage passe aux 'Asaba (parents agnatiques). Ce sont des parents masculins liés par la lignée masculine qui reçoivent les parts résiduelles après la distribution des portions fixes.

Les 'Asaba incluent les fils, les pères, les frères, les oncles paternels et leurs descendants. Ce système garantit que la richesse reste dans la structure familiale élargie selon les principes divinement ordonnés.

Tutelle Prophétique

La deuxième partie établit le rôle du Prophète en tant que tuteur pour trois cas vulnérables : ceux qui laissent des dettes dépassant les actifs, ceux qui laissent des membres de la famille dépendants sans provision, et ceux qui laissent des enfants indigents.

Les savants expliquent que cette tutelle est maintenant transférée à l'État islamique ou aux autorités musulmanes légitimes qui doivent s'assurer que les dettes sont payées à partir du trésor public (bayt al-mal) et prendre soin des orphelins et des membres indigents de la société, accomplissant ainsi l'héritage spirituel du Prophète.

Implications Légales

Ce hadith démontre l'exhaustivité du droit successoral islamique - couvrant à la fois les cas où des héritiers existent ('Asaba) et ceux où ils n'existent pas (tutelle de l'État). Il met l'accent sur la responsabilité sociale plutôt que sur la propriété individuelle.

La décision empêche la richesse de devenir sans propriétaire (mawat) et assure le bien-être communautaire, reflétant l'approche globale de l'Islam en matière de justice économique et de solidarité sociale.