Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez les Fara’id (les parts de l’héritage qui sont prescrites dans le Coran) à ceux qui ont le droit de les recevoir ; et ce qui reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt.
Lois de l'Héritage (Al-Faraa'id) - Sahih al-Bukhari 6746
Le Prophète (ﷺ) a dit : "Donnez les Fara'id (les parts de l'héritage prescrites dans le Coran) à ceux qui y ont droit ; et ce qui reste doit être donné au plus proche parent masculin du défunt."
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith établit le principe fondamental du droit successoral islamique. Le terme "Fara'id" désigne les parts fixes attribuées par Allah dans le Coran à des héritiers spécifiques, qui priment sur toutes les autres revendications.
La première partie de l'instruction souligne que ces parts coraniques doivent être distribuées exactement comme prescrit à leurs bénéficiaires désignés avant toute autre distribution. Cela démontre la sagesse divine dans la protection des droits des héritiers vulnérables.
La deuxième partie aborde le résidu (al-'asabah) - ce qui reste après la distribution des parts fixes. Ce résidu est attribué au plus proche parent agnatique masculin, suivant le principe du ta'sib (héritage résiduel). Cela assure une distribution complète de la succession selon les hiérarchies établies.
Implications Juridiques
Cet enseignement établit que les héritiers à parts fixes (dhawu al-furud) ont la priorité sur les héritiers résiduels ('asabah). La séquence de distribution doit commencer par ceux mentionnés dans la sourate an-Nisa' (4:11-12).
Le "plus proche parent masculin" fait référence aux parents agnatiques qui héritent en vertu de leur relation avec le défunt par lignée masculine. Ce système maintient un équilibre entre les allocations coraniques spécifiques et les pratiques successorales arabes traditionnelles.
Les savants s'accordent à dire que ce hadith fournit le cadre complet pour tous les cas de succession, garantissant qu'aucune succession ne reste non distribuée tout en respectant à la fois l'ordonnance divine et les obligations familiales.