حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ يَرِثُ الْمُسْلِمُ الْكَافِرَ، وَلاَ الْكَافِرُ الْمُسْلِمَ ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par Oussama ben Zaid

le Prophète (ﷺ) a dit : « Un musulman ne peut pas être l’héritier d’un mécréant, ni un mécréant ne peut être l’héritier d’un musulman. »

Comment

Exposition du Hadith

Cette narration profonde de Sahih al-Bukhari (6764) établit un principe fondamental dans le droit successoral islamique : la séparation complète entre musulmans et non-musulmans en matière d'héritage. L'interdiction fonctionne dans les deux sens, garantissant que la foi, plutôt que la seule relation de sang, détermine l'éligibilité à l'héritage.

Interprétation Savante

L'imam al-Qurtubi explique que cette règle découle du principe de "al-walā' wal-barā'" (loyauté et désaveu) en Islam. Le lien de la foi prime sur tous les autres liens, y compris la parenté. L'allégeance ultime d'un musulman est envers Allah et la communauté musulmane.

Ibn Hajar al-Asqalani dans Fath al-Bari clarifie que cette interdiction s'applique quel que soit le type de mécréance, que le non-musulman soit des Gens du Livre ou autre. La barrière à l'héritage est la différence dans les systèmes de croyances fondamentaux.

Implications Légales dans le Droit Successoral

Lorsqu'un musulman meurt, ses proches non-musulmans - y compris les parents, enfants ou frères et sœurs - ne peuvent pas hériter de lui, quelle que soit la proximité de la relation familiale. La succession sera distribuée exclusivement parmi les héritiers musulmans selon les parts prescrites dans le Coran.

Inversement, si un non-musulman meurt, ses proches musulmans ne peuvent pas hériter de lui. La succession passe exclusivement aux héritiers non-musulmans selon les lois religieuses du défunt ou les lois civiles en vigueur.

Sagesse derrière la Règle

Cette règle préserve l'intégrité de la communauté musulmane et empêche le transfert de richesses entre des communautés aux visions du monde et systèmes juridiques conflictuels. Elle renforce le concept que la oumma musulmane constitue une seule nation avec ses propres lois et règlements distincts.

Les savants notent que bien que l'héritage soit interdit, les musulmans sont toujours obligés de maintenir une bonne conduite avec leurs proches non-musulmans et peuvent subvenir à leurs besoins par des cadeaux de leur vivant, à condition que ces cadeaux ne renforcent pas la mécréance ou ne s'opposent pas aux principes islamiques.