حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ أَنَا أَوْلَى، بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ، فَمَنْ مَاتَ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، وَلَمْ يَتْرُكْ وَفَاءً، فَعَلَيْنَا قَضَاؤُهُ، وَمَنْ تَرَكَ مَالاً فَلِوَرَثَتِهِ ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par Abu Huraira

Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis plus proche des croyants qu’eux-mêmes, donc quiconque (d’entre eux) meurt en étant endetté et ne laisse rien pour son remboursement, alors nous devons payer ses dettes en son nom et quiconque (parmi les croyants) meurt en laissant des biens, alors ces biens sont pour ses héritiers. »

Comment

Texte et Contexte du Hadith

Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Je suis plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes, donc quiconque (parmi eux) meurt endetté et ne laisse rien pour le remboursement, alors nous devons payer ses dettes en son nom, et quiconque (parmi les croyants) meurt en laissant des biens, alors ces biens sont pour ses héritiers." (Sahih al-Bukhari 6731)

Commentaire Savant

Ce noble hadith établit deux principes fondamentaux dans le droit successoral islamique (Al-Faraa'id). Premièrement, la proximité spirituelle du Prophète envers les croyants se manifeste pratiquement par sa responsabilité de régler les dettes des musulmans décédés qui manquent de biens, démontrant la nature communautaire des obligations financières en Islam.

Deuxièmement, le hadith délimite clairement que la distribution de l'héritage n'a lieu qu'après que toutes les dettes valides aient été réglées sur la succession. L'expression "laisser des biens" se réfère spécifiquement aux actifs excédentaires restant après le règlement des dettes. Cela établit la priorité du remboursement des dettes sur la distribution de l'héritage.

Implications Légales

Les savants déduisent que les dettes constituent une charge primaire sur la succession, prenant le pas sur les legs et les parts d'héritage. Les héritiers n'héritent que de ce qui reste après que toutes les dettes légitimes aient été entièrement satisfaites.

L'engagement du Prophète à payer les dettes pour les croyants indigents a établi le principe que la communauté musulmane, représentée par le trésor (Bayt al-Mal), assume la responsabilité dans de tels cas lorsqu'aucune succession n'existe.

Dimensions Spirituelles

La proximité du Prophète envers les croyants transcende la proximité physique, reflétant son rôle de gardien spirituel et de protecteur pratique de leurs intérêts même après la mort. Cela souligne la nature complète des soins prophétiques pour les affaires mondaines et ultramondaines de l'oummah.