حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ أَلْحِقُوا الْفَرَائِضَ بِأَهْلِهَا، فَمَا بَقِيَ فَهْوَ لأَوْلَى رَجُلٍ ذَكَرٍ ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par Ibn 'Abbas

Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez les Fara’id (les parts de l’héritage qui sont prescrites dans le Coran) à ceux qui ont le droit de les recevoir. Ensuite, ce qui reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt.

Comment

Lois de l'Héritage (Al-Faraa'id) - Sahih al-Bukhari 6732

Le Prophète (ﷺ) a dit : "Donnez les Fara'id (les parts de l'héritage prescrites dans le Coran) à ceux qui y ont droit. Ensuite, ce qui reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt."

Commentaire sur le Hadith

Ce noble hadith établit le principe fondamental du droit successoral islamique. Le terme "Fara'id" désigne les parts fixes attribuées par Allah dans le Coran à des héritiers spécifiques, qui priment sur toutes les autres revendications.

La première obligation est de distribuer ces parts prescrites aux héritiers désignés mentionnés dans la sourate An-Nisa. Ce n'est qu'après avoir rempli ces allocations divines que l'on peut considérer la succession résiduelle.

L'expression "parent masculin le plus proche" fait référence aux 'Asabah (parents agnatiques) qui héritent de ce qui reste après la distribution des parts fixes. Cela démontre la nature exhaustive de l'héritage islamique qui garantit qu'aucune succession ne reste sans réclamation.

Implications Juridiques

Cet enseignement souligne que les parts coraniques sont obligatoires et ne peuvent être modifiées ou contournées. Les héritiers fixes doivent recevoir leurs parts avant toute autre distribution.

La séquence établie - d'abord les parts prescrites, puis le résidu aux agnats masculins - prévient les disputes et assure la justice selon la sagesse divine plutôt que la préférence humaine.

Consensus des Savants

Les quatre écoles de jurisprudence islamique s'accordent sur ce principe fondamental. Les différences entre les savants ne surviennent que dans les applications détaillées, et non dans le principe de base établi par ce hadith.

Cette narration sert de fondement à toute la science du droit successoral islamique, démontrant la perfection et l'exhaustivité de la sagesse législative d'Allah.