حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنِي حَجَّاجٌ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا جُنْدُبُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، فِي هَذَا الْمَسْجِدِ، وَمَا نَسِينَا مُنْذُ حَدَّثَنَا، وَمَا نَخْشَى أَنْ يَكُونَ جُنْدُبٌ كَذَبَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ رَجُلٌ بِهِ جُرْحٌ، فَجَزِعَ فَأَخَذَ سِكِّينًا فَحَزَّ بِهَا يَدَهُ، فَمَا رَقَأَ الدَّمُ حَتَّى مَاتَ، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى بَادَرَنِي عَبْدِي بِنَفْسِهِ، حَرَّمْتُ عَلَيْهِ الْجَنَّةَ ‏"
Traduction
Uqbah ibn 'Amr

Mûsâ ibn Ismâ‘îl nous a rapporté, Abû ‘Awânah nous a rapporté, ‘Abdul-Malik nous a rapporté, d’après Rib‘î ibn Hirâsh, que ‘Uqbah ibn ‘Amr dit à Hudhayfah : « Ne nous raconterais-tu pas ce que tu as entendu du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) ? » Il dit : « Je l’ai entendu dire : “Lorsque le Dajjâl sortira, il y aura avec lui de l’eau et du feu. Ce que les gens voient comme du feu est en réalité de l’eau froide, et ce que les gens voient comme de l’eau froide est en réalité un feu qui brûle. Que celui d’entre vous qui le rencontre se jette dans ce qu’il voit comme du feu, car c’est une eau douce et froide.” »

Hudhayfah dit : « Et je l’ai entendu dire : “Un homme parmi ceux qui vous ont précédés reçut la visite de l’Ange de la mort pour saisir son âme. On lui dit : ‘As-tu accompli quelque bien ?’ Il répondit : ‘Je ne sais pas.’ On lui dit : ‘Réfléchis.’ Il dit : ‘Je ne connais rien d’autre que le fait que je faisais du commerce avec les gens dans ce monde et je leur accordais des facilités : j’accordais un délai à l’homme aisé et je pardonnais à l’homme dans la gêne.’ Alors Allah le fit entrer au Paradis.” »

Puis il dit : « Et je l’ai entendu dire : “Un homme que la mort avait approché, lorsqu’il désespéra de vivre, recommanda à sa famille : ‘Quand je serai mort, rassemblez pour moi beaucoup de bois et allumez-y un feu, jusqu’à ce qu’il ait dévoré ma chair et atteint mes os, et que je sois entièrement consumé. Prenez ensuite (mes os), broyez-les, puis attendez un jour de vent et dispersez-les dans la mer.’ Ils firent cela. Allah le rassembla et lui dit : ‘Pourquoi as-tu fait cela ?’ Il répondit : ‘Par crainte de Toi.’ Alors Allah lui pardonna.” »

‘Uqbah ibn ‘Amr dit : « Et moi aussi, je l’ai entendu dire cela, et il était Nabash. »