حَدَّثَنَا شِهَابُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَسُلِّطَ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الْحَقِّ، وَآخَرُ آتَاهُ اللَّهُ حِكْمَةً فَهْوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par 'Abdullah

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je ne veux être comme personne, sauf dans deux cas : le cas d’un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense de la bonne manière, et celui d’un homme à qui Allah a donné la sagesse religieuse (c’est-à-dire le Coran et la Sunna) et qui rend ses verdicts en fonction de cela et l’enseigne. » (à d’autres, c’est-à-dire la connaissance religieuse du Coran et de la Sunna (traditions du Prophète)). "

Comment

L'Excellence de la Richesse Dépensée à Bon Escient

La première catégorie digne d'émulation est celle qu'Allah a bénie de richesses matérielles, qu'elle distribue en obéissance à Allah—dans les aumônes obligatoires (zakat), les actes de charité volontaires (sadaqah), le soutien à sa famille, et d'autres dépenses légitimes qui la rapprochent de son Seigneur.

Cela indique que la richesse n'est pas blâmable en soi ; plutôt, le blâme réside dans son accumulation ou sa dépense en désobéissance. Lorsqu'elle est utilisée correctement, la richesse devient un moyen de grande récompense et une source de bénéfice pour la communauté.

La Supériorité de la Connaissance Religieuse

La deuxième et plus distinguée catégorie est celle à qui est accordée une compréhension divine du Coran et de la Sunnah. Cela englobe non seulement la mémorisation, mais la compréhension qui lui permet de dériver des règles, d'enseigner aux autres et de mettre en œuvre cette connaissance dans sa vie.

Cette sagesse religieuse est supérieure à la richesse mondaine car elle profite à la fois à son possesseur et aux autres, guide vers la droiture et demeure comme une aumône continue (sadaqah jariyah) après la mort.

Interdiction de la Concurrence Mondaine

Le hadith interdit de désirer le statut mondain, la beauté ou le pouvoir des autres, car une telle envie mène à la corruption spirituelle et au mécontentement envers le décret divin (qadr).

Il redirige l'aspiration musulmane vers une concurrence spirituelle et bénéfique (al-munafasah) dans des matières qui procurent une récompense éternelle, alignant ses désirs sur ce qui plaît à Allah.

Mise en Œuvre Pratique

Les savants expliquent que cet enseignement encourage les musulmans à rechercher une connaissance bénéfique et une richesse légitime avec l'intention de servir la religion d'Allah et la création.

On devrait étudier la vie des prédécesseurs vertueux (salaf) et des savants contemporains qui incarnent ces qualités, les rendant des modèles dignes d'émulation dans la dévotion et le service.