Lorsque le moment de la mort du Prophète (ﷺ approcha alors qu’il y avait des hommes dans la maison, et parmi eux se trouvait 'Umar bin Al-Khatttab, le Prophète (ﷺ) dit : « Approchez-moi, laissez-moi écrire pour vous un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » 'Umar dit : « Le Prophète (ﷺ) est gravement malade, et vous avez le Coran, donc le Livre d’Allah nous suffit. Les gens de la maison divergeaient et se disputaient. Certains d’entre eux ont dit : « Approchez-vous afin que le Messager d’Allah (ﷺ) écrive pour vous un écrit après lequel vous ne vous égarerez pas », tandis que d’autres ont dit ce qu’a dit Omar. Comme ils faisaient beaucoup de bruit et qu’ils divergeaient beaucoup devant le Prophète, celui-ci leur dit : « Partez et laissez-moi. » Ibn 'Abbas avait l’habitude de dire : « C’était un grand désastre que leur différence et leur bruit aient empêché le Messager d’Allah (ﷺ) d’écrire cet écrit pour eux.
S'accrocher fermement au Coran et à la Sunnah
Sahih al-Bukhari 7366
Analyse contextuelle
Cet incident s'est produit pendant la dernière maladie du Prophète Muhammad (ﷺ) lorsqu'il a senti son départ approchant de ce monde. Le rassemblement comprenait des compagnons éminents, avec Umar ibn al-Khattab présent de manière notable. L'intention du Prophète de fournir des conseils écrits démontre sa profonde préoccupation pour l'orientation future de sa oumma.
Commentaire savant
La réponse d'Umar découlait de sa profonde révérence pour l'état du Prophète et de sa conviction que le Coran fournit une orientation complète. Les savants notent que cela reflète le zèle caractéristique d'Umar pour protéger le Prophète de toute charge supplémentaire pendant sa maladie.
Le désaccord entre les compagnons illustre leur préoccupation humaine à la fois pour le bien-être du Prophète et leur désir d'une orientation supplémentaire. Leurs voix élevées en présence du Prophète, bien qu'involontaires, ont empêché la réalisation de son instruction prévue.
Perspective d'Ibn Abbas
La caractérisation de cet événement par Ibn Abbas comme un "grand désastre" (ar-rajīyah al-ʿaẓīmah) indique l'ampleur de ce qui a été perdu. Les commentateurs classiques suggèrent que le document non écrit aurait fourni de la clarté sur la succession du leadership et aurait empêché les divisions futures.
Sagesse divine
Les savants concluent que la sagesse d'Allah a permis cet événement, assurant que la communauté se développerait par la consultation (shura) et le raisonnement indépendant (ijtihad), renforçant ainsi leur dépendance au Coran et à la Sunnah établie comme sources principales de guidance.