Lorsque le Prophète d’Allah (ﷺ) a commencé à prier, il a levé les mains, et lorsqu’il s’est incliné, il a fait de même, et lorsqu’il a levé la tête pour ne pas s’incliner, il a fait de même, et lorsqu’il a relevé la tête de la prosternation, il a fait de même, c’est-à-dire qu’il a levé les mains.
Le Livre de l'At-Tatbiq (Joindre les Mains Ensemble) - Sunan an-Nasa'i
Référence du Hadith : Sunan an-Nasa'i 1143
Analyse Textuelle
Cette narration décrit la pratique du Prophète de lever les mains à quatre moments spécifiques pendant la prière : au takbir d'ouverture, lors de l'inclinaison (ruku'), en se relevant de l'inclinaison, et en se relevant de la prosternation.
La phrase "il a fait de même" indique une répétition constante du mouvement de lever les mains, établissant cela comme une pratique sunnah confirmée plutôt qu'une action occasionnelle.
Signification Juridique
Ce hadith fournit une preuve pour la pratique recommandée de raf al-yadayn (lever les mains) à ces quatre positions selon les écoles Shafi'i et Hanbali.
Les savants notent que les mains doivent être levées au niveau des épaules avec les paumes face à la qiblah, les doigts étendus naturellement, ni excessivement écartés ni serrés.
Dimensions Spirituelles
Le lever répété des mains symbolise la connexion continue de l'adorateur avec Allah, commençant chaque transition majeure dans la prière avec ce geste de soumission.
Chaque lever représente un renouvellement de l'intention et de la conscience, passant d'un état de dévotion à un autre tout en maintenant une présence spirituelle.
Jurisprudence Comparative
L'école Hanafi limite le lever des mains au takbir d'ouverture basé sur leur évaluation des preuves conflictuelles, tout en acceptant cette narration comme authentique mais en l'interprétant différemment.
Les savants Maliki recommandent généralement le lever des mains uniquement au takbir d'ouverture, considérant les autres instances comme soit abrogées soit moins soulignées.