Le Messager d’Allah (SAW) a dit : « Il y avait deux femmes qui avaient deux enfants, et le loup est venu et a emmené le fils de l’un d’eux. Elle dit à son compagnon : « Il a emporté ton fils. » L’autre a dit : « Non, cela a emporté ton fils. » Ils ont renvoyé l’affaire à Dawud, paix et bénédictions d’Allah soient sur lui, pour jugement (concernant l’enfant restant) et il a statué en faveur de l’aîné. Puis ils allèrent trouver Sulaiman bin Dawud et lui parlèrent. Il a dit : « Donne-moi un couteau et je le couperai en deux (pour qu’il soit partagé) entre vous. » Le plus jeune lui dit : « Ne fais pas cela, qu’Allah te fasse miséricorde ; c’est son fils. Il a donc décidé que (l’enfant) appartenait à la jeune femme. Abou Hurairah dit : « Par Allah ! Je n’avais jamais entendu parler de « Sikkin » jusqu’à ce jour-là. Nous dirions seulement : 'Mudyah'.
Le Livre de l'Étiquette des Juges - Sunan an-Nasa'i 5402
Le Messager d'Allah [SAW] a dit : « Il y avait deux femmes qui avaient deux enfants, et le loup vint et emporta le fils de l'une d'elles. Elle dit à sa compagne : 'Il a emporté ton fils.' L'autre dit : 'Non, il a emporté ton fils.' Elles soumirent l'affaire à Dawud, paix sur lui, pour jugement (concernant l'enfant restant) et il jugea en faveur de la plus âgée. Puis elles allèrent voir Sulaiman bin Dawud et lui racontèrent (cela). Il dit : 'Donnez-moi un couteau et je le couperai en deux (pour le partager) entre vous.' La plus jeune dit : 'Ne fais pas cela, qu'Allah te fasse miséricorde ; c'est son fils.' Alors il jugea que (l'enfant) appartenait à la femme plus jeune. » Abu Hurairah a dit : « Par Allah ! Je n'avais jamais entendu 'Sikkin' utilisé jusqu'à ce jour. Nous disions seulement : 'Mudyah.' »
Commentaire sur la Sagesse Judiciaire
Cette narration profonde démontre la perspicacité judiciaire supérieure accordée au Prophète Sulaiman (paix sur lui). Alors que le Prophète Dawud jugeait selon des preuves apparentes favorisant la femme plus âgée, Sulaiman a employé une sagesse psychologique pour découvrir la vérité.
La division proposée de l'enfant n'était pas destinée à être exécutée mais comme un test de l'amour maternel. L'abandon immédiat de sa revendication par la vraie mère pour sauver la vie de l'enfant a révélé sa maternité authentique. Cela illustre que les juges doivent parfois employer des méthodes non conventionnelles pour discerner la vérité lorsque les preuves sont contradictoires.
Leçons en Matière de Conduite Judiciaire
Ce hadith enseigne que les juges doivent rechercher l'essence de la justice au-delà des preuves superficielles. Le jugement démontre que l'objectif de la judicature islamique est d'établir la vérité et de protéger les droits, même si cela nécessite des approches innovantes dans les limites de la Charia.
L'incident montre également la permission de réviser les jugements lorsque de nouvelles preuves ou perspectives émergent. L'appel des femmes à Sulaiman après le jugement de Dawud indique la flexibilité du système judiciaire islamique dans la poursuite de la justice ultime.
Note Linguistique
La remarque d'Abu Hurairah sur le mot « Sikkin » (couteau) au lieu de « Mudyah » reflète la richesse linguistique de l'arabe et comment les narrations prophétiques ont introduit et standardisé la terminologie. Cette attention au langage précis est cruciale dans les affaires légales où la terminologie a un poids significatif.