Il entra chez Abou Talhah Al-Ansari pour lui rendre visite (alors qu’il était malade), et il y trouva Sahl bin Hunaif. Abou Talha dit à quelqu’un d’enlever une couverture sous lui, et Sahl lui dit : « Pourquoi veux-tu l’enlever ? » Il a dit : « Parce qu’il y a des images dessus, et que le Messager d’Allah a dit ce que vous savez à leur sujet. » Il a dit : « N’a-t-il pas dit : sauf pour les motifs sur les tissus ? » Il a répondu : « Oui, mais cela me met plus à l’aise. »
Le Livre de la Parure - Sunan an-Nasa'i 5349
Cette narration de Sunan an-Nasa'i démontre l'adhésion méticuleuse des compagnons aux enseignements du Prophète concernant les images. Abu Talhah, malgré sa maladie, a cherché à retirer une couverture ornée d'images, rappelant l'interdiction générale. L'interrogation de Sahl bin Hunaif reflète la pratique savante de vérifier les exceptions textuelles, en référence à l'autorisation des motifs tissés. La déclaration finale d'Abu Talhah révèle la prudence pieuse des Sahaba, préférant le confort d'éviter les matières douteuses même lorsqu'une exemption potentielle existait.
Commentaire Savant
L'interdiction principale concerne les images dotées d'âmes qui pourraient conduire à l'idolâtrie ou à l'imitation de l'acte créateur d'Allah. Les motifs tissés sont exemptés car ils manquent de forme tridimensionnelle et ne peuvent être adorés. L'action d'Abu Talhah illustre "al-wara'" (la piété scrupuleuse) - éviter le permis lorsqu'il est proche de l'interdit. Cela nous enseigne que bien que la Shari'ah offre des concessions, les plus hauts degrés spirituels sont atteints par une précaution supplémentaire dans les affaires religieuses.
Le dialogue des compagnons démontre l'étiquette islamique appropriée : corriger avec connaissance tout en maintenant le respect. Le rappel doux de Sahl et l'acceptation humble d'Abu Talhah montrent comment les discussions religieuses doivent être menées avec sagesse et bonnes manières.