« Le Messager d’Allah [saw] est sorti, puis il est entré, et j’avais accroché un rideau sur lequel il y avait des chevaux avec des ailes. Quand il l’a vu, il a dit : « Débarrassez-vous-en. »
L'Interdiction de la Fabrication d'Images
Cette narration de Sunan an-Nasa'i 5352 démontre l'interdiction claire de créer des images d'êtres animés, en particulier ceux dotés d'une âme. L'ordre immédiat du Prophète de retirer le rideau contenant des images de chevaux ailés établit la gravité de cette question dans la loi islamique.
Commentaire des Savants
Les savants classiques expliquent que les images d'êtres animés sont interdites en raison de leur imitation de l'acte créateur d'Allah. Les chevaux ailés représentés constituent une forme de tasweer (fabrication d'images) qui s'approprie la prérogative divine. Même les images décoratives tombent sous cette interdiction lorsqu'elles représentent des créatures dotées d'une âme.
L'imam an-Nawawi déclare dans son commentaire que toutes les images d'êtres animés sont répréhensibles, qu'elles soient en relief (comme dans la sculpture) ou plates (comme dans les dessins). La présence d'ailes sur les chevaux n'atténue pas l'interdiction, car le problème fondamental reste la représentation d'êtres vivants.
Implications Pratiques
Ce hadith du Livre de la Parure enseigne aux musulmans de maintenir la pureté de leurs foyers contre les images interdites. Les savants déduisent que les images utilisées pour l'éducation des enfants ou des fins d'identification nécessaires peuvent être permises par nécessité, mais les images décoratives d'êtres animés restent interdites.
Le retrait immédiat ordonné par le Prophète indique que de tels objets ne doivent pas être conservés dans les foyers musulmans, quelles que soient leur valeur artistique ou leur attachement sentimental.