Hadiths sur Dajjal et les présages de l’heure Riyad as-Salihin 1859

Texte arabe du hadith
وعن عوف بن مالك بن الطفيل أن عائشة رضي الله عنها حدثت أن عبد الله بن الزبير رضي الله عنهما قال في بيع أو عطاء أعطته عائشة رضي الله عنها‏:‏ والله لتنتهين عائشة، أو لأحجرن عليها، قالت أهو قال هذا ‏؟‏ قالو‏:‏ نعم، قالت‏:‏ هو لله علي نذر أن لا أكلم ابن الزبير أبدا، فاستشفع بن الزبير إليها حين طالت الهجرة، فقالت‏:‏ لا والله لا أشفع فيه أبداً، ولا أتحنث إلى نذري فلما طال ذلك على ابن الزبير كلم المسور ابن مخرمة، وعبد الرحمن بن الأسود بن عبد يغوث وقال لهما‏:‏ أنشدكما الله لما أدخلتماني على عائشة رضي الله عنها، فإنها لا يحل لها أن تنذر قطيعتى، فأقبل به المسور، وعبد الرحمن حتى استأذنا على عائشة، فقالا‏:‏ السلام عليك ورحمة الله وبركاته، أندخل‏؟‏ قالت عائشة‏:‏ ادخلوا، قالوا‏:‏ كلنا‏؟‏ قالت‏:‏ نعم ادخلوا كلكم، ولا تعلم أن معهما ابن الزبير، فلما دخلوا ، دخل ابن الزبير الحجاب، فاعتنق عائشة رضي الله عنها، وطفق يناشدها ويبكي، وطفق المسور، وعبد الرحمن يناشدانها إلا كلمته وقبلت منه، ويقولان ‏:‏ إن النبي صلى الله عليه وسلم نها عما قد علمت من الهجرة، ولا يحل لمسلم أن يهجر أخاه فوق ثلاث ليال، فلما أكثروا على عائشة من التذكرة والتحريج، طفقت تذكرهما وتبكي ، وتقول‏:‏ إني نذرت والنذر شديد ، فلم يزالا بها حتى كلمت ابن الزبير، وأعتقت في نذرها ذلك أربعين رقبة، وكانت تذكر نذرها بعد ذلك فتبكي حتى تبل دموعها خمارها‏.‏ ‏(‏‏(‏رواه البخاري‏)‏‏)‏‏.‏
Traduction
'Auf bin Malik (qu’Allah l’agrée) a dit

'Aïcha (qu’Allah l’agrée) comme l’a dit Abdullah bin Az-Zubair (qu’Allah l’agrée) à propos de la vente d’un cadeau qui lui avait été offert : « Par Allah ! Si Aïcha n’arrête pas ce genre de choses, je la déclarerai inapte à administrer ses biens. 'Aïcha (qu’Allah l’agrée) demanda : « Est-ce Lui ('Abdullah bin Az-Zubair) qui l’a dit ? » Les gens ont dit : « Oui. » 'Aïcha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je jure devant Allah que je ne parlerai jamais à Ibn Az-Zubair. » Lorsque cette désertion dura longtemps, 'Abdullah bin Az-Zubair chercha à intercéder auprès d’elle, mais elle dit : « Par Allah, je n’accepterai l’intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas le péché de rompre mon vœu. » Lorsque cet état de choses se prolongea, Ibn Az-Zubair le ressentit durement. Il dit à Al-Miswar bin Makhramah et 'Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin Yaghout : « Je vous supplie au nom d’Allah de m’emmener à 'Aïcha car il est illégal pour elle de faire le vœu de rompre les relations avec moi. » Alors Al-Miswar et 'Abdur-Rahman l’emmenèrent avec eux. Ils lui demandèrent la permission en disant : « As-salamu 'alaika wa rahmatullahi wa barakatuhu ! On entre ? 'Aïcha (qu’Allah l’agrée) dit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Nous tous ? » Elle dit : « Vous tous », sans savoir qu’Ibn Az-Zubair était aussi avec eux. Lorsqu’ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce grillagée et s’empara de Aïcha (qu’Allah l’agrée), sa tante. Il lui demandait pardon et pleurait. Al-Miswar et 'Abdur-Rahman plaidèrent également en sa faveur et lui demandèrent de lui parler et d’accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit de rompre une relation parce qu’il est interdit à tout musulman de ne pas parler à son frère (ou à sa sœur, d’ailleurs) pendant plus de trois (jours). » Aussi, quand ils insistèrent pour lui rappeler la supériorité d’avoir de bonnes relations avec les parents, elle se mit à pleurer en disant : « J’ai fait un vœu qui est d’une nature très grave. » Ils persistèrent dans leur appel jusqu’à ce qu’elle parle avec 'Abdullah bin Az-Zubair, et qu’elle libère quarante esclaves en guise d’expiation pour avoir rompu son vœu. Plus tard, chaque fois qu’elle se souvenait de son vœu, elle pleurait tellement que son voile se mouillait de larmes. [Al-Bukhari].