L’excellence du rappel d’Allah Riyad as-Salihin 1417
"La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul- mulku, wa lahul-hamdu, wa Huwa 'ala kulli shai’in Qadir. La hawla wa la quwwata illa billah. La ilaha illallahu, wa la na’budu illa iyyahu, Lahun-ni’matu, wa lahul-fadlu, wa lahuth-thana’ul-hasan. La ilaha ilallahu, mukhlisina, lahud-dina, wa lau karihal-kafirun (il n’y a pas de vrai dieu en dehors d’Allah ; Il est Un. C’est à Lui qu’appartient la domination, à Lui toute louange, et à Lui il est Puissant sur toutes choses. Il n’y a de pouvoir et de puissance qu’avec Allah. Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et nous n’adorons personne en dehors de Lui, à Lui appartient la bonté et à Lui appartient la grâce, et à Lui appartient toute louange excellente. il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Nous Lui réservons exclusivement notre dévotion, bien que les mécréants puissent la détester)." Ibn Az-Zubair a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de célébrer la grandeur d’Allah en ces termes après chaque Salat (prière). [Musulman].
Aperçu et thème central
Cette invocation profonde, enseignée par le Prophète ﷺ à Ibn Az-Zubair (qu'Allah l'agrée), sert de sceau complet pour chaque prière obligatoire. Elle encapsule l'essence même du Tawhid—le monothéisme absolu—en affirmant l'unicité unique d'Allah, Sa souveraineté exclusive, Son droit exclusif à la louange, et Sa puissance infinie sur toutes choses. Le dhikr s'élève ensuite de l'affirmation théologique à l'abandon pratique, déclarant la dépendance totale du croyant envers Allah pour toute force et toute puissance, et culmine en une déclaration de dévotion sincère et exclusive même face à l'incrédulité. Dans le contexte du chapitre de Riyad as-Salihin sur le rappel, ce hadith illustre la manière optimale de conclure un acte d'adoration, transformant la fin de la prière en un renouvellement de l'alliance de foi et de gratitude.
Contexte et perspectives linguistiques
Le hadith est rapporté par Muslim d'après Abdullah ibn Az-Zubair, qui a noté que le Prophète ﷺ récitait ce dhikr spécifique après chaque prière prescrite. La phrase "La hawla wa la quwwata illa billah" est un joyau linguistique—le mot "hawl" désigne le pouvoir de changer ou de passer d'un état à un autre, tandis que "quwwah" signifie force et capacité. Ensemble, ils affirment qu'aucune transformation, aucun effort, et aucune résistance au péché n'est possible sans l'assistance d'Allah. Le terme "mukhlisina lahud-din" met l'accent sur l'ikhlas (sincérité), où la construction grammaticale implique un état de dévotion continu et habituel, non un acte momentané. La clause conclusive "wa lau karihal-kafirun" (même si les mécréants le détestent) sert de proclamation de foi provocatrice, renforçant que l'adoration du croyant ne dépend pas de l'approbation sociale mais uniquement du commandement divin. Historiquement, ce dhikr a été enseigné pendant la période médinoise lorsque la communauté musulmane faisait face à une opposition constante, en faisant une déclaration puissante de résilience et de conviction inébranlable.
Perspectives savantes clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Pour le musulman contemporain, ce dhikr offre une transition structurée de l'espace sacré de la prière aux distractions de la vie quotidienne. En le récitant après chaque prière fard, on porte l'esprit d'adoration dans le marché, le lieu de travail et la maison. Il sert de bouclier contre le désespoir et l'autosuffisance—face aux défis, le croyant se souvient que tout pouvoir appartient à Allah. Il cultive également une identité provocatrice mais sereine : dans un monde où les valeurs islamiques sont souvent ridiculisées, le croyant affirme : "Nous n'adorons que Lui, même si les mécréants le détestent." Pratiquement, on doit réciter ces mots calmement, en réfléchissant au sens de chaque phrase, et les utiliser comme un moment pour renouveler l'intention avant de se réengager dans les affaires mondaines. Le dhikr favorise également la gratitude (shukr) pour les bienfaits et la grâce d'Allah, transformant le moment après la prière en un temps de nourriture spirituelle profonde et de fermeté.