Qu’est-ce qui a été lié à l’hospitalité et quelle est la limite de l’hospitalité Jami` at-Tirmidhi 1967
Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْعَدَوِيِّ، أَنَّهُ قَالَ أَبْصَرَتْ عَيْنَاىَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَسَمِعَتْهُ أُذُنَاىَ حِينَ تَكَلَّمَ بِهِ قَالَ " مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ جَائِزَتَهُ " . قَالُوا وَمَا جَائِزَتُهُ قَالَ " يَوْمٌ وَلَيْلَةٌ وَالضِّيَافَةُ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ وَمَا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ فَهُوَ صَدَقَةٌ وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَسْكُتْ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
Traduction
Abu Shuraih Al-'Adawf a dit
« Mes yeux ont vu le Messager d’Allah, et mes oreilles l’ont entendu parler quand il parlait et il a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour dernier, qu’il honore son hôte de sa récompense. » Ils ont dit : « Quelle est la récompense ? » Il a dit : « Un jour et une nuit. » Il a dit : « Et l’hospitalité dure trois jours, tout ce qui est au-delà est charité. Et quiconque croit en Allah et au Jour dernier, qu’il dise ce qui est bon ou qu’il se taise.
Aperçu et thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam At-Tirmidhi dans les chapitres sur la droiture et le maintien des bonnes relations avec les proches, résume la nature globale de l'étiquette islamique (adab) en liant la foi en Allah et au Jour Dernier à deux pratiques sociales et verbales fondamentales : honorer l'invité et garder sa langue. Le Prophète ﷺ établit que la vraie foi n'est pas seulement une question de croyance, mais se manifeste par des actions généreuses et tangibles envers les autres et par des paroles disciplinées et bénéfiques. Le thème central est l'intégration de la croyance et du caractère (akhlaq), soulignant que l'hospitalité est un droit (haqq) avec des limites définies, tandis que la parole est un dépôt qui exige soit la bonté, soit le silence. Cet enseignement élève les interactions quotidiennes au rang d'actes d'adoration, enracinés dans la conscience de l'observation d'Allah et de la responsabilité de l'au-delà.
Contexte et aperçus linguistiques
Le hadith est rapporté par Abu Shuraih Al-Khuza'i (qu'Allah l'agrée), qui dit : "Mes yeux ont vu le Messager d'Allah, et mes oreilles l'ont entendu parler." Ce préambule vivant souligne la transmission directe et de première main de la Sunna, un principe fondamental de la jurisprudence islamique. Linguistiquement, le terme clé "al-qira" (invité) dérive de la racine q-r-y, qui connote la réception et l'hébergement d'un visiteur. Le Prophète ﷺ distingue entre "thawabuhu" (sa récompense) — un jour et une nuit d'hospitalité somptueuse et spéciale — et la "diyafah" (hospitalité) générale pour trois jours, après quoi tout soin supplémentaire est considéré comme une "sadaqah" (aumône). La phrase "fal-yaqul khairan aw liyasmut" (qu'il dise du bien ou qu'il se taise) utilise l'impératif, ce qui en fait une directive éthique contraignante. Le sabab al-wurud (contexte) se rapporte à la coutume arabe préislamique d'une hospitalité illimitée et contraignante, que le Prophète ﷺ a réglementée pour prévenir l'excès et la difficulté, institutionnalisant ainsi un ordre social équilibré et fondé sur les droits.
Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Dans notre contexte contemporain, ce hadith nous appelle à raviver la Sunna de l'hospitalité avec intention et excellence (ihsan). Lorsque nous recevons des invités, nous devons les honorer avec notre temps, notre attention et nos meilleures provisions pendant au moins un jour et une nuit, sans attendre de réciprocité, en le considérant comme un acte d'adoration pour Allah. Nous devons également veiller à ne pas nous surcharger ou surcharger nos familles, en reconnaissant qu'au-delà de trois jours, nos soins deviennent une aumône volontaire — une approche équilibrée qui maintient la générosité sans ressentiment. Parallèlement, nous sommes rappelés d'auditer notre parole : avant de parler, nous devons nous demander si nos paroles sont bonnes, bénéfiques ou nécessaires ; sinon, le silence est un acte de dévotion supérieur. Cette double pratique — hospitalité généreuse et parole disciplinée — cultive un cœur conscient du Jour Dernier, transformant nos maisons en centres de bénédiction et nos langues en instruments de miséricorde, incarnant ainsi l'essence même de la foi dans la vie quotidienne.