« Le Messager d'Allah () a interdit qu'un animal muni d'une corne ou d'une oreille d'A'dab (souche) soit abattu en sacrifice. » Qatadah (l'un des narrateurs) a déclaré : « J'en ai donc parlé à Sa'id bin Al-Musayyab et il a dit : 'A'dab est ce qui est égal ou supérieur à cela. '»
Le Livre sur les Sacrifices - Jami' at-Tirmidhi
Référence du Hadith : Jami` at-Tirmidhi 1504
Texte du Hadith
« Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit qu'un animal avec une corne ou une oreille A'dab (tronquée) soit sacrifié en offrande. » Qatadah (l'un des narrateurs) a dit : « Alors j'ai mentionné cela à Sa'eed bin Al-Musayyab et il a dit : 'Le A'dab est celui qui est égal ou supérieur à cela.' »
Commentaire Savant
Ce noble hadith établit que les animaux offerts en sacrifice doivent être exempts de défauts apparents qui diminuent leur valeur ou leur perfection. Le terme « A'dab » désigne un animal dont la corne ou l'oreille est cassée ou coupée à la racine, rendant le défaut permanent et substantiel.
La clarification de Sa'eed bin Al-Musayyab, un éminent savant tabi'i, précise que l'interdiction s'applique lorsque la partie manquante est égale ou supérieure à la moitié de la corne ou de l'oreille. Cette règle garantit que l'animal sacrificiel maintient son intégrité et son excellence, reflétant l'esprit d'offrir le meilleur à Allah.
Les savants expliquent que de tels défauts réduisent la valeur et la perfection de l'animal, contredisant l'injonction coranique d'offrir ce qui est bon et sain. Cette interdiction relève de la catégorie des « défauts évidents » (al-'awar al-bayyinah) qui invalident un animal pour l'udhiyah (sacrifice).
La sagesse derrière cette règle inclut : honorer les rites d'Allah, démontrer la sincérité dans l'adoration, et garantir que la viande sacrificielle distribuée provient d'animaux sains et complets. Les défauts mineurs n'affectant pas la qualité de la viande ou la valeur principale de l'animal sont généralement excusés.