حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ دَاوُدَ بْنِ صُبَيْحٍ، حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ دُكَيْنٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - يَعْنِي ابْنَ شَرِيكٍ الْمَكِّيَّ - عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي الشَّعْثَاءِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ أَهْلُ الْجَاهِلِيَّةِ يَأْكُلُونَ أَشْيَاءَ وَيَتْرُكُونَ أَشْيَاءَ تَقَذُّرًافَبَعَثَ اللَّهُ تَعَالَى نَبِيَّهُ وَأَنْزَلَ كِتَابَهُ وَأَحَلَّ حَلاَلَهُ وَحَرَّمَ حَرَامَهُ فَمَا أَحَلَّ فَهُوَ حَلاَلٌ وَمَا حَرَّمَ فَهُوَ حَرَامٌ وَمَا سَكَتَ عَنْهُ فَهُوَ عَفْوٌ وَتَلاَ ‏‏{‏ قُلْ لاَ أَجِدُ فِيمَا أُوحِيَ إِلَىَّ مُحَرَّمًا ‏}‏ إِلَى آخِرِ الآيَةِ ‏.‏
Traduction
Rapporté par Abdullah ibn Abbas

Les gens de la période préislamique consommaient certaines choses et en délaissaient d'autres par répugnance. Puis Allah le Très-Haut a envoyé Son Prophète et a fait descendre Son Livre, rendant licite ce qu'Il a permis et illicite ce qu'Il a interdit. Ce qu'Il a rendu licite est donc licite, ce qu'Il a rendu illicite est illicite, et ce dont Il n'a rien dit est une largesse (toléré).

Puis il a récité :

Dis : "Je ne trouve pas dans ce qui m'a été révélé d'interdit..."

jusqu'à la fin du verset.

Comment

Commentaire du Hadith : L'Abrogation des Coutumes Pré-Islamiques

Cette narration de Sunan Abi Dawud 3800 dans le Livre des Aliments (Kitab Al-At'imah) aborde le principe islamique fondamental que toutes les affaires sont présumées permises à moins d'être explicitement interdites par la révélation divine. Les Arabes pré-islamiques pratiquaient des interdictions arbitraires basées sur des coutumes et des superstitions, déclarant certains aliments impurs sans sanction divine.

La Législation Divine Remplace l'Innovation Humaine

Allah a envoyé le Prophète Muhammad (ﷺ) avec le Coran pour établir des limites claires entre le licite et l'illicite. Cela a abrogé les restrictions fabriquées par l'homme de la période de la Jahiliyyah. Le principe établi est : tout ce qu'Allah a déclaré licite reste licite, tout ce qu'Il a interdit reste interdit, et tout ce sur quoi Il est resté silencieux relève de Sa miséricorde et de Sa permission.

La Preuve Coranique

Le verset référencé (Sourate Al-An'am, 6:145) confirme que les interdictions sont uniquement déterminées par la révélation divine, et non par l'opinion humaine. Les savants expliquent que cela établit l'état originel de toutes choses comme pur et permis, sauf si des preuves indiquent le contraire. Cela s'applique particulièrement aux aliments, où la règle par défaut est la permission.

Application Savante

Les savants classiques ont déduit de ce hadith que les musulmans ne devraient pas imiter les pratiques pré-islamiques d'interdire arbitrairement ce qu'Allah a rendu licite. Le principe de « permission originelle » (al-asl fi al-ashya' al-ibahah) régit les affaires où aucune preuve textuelle claire n'existe. Cela reflète la miséricorde d'Allah et évite des restrictions inutiles sur Sa création.