Malik ibn AbuMaryam a dit : AbdurRahman ibn Ghanam est entré chez nous et nous avons discuté de la tila' et il a dit : AbuMalik al-Ash’ari m’a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) dire : « Certains de mes gens boiront certainement du vin en l’appelant d’un autre nom.
Texte et Référence du Hadith
Malik ibn AbuMaryam a dit : AbdurRahman ibn Ghanam est entré chez nous et nous avons discuté de tila' et il a dit : AbuMalik al-Ash'ari m'a raconté qu'il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Certains de mon peuple boiront assurément du vin en l'appelant par un autre nom.
Livre : Boissons (Kitab Al-Ashribah)
Auteur : Sunan Abi Dawud
Référence : Sunan Abi Dawud 3688
Commentaire sur l'Interdiction
Ce hadith profond établit le principe que changer le nom de quelque chose d'illicite n'altère pas sa nature interdite. Le Prophète (ﷺ) a prédit que certains musulmans consommeraient des intoxicants en évitant le terme "vin" (khamr) pour se tromper eux-mêmes et les autres.
La discussion sur "tila'" mentionnée dans la narration fait référence à un type spécifique de boisson alcoolisée, démontrant que toutes les boissons intoxicantes tombent sous l'interdiction, quels que soient leurs noms ou ingrédients.
Interprétation Savante
Les savants classiques comme l'Imam Nawawi ont expliqué que ce hadith applique le principe juridique : "Le jugement suit la réalité, pas le nom." Si une substance provoque l'ivresse, elle est haram, peu importe ce que les gens l'appellent.
Ibn Hajar al-Asqalani a noté que cette prophétie s'est accomplie tout au long de l'histoire islamique, avec des personnes inventant de nouveaux noms pour les intoxicants pour contourner l'interdiction claire.
Implications Légales
Ce hadith établit que toute boisson qui provoque l'ivresse est illicite, qu'elle soit dérivée de raisins, de dattes, de blé, d'orge ou de toute autre substance.
L'interdiction s'étend au-delà de la simple consommation pour inclure la vente, l'achat, la production ou la facilitation de la consommation d'intoxicants sous quelque nom que ce soit.
Les savants s'accordent unanimement à dire que ce hadith renforce l'interdiction complète de tous les intoxicants en Islam, fermant les éventuelles lacunes qui pourraient surgir par manipulation sémantique.