Ils ont dit : C'est le cercueil d'Abdullah ibn Umayr. Je l'ai donc suivi, et soudain je me suis trouvé en présence d'un homme vêtu d'un vêtement fin sur sa monture, et sur sa tête il y avait un morceau de tissu pour le protéger du soleil. J'ai demandé : « Qui est ce notable ? » Ils ont répondu : « C'est Anas ibn Malik. »
Lorsque le cercueil fut posé, Anas se leva et fit la prière funéraire sur lui, tandis que j'étais juste derrière lui, sans qu'aucun obstacle ne se dresse entre lui et moi. Il se tint près de sa tête et prononça quatre takbirs, sans traîner ni se presser, puis il alla s'asseoir.
Ils dirent : « Ô Abu Hamzah, voici une femme des Ansar. » On l'approcha, et elle avait un brancard vert. Il se tint au niveau de ses hanches et fit la prière sur elle de la même manière qu'il l'avait faite pour l'homme, puis il s'assit.
Al-Ala ibn Ziyad dit : « Ô Abu Hamzah, est-ce ainsi que le Messager d'Allah (ﷺ) priait sur les défunts, en prononçant quatre takbirs et en se tenant près de la tête de l'homme et des hanches de la femme ? » Il répondit : « Oui. »
Il demanda : « Ô Abu Hamzah, as-tu combattu avec le Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Oui, j'ai combattu avec lui à Hunayn. Les polythéistes sont sortis et ont chargé contre nous au point que nous avons vu nos chevaux derrière nos dos. Il y avait parmi les gens un homme qui chargeait contre nous, nous frappant et nous brisant. Allah les a vaincus, et l'on commença à les amener pour lui prêter serment d'allégeance à l'islam.
Un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) dit : "J'ai un vœu : si Allah amène cet homme qui nous brisait depuis le matin, je lui frapperai la nuque." Le Messager d'Allah (ﷺ) garda le silence. L'homme fut amené, et lorsqu'il vit le Messager d'Allah (ﷺ), il dit : "Ô Messager d'Allah, je me suis repenti auprès d'Allah." Le Messager d'Allah (ﷺ) s'abstint de lui prêter serment afin que l'autre accomplisse son vœu, mais l'homme se mit à guetter le Messager d'Allah (ﷺ) pour qu'il ordonne son meurtre, tout en craignant que le Messager d'Allah (ﷺ) ne le tue. Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) vit qu'il ne faisait rien, il lui prêta serment.
L'homme dit : "Ô Messager d'Allah, et mon vœu ?" Il répondit : "Je ne me suis abstenu de lui aujourd'hui que pour que tu accomplisses ton vœu." Il dit : "Ô Messager d'Allah, n'aurais-tu pas pu me faire un signe ?" Le Prophète (ﷺ) dit : "Il ne sied pas à un Prophète de faire un signe."
Abu Ghalib dit : J'ai interrogé sur la manière dont Anas se tenait au niveau des hanches de la femme, et l'on m'a raconté que c'était simplement parce qu'il n'y avait pas de cercueils couverts, et l'imam se tenait en face des hanches de la femme pour la dissimuler aux gens.
Abu Dawud a dit : La parole du Prophète (ﷺ) « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a de divinité qu'Allah" » a aboli de ce hadith l'application du vœu en raison de sa déclaration : « Je me suis repenti ».