حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، وَيَحْيَى بْنُ زَكَرِيَّا، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ بْنِ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ اعْتَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ أَنْ يَحُجَّ ‏.‏
Traduction
AbuBakr ibn AbdurRahman a dit

Elle a dit : AbuMa’qil a accompagné le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) pendant le hajj. Quand il est venu (à elle), elle a dit : "Tu sais que le hajj m’incombe. Ils marchèrent jusqu’à ce qu’ils lui rendent visite (c’est-à-dire le Prophète) et qu’elle lui demande : « Messager d’Allah, le hajj est dû de ma part, et AbuMa’qil a un chameau.

AbuMa’qil a dit : « Elle a dit la vérité, je l’ai dédiée au sentier d’Allah.

Le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Donne-le-lui, c’est dans le sentier d’Allah. » Il lui donna donc le chameau.

Elle dit alors : « Messager d’Allah, je suis une femme qui est devenue âgée et malade. Y a-t-il une action qui me suffirait comme hajj ?

Il a répondu : la omra accomplie pendant le Ramadan est suffisante comme hajj.

Comment

Commentaire du Hadith : Les Rites du Hajj (Kitab Al-Manasik Wa'l-Hajj)

Sunan Abi Dawud 1988 - Ce récit d'Umm Ma'qil offre des perspectives profondes sur la flexibilité et la miséricorde dans la jurisprudence islamique concernant les obligations du pèlerinage.

Analyse Savante de la Dédicace du Chameau

Lorsqu'Abu Ma'qil a déclaré son chameau dédié à la cause d'Allah, le Prophète (ﷺ) a permis son transfert à sa femme pour le Hajj. Les savants classiques expliquent que cela démontre que les objets voués à la charité générale (sadaqah) peuvent être dirigés vers des fins pieuses spécifiques, y compris permettre à quelqu'un d'accomplir son Hajj obligatoire.

L'imam Al-Nawawi commente que cette décision montre la permission de transférer des biens voués à des proches parents lorsqu'elle sert un objectif religieux légitime, réfutant toute notion que de tels transferts constituent du népotisme lorsqu'ils sont faits avec une intention pure.

La Règle sur l'Umrah pendant le Ramadan

La déclaration du Prophète selon laquelle "l'Umrah accomplie pendant le Ramadan est équivalente au Hajj" est comprise par les savants comme signifiant qu'elle porte la récompense du Hajj, et non qu'elle remplace le Hajj obligatoire pour ceux qui en sont capables. Cela est basé sur le principe d'interprétation textuelle où l'équivalence en récompense ne signifie pas nécessairement l'équivalence en obligation.

Ibn Qudamah dans Al-Mughni explique que cette vertu spéciale s'applique uniquement au Ramadan, car c'est le mois le plus béni où les bonnes actions sont multipliées. L'école hanafite souligne que cela se réfère à la récompense spirituelle, tandis que l'école shafi'ite note qu'elle profite particulièrement à ceux qui ont des excuses légitimes pour ne pas accomplir le Hajj.

Principes Jurisprudentiels Dérivés

Ce hadith établit le principe juridique islamique de prendre en compte les circonstances individuelles (rukhsah) dans les obligations religieuses. La femme âgée et malade n'a pas été dispensée du Hajj entièrement, mais on lui a donné une alternative qui a satisfait son besoin spirituel tout en reconnaissant ses limitations physiques.

Les commentateurs classiques soulignent comment ce récit démontre la nature compatissante de la loi islamique, où l'adoration divine est destinée à élever plutôt qu'à accabler les croyants, en particulier ceux qui font face à de réelles difficultés dans l'accomplissement de leurs devoirs religieux.