Le Prophète (ﷺ) a dit : les gens de deux religions différentes n’hériteraient pas l’un de l’autre.
Texte et Référence du Hadith
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les personnes de deux religions différentes n'héritent pas les unes des autres. »
Source : Sunan Abi Dawud 2911 | Livre : Parts d'Héritage (Kitab Al-Fara'id)
Signification et Règle Légale
Ce hadith établit un principe fondamental dans le droit successoral islamique : l'héritage est conditionné par l'unité religieuse. Un musulman ne peut pas hériter d'un non-musulman, et un non-musulman ne peut pas hériter d'un musulman, quelle que soit leur relation familiale (par exemple, père, fils, frère).
La sagesse derrière cette règle est que l'héritage renforce les liens de parenté et de foi. C'est un droit qui découle de la base partagée de la croyance (iman) et de la fraternité de l'islam. Ce principe protège la richesse de la communauté musulmane contre son transfert à l'extérieur et empêche l'affaiblissement de l'engagement religieux par des héritages mixtes.
Commentaire Savant
Le consensus (ijma') des compagnons et des premières générations de savants était qu'une différence de religion est une barrière permanente à l'héritage. Cette règle s'applique à toutes les formes de mécréance (kufr), ce qui signifie qu'un chrétien ne peut pas hériter d'un juif, un zoroastrien d'un hindou, etc., tout comme un musulman ne peut hériter d'aucun d'entre eux, et vice versa.
Si une personne embrasse l'islam, son droit à hériter n'est établi qu'à partir de ce moment concernant les successions des musulmans qui meurent après sa conversion. Elle n'hérite pas des successions des parents décédés avant sa conversion à l'islam.
Cette loi divine souligne que le lien le plus fort est celui de la foi, qui prime même sur le lien du sang en matière de décret divin et de transfert de richesse dans ce monde.