Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un laisse une dette ou une famille sans défense, je serai responsable – et parfois le narrateur disait : Allah et Son messager seront responsables – mais si quelqu’un laisse des biens, ils vont à ses héritiers. Je suis l’héritier de celui qui n’en a pas, je lui paye du sang et j’hérite de lui ; et un oncle maternel est l’héritier de celui qui n’en a pas, payant pour lui un esprit de sang et héritant de lui.
Texte du Hadith - Sunan Abi Dawud 2899
Le Prophète (ﷺ) a dit : Si quelqu'un laisse une dette ou une famille démunie, j'en serai responsable - et parfois le narrateur a dit : Allah et Son Apôtre en seront responsables - mais si quelqu'un laisse des biens, ils vont à ses héritiers. Je suis l'héritier de celui qui n'en a pas, payant le prix du sang pour lui et héritant de lui ; et un oncle maternel est l'héritier de celui qui n'en a pas, payant le prix du sang pour lui et héritant de lui.
Commentaire sur la responsabilité prophétique
Ce noble hadith établit le principe islamique que l'État (représenté par l'Imam) assume la responsabilité des citoyens qui meurent en laissant des dettes ou des membres de la famille dépendants sans moyens de subsistance. Cela démontre la nature complète de la protection sociale islamique.
La déclaration du Prophète "J'en serai responsable" fait référence à sa capacité de leader de la communauté musulmane. En termes contemporains, cette responsabilité incombe au gouvernement islamique ou au trésor public (Bayt al-Mal).
Principes d'héritage clarifiés
La phrase "si quelqu'un laisse des biens, ils vont à ses héritiers" affirme le principe fondamental du droit successoral islamique selon lequel la distribution de la richesse suit des parts prescrites divinement à des héritiers spécifiques, et non des legs arbitraires.
La déclaration "Je suis l'héritier de celui qui n'en a pas" établit l'État comme l'héritier ultime pour ceux sans héritiers légaux (dhawi al-arham). Cela empêche la richesse de devenir sans propriétaire et assure son utilisation appropriée pour le bien public.
Signification de l'oncle maternel
La mention spécifique de l'oncle maternel (khāl) comme héritant lorsqu'il n'y a pas d'héritiers directs est significative. Les savants expliquent que cela se réfère aux cas où il n'y a pas d'héritiers coraniques (dhawi al-furūd) ou d'héritiers agnatiques (asabah).
Cette règle donne la priorité aux parents maternels sur les parents paternels plus éloignés dans certaines circonstances, reflétant la nature complète de l'héritage islamique qui prend en compte les liens de parenté paternels et maternels.
Implications juridiques
Le hadith établit deux principes juridiques importants : Premièrement, l'État hérite de ceux sans héritiers. Deuxièmement, l'État assume la responsabilité des paiements du prix du sang (diyah) pour les crimes non réclamés, maintenant l'ordre social et la justice.
Cette approche complète garantit qu'aucun musulman ne meurt sans que ses affaires soient correctement réglées, qu'il s'agisse d'obligations financières ou de questions d'héritage, reflétant la perfection de la loi islamique dans la prise en compte de toutes les circonstances humaines.