حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ مُعَاوِيَةَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ، عَامَ حَجَّ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ وَتَنَاوَلَ قُصَّةً مِنْ شَعْرٍ كَانَتْ فِي يَدِ حَرَسِيٍّ يَقُولُ يَا أَهْلَ الْمَدِينَةِ أَيْنَ عُلَمَاؤُكُمْ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْ مِثْلِ هَذِهِ وَيَقُولُ ‏"‏ إِنَّمَا هَلَكَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ حِينَ اتَّخَذَ هَذِهِ نِسَاؤُهُمْ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
'Abd Allah (b. Mas’us) a dit

Allah a maudit la femme qui tatoue et les femmes qui se font tatouer elles-mêmes, les femmes qui ajoutent de faux cheveux (selon la version de Muhammad b. Isa) et les femmes qui s’arrachent les cheveux du visage (selon la version sur 'Uthman). La version convenue est alors la suivante : Les femmes qui espacent entre leurs dents pour la beauté, changeant ce qu’Allah a créé. Lorsqu’une femme des Banu Asad appelée Umm Ya’qoub, qui avait lu le Coran (selon la version de 'Uthman) l’a entendu, elle est venue à lui (selon la version convenue) et lui a dit : J’ai entendu dire que tu as maudit les femmes qui tatouent, celles qui se font tatouer, celles qui ajoutent de faux cheveux (selon la version de Mohammed), ceux qui leur arrachent les cheveux du visage, et ceux qui font des espaces entre leurs dents (selon la version convenue), pour changer ce qu’Allah a créé (selon la version d’Uthman). Il a dit : « Pourquoi ne devrais-je pas maudire ceux que le Messager d’Allah (ﷺavait maudits et ceux qui ont été mentionnés dans le Livre d’Allah ? Elle a dit : « Je l’ai lu d’un bout à l’autre et je n’y ai rien trouvé. Il a dit : « Je le jure par Allah, si vous le lisiez, vous l’auriez trouvé. Il lut ensuite : « Ce que l’Apôtre vous a apporté, vous l’acceptez, et ce qu’il vous a défendu, abstenez-vous-en. Elle a dit : « Je trouve certaines de ces choses chez toi, femme. Il dit : « Entrez (dans la maison) et voyez. Elle dit : « Je suis entrée (dans la maison) et j’en suis sortie. Il demanda : Qu’avez-vous vu ? Elle a dit : « Je n’ai rien vu. Il a dit : « S’il en avait été ainsi, elle n’aurait pas été avec nous. C’est selon la version d’Uthman.

Comment

Commentaire du Hadith : Interdiction des Altérations Artificielles

Ce récit de Sunan Abi Dawud 4169 aborde des décisions importantes concernant la parure des femmes et la préservation de la création naturelle. La malédiction du Prophète sur ceux qui s'engagent dans le tatouage, les extensions de cheveux, l'épilation des poils du visage et l'écartement des dents démontre la gravité d'altérer la création d'Allah pour une simple embellissement.

Analyse Savante des Actes Interdits

Le tatouage (al-washimah) implique de marquer la peau de façon permanente, ce que les savants considèrent comme une violation de la sainteté du corps et une imitation des cultures mécréantes.

Les extensions de cheveux (al-mustawsilah) créent une tromperie sur l'apparence naturelle et ressemblent à la pratique de l'ignorance pré-islamique (jahiliyyah).

L'épilation des poils du visage (al-namisah) supprime ce qu'Allah a créé et imite le genre opposé, ce qui est strictement interdit dans la loi islamique.

L'écartement des dents (al-mutafallijat) crée artificiellement des espaces entre les dents uniquement à des fins cosmétiques, altérant la création divine sans nécessité.

Méthodologie Juridique et Réponse à l'Objection

La réponse du compagnon à Umm Ya'qub établit le principe fondamental que les interdictions du Prophète ont le même poids que les injonctions coraniques. Sa citation de « Ce que l'Apôtre vous a apporté, acceptez-le, et ce qu'il a interdit, abstenez-vous-en » démontre le lien indissociable entre la révélation coranique et la guidance prophétique.

La démonstration pratique impliquant l'inspection de son foyer montre l'engagement des compagnons à mettre en œuvre ces décisions sans exception, renforçant l'authenticité et l'universalité de ces interdictions.