حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ مُعَاوِيَةَ بْنَ أَبِي سُفْيَانَ، عَامَ حَجَّ وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ وَتَنَاوَلَ قُصَّةً مِنْ شَعْرٍ كَانَتْ فِي يَدِ حَرَسِيٍّ يَقُولُ يَا أَهْلَ الْمَدِينَةِ أَيْنَ عُلَمَاؤُكُمْ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْ مِثْلِ هَذِهِ وَيَقُولُ ‏"‏ إِنَّمَا هَلَكَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ حِينَ اتَّخَذَ هَذِهِ نِسَاؤُهُمْ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Rapporté par Ibn 'Abbas

La femme qui fournit des faux cheveux et celle qui les demande, la femme qui s’arrache les cheveux pour d’autres personnes et la femme qui s’épile elle-même, la femme qui tatoue et celle qui le fait faire quand il n’y a pas de maladie pour le justifier ont été maudites.

Abou Dawud a dit : « Wassila signifie la femme qui ajoute de faux cheveux aux cheveux des femmes. Mustawsilah signifie celui qui demande d’ajouter les cheveux à ses cheveux. Namisah signifie une femme qui arrache les cheveux du front jusqu’à ce qu’elle les amincisse ; mutanammisah signifie la femme qui s’épile ; Washimah est une femme qui se tatoue le visage avec de l’antimoine ou de l’encre ; Mustawshimah est une femme avec qui c’est fait.

Comment

Commentaire du Hadith : Interdiction de l'Embellissement Artificiel

Cette narration profonde de Sunan Abi Dawud 4170 aborde diverses formes d'embellissement artificiel qui altèrent la création naturelle d'Allah. La malédiction complète mentionnée englobe à la fois le praticien et le client, indiquant la gravité de ces actions dans la loi islamique.

Analyse Savante des Termes

Al-Wāṣilah : La femme qui attache de faux cheveux à la tête d'une autre, créant une tromperie sur la beauté naturelle. Les savants considèrent cela comme une forme de tromperie (ghish) et d'altération de la création d'Allah.

Al-Mustawṣilah : Celle qui recherche une telle attache de cheveux artificiels, également coupable pour avoir exigé l'altération de la création divine.

Al-Nāmisah : La professionnelle qui épile les sourcils pour les remodeler, les rendant anormalement fins. Cela relève de l'interdiction de "an-nams" mentionnée dans d'autres narrations authentiques.

Al-Mutanammisah : La femme qui se fait épiler les sourcils, partageant le péché en consentant à cette altération.

Al-Wāshimah : L'artiste tatoueuse qui marque la peau de façon permanente, changeant la création d'Allah sans besoin médical légitime.

Al-Mustawshimah : Celle qui reçoit des tatouages, participant volontairement à cette altération permanente de la forme naturelle.

Règlements Juridiques et Exceptions

Les savants classiques de tous les madhāhib s'accordent sur l'interdiction de ces actes basée sur ce hadith. L'exception pour nécessité médicale (comme la chirurgie reconstructrice après une blessure ou une maladie) démontre l'approche équilibrée de l'islam - interdisant la vanité tout en permettant les besoins authentiques.

L'imam Nawawi explique que ces interdictions visent à préserver la création naturelle et à prévenir la tromperie dans les contrats de mariage. Ibn Qudāmah souligne que la malédiction indique un statut de péché majeur, nécessitant un repentir sincère.

Applications Contemporaines

Les savants modernes étendent ces décisions pour inclure : les extensions de cheveux, le microblading, le maquillage permanent, le tatouage cosmétique et l'épilation des sourcils au fil. Le principe demeure - toute altération permanente ou semi-permanente des traits naturels sans nécessité médicale relève de cette interdiction.

Les ornements temporaires comme le henné ou les cosmétiques non permanents sont généralement autorisés, car ils n'altèrent pas de façon permanente la création d'Allah.