Ce qu’une personne devrait dire quand elle dit le Taslim Sunan Abi Dawud 1505
« Mu’awiyah a écrit à al-Mughirah b. Shu’bah : « Que récitait le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il faisait le Taslim (salutation) dans la prière ? » Al-Mughirah dicta et écrivit à Mu’awiyah : « Le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) avait l’habitude de dire (à la fin de la prière après le taslim) : « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah, Seul, qui n’a pas d’associé, à Lui appartient la domination, à Lui est due la louange, et Il est Omnipotent. Ô Allah, aucune canne ne retient ce que Tu donnes et ne donne ce que Tu retiens, et personne ne profite à l’homme fortuné, car c’est de Toi que vient la fortune. '"
🎯 Aperçu et thème central
Ce hadith profond, transmis par l'interrogation de Mu'awiyah à al-Mughirah ibn Shu'bah, résume l'essence du dhikr après la prière tel qu'enseigné par le Messager d'Allah (ﷺ). Le thème central est l'affirmation de l'unicité absolue d'Allah (Tawhid), de Sa souveraineté exclusive (Mulk) et de Sa puissance parfaite (Qudrah), suivie d'une supplication qui reconnaît le contrôle absolu d'Allah sur le don et le refus. Le hadith sert de sceau spirituel complet à la prière, renforçant la servitude et la dépendance du croyant envers Allah seul, tout en niant toute forme d'association (shirk) et en affirmant que tout bénéfice et toute fortune proviennent uniquement de Lui.
📖 Contexte et aperçus linguistiques
Cette narration provient d'un échange historique entre Mu'awiyah (alors gouverneur de Syrie) et al-Mughirah ibn Shu'bah (gouverneur de Koufa), reflétant le souci méticuleux de la première communauté de préserver les paroles exactes du Prophète (ﷺ). La phrase clé "Laa ilaaha illa Allahu wahdahu laa shareeka lah" souligne le monothéisme absolu avec le "wahdahu" emphatique (Seul) et "laa shareeka lah" (sans associé), contrant tout polythéisme latent. "Lahu al-mulk wa lahu al-hamd" déclare la domination exclusive d'Allah et Sa dignité de louange, tandis que "wa Huwa 'ala kulli shay'in Qadeer" affirme Son omnipotence. La supplication "Allahumma laa maani'a lima a'tayta wa laa mu'tiya lima mana'ta" utilise les formes de participe actif pour souligner qu'aucune force ne peut altérer le décret d'Allah, et "wa laa yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd" — où "jadd" désigne la richesse, la fortune ou la grandeur — clarifie que le statut mondain ou les moyens ne peuvent profiter à personne sauf par la volonté d'Allah, car toute fortune provient de Lui.
💎 Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
- Le hadith établit la Sunna de réciter un dhikr spécifique immédiatement après le taslim de la prière obligatoire, démontrant que le Prophète (ﷺ) s'engageait constamment dans ces rappels, que les juristes considèrent comme recommandés (mustahabb) pour chaque musulman.
- Il renforce le principe théologique d'al-Qada' wa al-Qadar (décret divin et destinée), enseignant que la volonté d'Allah est absolue et sans contestation — un pilier central de Ahl al-Sunnah contre les déviations mu'tazilites et qadarites qui prétendaient un pouvoir humain indépendant.
- La phrase "wa laa yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd" fournit une leçon éthique cruciale : le rang mondain, la richesse ou la lignée n'ont aucun mérite inhérent devant Allah ; seule la foi sincère et les actes de piété, accordés par la grâce d'Allah, ont de la valeur — sapant l'arrogance et la supériorité basée sur la classe.
- Les savants classiques comme l'imam Ibn Hajar al-Asqalani ont noté que ce dhikr combine la glorification (tamjid), la supplication (du'a) et la reconnaissance de la souveraineté divine, ce qui en fait un acte d'adoration complet qui clôt la prière avec humilité et espoir.
"Ce dhikr englobe les significations du Tawhid, de la louange et de l'affirmation de l'omnipotence d'Allah, et c'est une protection pour le croyant contre l'orgueil et le désespoir, car il enseigne que tout bien vient d'Allah et que tout pouvoir Lui appartient seul." — Imam Ibn Rajab al-Hanbali, Jami' al-'Ulum wa al-Hikam
🌱 Vie quotidienne et application spirituelle
Dans nos vies contemporaines, ce hadith offre une pratique transformatrice : après chaque prière obligatoire, nous devrions faire une pause et réciter ces paroles avec une pleine présence de cœur, leur permettant de remodeler notre vision du monde. En affirmant "Laa ilaaha illa Allah", nous renouvelons notre alliance de monothéisme dans un âge de distraction et de fausses idoles — que ce soit la richesse matérielle, le statut ou l'autosuffisance. La déclaration "Lahu al-mulk" nous rappelle que nos succès et nos échecs sont sous le contrôle d'Allah, dissolvant l'anxiété concernant les résultats et favorisant le tawakkul (confiance en Allah). La supplication "laa maani'a lima a'tayta" nous enseigne à être reconnaissants pour les bénédictions et patients dans les épreuves, sachant que la sagesse d'Allah dépasse notre compréhension. Pratiquement, nous pouvons mettre cela en œuvre en mémorisant le dhikr, en le récitant lentement après chaque prière fard, et en réfléchissant à ses significations avant de nous précipiter dans les affaires mondaines. Cette pratique cultive l'ihsan — adorer Allah comme si nous Le voyions — et instille un profond sentiment d'humilité, de gratitude et de confiance qui imprègne chaque aspect de nos interactions quotidiennes, de nos décisions et de nos relations.