Le Prophète (ﷺ) se souciait de la manière de rassembler les gens pour la prière. On lui dit : « Dresse un étendard à l'approche de l'heure de la prière ; lorsqu'ils le verront, ils s'en informeront les uns les autres. » Mais cela ne lui plut pas.
On lui mentionna alors le qunq - c'est-à-dire le shabur - et Ziyad a dit : le shabur des Juifs. Cela ne lui plut pas et il dit : « C'est une affaire des Juifs. »
Puis on lui mentionna le naqus (la cloche) et il dit : « C'est une affaire des chrétiens. »
Abdullah ibn Zayd ibn Abd Rabbihi s'en retourna alors, accablé par le souci du Messager d'Allah (ﷺ), et il vit l'appel à la prière en songe. Le lendemain matin, il se rendit auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et l'informa, en disant : « Ô Messager d'Allah, j'étais entre le sommeil et l'état de veille lorsqu'un venu m'est apparu et m'a montré l'appel à la prière. »
Umar ibn al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) l'avait déjà vu avant cela, mais il l'avait tenu secret pendant vingt jours. Ensuite, il en informa le Prophète (ﷺ) qui lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de m'en informer ? » Il répondit : « Abdullah ibn Zayd m'a devancé et j'ai eu de la pudeur. »
Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Ô Bilal, lève-toi et vois ce que te commande Abdullah ibn Zayd, et fais-le. » Bilal procéda alors à l'appel à la prière.
Abu Bishr a dit : Abu Umayr m'a informé que les Ansar pensaient que si Abdullah ibn Zayd n'avait pas été malade ce jour-là, le Messager d'Allah (ﷺ) l'aurait désigné comme muadhdhin.