La prière était prescrite comme consistant en deux rak’ahs à la fois lorsque l’on résidait et que l’on voyageait. La prière pendant le voyage a été laissée selon la prescription originale et la prière de celui qui résidait a été améliorée.
La prescription originelle de la prière
Le hadith indique que lorsque la prière a été initialement prescrite, elle consistait en deux rak'ahs pour les résidents et les voyageurs. Cette règle fondamentale démontre la miséricorde initiale d'Allah envers la oumma, établissant une prière gérable dans toutes les circonstances.
Distinction entre voyageur et résident
La prière du voyageur est restée à deux rak'ahs dans le cadre des concessions (rukhas) accordées par la loi islamique pour alléger le fardeau de l'adoration pendant les voyages. Cette règle reflète le principe selon lequel « Allah veut la facilité pour vous, et ne veut pas la difficulté pour vous » (Coran 2:185).
Pour les résidents, la prière a été améliorée à quatre rak'ahs pour les prières de Zhuhr, 'Asr et 'Isha, tandis que Fajr est restée à deux et Maghrib à trois rak'ahs. Cette amélioration représente l'achèvement de la faveur d'Allah envers les croyants.
Implications juridiques
Cette règle établit que raccourcir les prières pendant le voyage n'est pas une réduction d'un état complet, mais plutôt le maintien de la prescription originelle. La prière du résident représente une augmentation de la récompense et du bénéfice spirituel.
Les savants s'accordent à dire que le voyageur doit raccourcir les prières de quatre rak'ahs à deux rak'ahs, car c'était le commandement originel et cela reste la règle pour ceux qui remplissent les conditions du voyage.
Référence de la source
Ce commentaire est basé sur la compréhension classique du hadith trouvé dans Sunan Abi Dawud 1198 du livre « Prière (Kitab Al-Salat) : Règles détaillées de la loi sur la prière pendant le voyage » par Sunan Abi Dawud.