Nous a rapporté Ahmad bin Abi Shu'aib et 'Abd al-'Aziz bin Yahya al-Harrani, ont dit: Nous a rapporté Muhammad bin Salamah, d'après Muhammad bin Ishaq, d'après Saliit bin Ayyub, d'après 'Ubaidullah bin 'Abd al-Rahman bin Rafi' al-Ansari, puis al-Adawi, d'après Abu Sa'id al-Khudri, qui a dit: J'ai entendu le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, alors qu'on lui disait: On puise de l'eau pour toi du puits de Buda'ah, et c'est un puits dans lequel on jette la chair des chiens, les chiffons de menstruation et les excréments des gens. Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit: «L'eau est pure, rien ne la souille».
Abu Dawud a dit: J'ai entendu Qutaibah bin Sa'id dire: J'ai interrogé le responsable du puits de Buda'ah sur sa profondeur, il a dit: Au maximum, l'eau atteint le pubis. J'ai dit: Et lorsqu'elle baisse? Il a dit: En dessous de la zone intime.
Abu Dawud a dit: J'ai mesuré le puits de Buda'ah avec mon vêtement que j'ai étendu par-dessus, puis je l'ai arpenté, et sa largeur était de six coudées. J'ai demandé à celui qui m'a ouvert la porte du verger et m'y a fait entrer: Sa structure a-t-elle été modifiée par rapport à ce qu'elle était? Il a dit: Non. Et j'y ai vu de l'eau dont la couleur avait changé.
Purification (Kitab Al-Taharah) - Sunan Abi Dawud 67
J'ai entendu que les gens ont demandé au Prophète d'Allah (ﷺ) : De l'eau vous est apportée du puits de Buda'ah. C'est un puits dans lequel des chiens morts, des vêtements menstruels et des excréments humains sont jetés. Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu : En vérité, l'eau est pure et n'est souillée par rien.
Commentaire savant
Ce hadith établit le principe fondamental que l'eau dans son état naturel reste pure et ne peut être rendue impure par des contaminants externes qui y tombent. Le puits de Buda'ah contenait diverses najasat (impuretés), mais le Prophète a déclaré son eau pure pour la purification rituelle.
Les savants expliquent que l'eau courante ou de grandes quantités d'eau (plus de deux qullah, environ 500 ratl) ne deviennent pas impures à moins que leur goût, couleur ou odeur ne change substantiellement. La profondeur et la largeur du puits mentionnées par Abu Dawud indiquent qu'il contenait une quantité suffisante pour maintenir la pureté malgré les impuretés.
Cette décision reflète le principe islamique de faciliter les difficultés dans l'adoration et d'éviter les restrictions inutiles. La pureté inhérente de l'eau est maintenue à moins qu'elle ne soit définitivement altérée, permettant aux musulmans d'utiliser les sources d'eau naturelles sans souci excessif des contaminants mineurs potentiels.
Implications juridiques
Ce hadith forme la base de la position majoritaire selon laquelle les grandes masses d'eau restent pures malgré le contact avec des impuretés, à condition que les qualités essentielles de l'eau restent inchangées.
L'école Maliki a une vision plus stricte, considérant toute eau touchée par une impureté comme contaminée. Cependant, les écoles Hanafi, Shafi'i et Hanbali suivent le principe établi ici, avec des différences mineures dans la quantification des masses d'eau "grandes".