Musaddad et Ahmad bin Abi Shu'aib al-Harrani nous ont rapporté, tous deux ont dit: Waki' nous a rapporté, Dalham bin Salih nous a rapporté, d'après Hujair bin Abdillah, d'après Ibn Buraidah, d'après son père, que le Négus offrit au Messager d'Allah ﷺ deux chaussettes en cuir (khuffain) noires et simples. Il les mit, puis fit ses ablutions et passa ses mains mouillées par-dessus.
Musaddad a rapporté cela d'après Dalham bin Salih.
Abu Dawud a dit: Ceci fait partie de ce qui a été rapporté exclusivement par les gens de Bassorah.
Purification (Kitab Al-Taharah) - Sunan Abi Dawud 155
Cette narration de Sunan Abi Dawud décrit un incident où le Négus (souverain d'Abyssinie) a offert au Prophète Muhammad (ﷺ) deux simples chaussettes noires, après quoi le Prophète les a portées et a effectué les ablutions, en essuyant dessus au lieu de les retirer.
Commentaire savant sur l'essuyage sur les chaussettes
La permission d'essuyer sur les chaussettes en cuir (khuffayn) est établie dans les traditions authentiques, mais cette narration particulière concerne les chaussettes en tissu ordinaires. Les savants classiques diffèrent dans leur interprétation : certains juristes hanafites et hanbalites permettent l'essuyage sur tout type de chaussettes qui remplissent certaines conditions (épaisseur, durabilité et couverture de la zone obligatoire), tandis que les savants chafi'ites et malikites le restreignent généralement aux chaussettes en cuir spécifiquement.
La condition pour essuyer sur les chaussettes est qu'elles doivent être mises en état de pureté, et l'essuyage est valable pour un jour et une nuit pour les résidents, ou trois jours et nuits pour les voyageurs. L'essuyage est effectué sur la surface supérieure des chaussettes avec les mains mouillées.
Analyse de la chaîne de narration
La remarque d'Abu Dawud que cette tradition a été rapportée uniquement par les gens de Bassorah indique qu'elle a une chaîne de transmission limitée. Bien que les principaux narrateurs soient dignes de confiance, la nature solitaire de ce rapport la place dans la catégorie des hadiths qui nécessitent un examen attentif. Certains savants la considèrent comme une narration faible, tandis que d'autres l'acceptent comme preuve pour l'application plus large de l'essuyage sur divers types de couvre-pieds.
Application juridique pratique
En termes pratiques, la majorité des savants classiques ont exercé la prudence et ont maintenu la position que l'essuyage n'est permis que sur les chaussettes en cuir. Cependant, certains savants contemporains, considérant les chaussures modernes et le principe de faciliter les difficultés, ont étendu la règle aux chaussettes épaisses qui empêchent l'eau de pénétrer et remplissent les autres conditions. Le chercheur de connaissance doit suivre la position de son école de jurisprudence qualifiée dans cette affaire.