Moi et certaines personnes étions partenaires d’un esclave. Je l’ai employé à quelques travaux en l’absence de l’un des associés. Il a obtenu des gains pour moi. Il m’a contesté et a contesté le cas de sa revendication de sa part dans les gains devant un juge, qui m’a ordonné de lui rendre les gains (c’est-à-dire sa part). Je suis alors venu trouver Urwah ibn az-Zubayr et je lui ai raconté l’affaire. Urwah vint alors à lui et lui raconta une tradition du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) sur l’autorité d’Aïcha : Le profit suit la responsabilité.
Commentaire du Hadith : Sunan Abi Dawud 3509
Du Livre des Salaires (Kitab Al-Ijarah), cette narration présente un principe fondamental du droit commercial islamique : "Al-Kharaj bi-d-Daman" - le profit suit la responsabilité.
Analyse Juridique
L'affaire concerne un partenariat (shirkah) où un partenaire a employé l'esclave partagé sans le consentement de l'autre. La décision du juge et la clarification ultérieure d'Urwah établissent que les gains appartiennent à ceux qui assument le risque et la responsabilité.
Lorsqu'un partenaire emploie unilatéralement une propriété partagée, les profits qui en résultent doivent être partagés proportionnellement, car tous les partenaires assument collectivement le risque sous-jacent de propriété.
Principe de Responsabilité et de Récompense
La maxime "le profit suit la responsabilité" signifie que le gain financier est intrinsèquement lié à l'assomption de la responsabilité. On ne peut pas revendiquer des droits exclusifs sur les profits provenant d'actifs partagés sans une assumption correspondante du risque.
Ce principe empêche l'exploitation dans les partenariats et assure une distribution équitable basée sur la contribution réelle et la prise de risque.
Application Savante
Les juristes classiques ont appliqué cette décision à divers scénarios : bétail partagé, terres agricoles et partenariats commerciaux. L'élément essentiel est que l'action unilatérale avec une propriété partagée ne crée pas de droits exclusifs sur les bénéfices qui en résultent.
La décision souligne l'importance du consentement mutuel dans les transactions de partenariat et protège les droits des partenaires silencieux contre l'appropriation non autorisée des profits.