حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، حَدَّثَنِي عَيَّاشُ بْنُ عُقْبَةَ الْحَضْرَمِيُّ، عَنِ الْفَضْلِ بْنِ الْحَسَنِ الضَّمْرِيِّ، أَنَّ أُمَّ الْحَكَمِ، أَوْ ضُبَاعَةَ ابْنَتَىِ الزُّبَيْرِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ حَدَّثَتْهُ عَنْ إِحْدَاهُمَا أَنَّهَا قَالَتْأَصَابَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَبْيًا فَذَهَبْتُ أَنَا وَأُخْتِي وَفَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَشَكَوْنَا إِلَيْهِ مَا نَحْنُ فِيهِ وَسَأَلْنَاهُ أَنْ يَأْمُرَ لَنَا بِشَىْءٍ مِنَ السَّبْىِ ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ سَبَقَكُنَّ يَتَامَى بَدْرٍ لَكِنْ سَأَدُلُّكُنَّ عَلَى مَا هُوَ خَيْرٌ لَكُنَّ مِنْ ذَلِكَ تُكَبِّرْنَ اللَّهَ عَلَى أَثَرِ كُلِّ صَلاَةٍ ثَلاَثًا وَثَلاَثِينَ تَكْبِيرَةً وَثَلاَثًا وَثَلاَثِينَ تَسْبِيحَةً وَثَلاَثًا وَثَلاَثِينَ تَحْمِيدَةً وَلاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ عَيَّاشٌ وَهُمَا ابْنَتَا عَمِّ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم
Traduction

Umm al-Hakam ou Duba'ah, les deux filles d'al-Zubayr ibn 'Abd al-Muttalib, a rapporté de l'une d'elles qu'elle a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) reçut des captifs, et je me rendis, ainsi que ma sœur et Fatimah, la fille du Messager d'Allah (ﷺ), pour lui faire part de notre situation et lui demander de nous accorder une part des captifs. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Les orphelins de Badr vous ont devancées, mais je vais vous indiquer ce qui est meilleur pour vous : vous direz la grandeur d'Allah à la fin de chaque prière trente-trois fois, vous louerez Allah trente-trois fois, vous glorifierez Allah trente-trois fois, et vous direz : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose." » 'Ayyash a dit : Et elles étaient les filles de l'oncle paternel du Prophète (ﷺ).

Comment

Tribut, Butin et Gouvernance (Kitab Al-Kharaj, Wal-Fai' Wal-Imarah)

Sunan Abi Dawud 2987 - Commentaire par les érudits classiques

Analyse contextuelle

Ce récit d'Umm Al-Hakam et Duba'ah, filles d'Al-Zubair bin Abd al-Muttalib (l'oncle paternel du Prophète), révèle une sagesse profonde concernant la distribution du butin de guerre. Les femmes ont approché le Prophète en cherchant des captifs du butin de guerre, mais il les a orientées vers la richesse spirituelle à la place.

La réponse du Prophète démontre que la distribution du butin matériel suit des directives divines strictes, priorisant les orphelins des martyrs même par rapport à ses propres membres de famille. Cela établit le principe que les fonds du trésor public ne peuvent être détournés sur la base de relations personnelles.

Compensation spirituelle

Le Prophète leur a offert le Tasbih (glorification d'Allah) après chaque prière : 33x "Subhanallah" (Gloire à Allah), 33x "Alhamdulillah" (Louange à Allah), 33x "Allahu Akbar" (Allah est le Plus Grand), en complétant par la déclaration complète de l'unité et de la souveraineté d'Allah.

Les érudits notent que cette substitution enseigne que les récompenses spirituelles surpassent souvent les bénéfices matériels. Le rappel constant d'Allah après les prières cultive une connexion continue avec le Divin, apportant des bénédictions qui transcendent les gains mondains temporaires.

Principes de gouvernance

Ce hadith établit des principes critiques de la gouvernance islamique : distribution impartiale des ressources publiques, priorité aux plus méritants (orphelins des martyrs), et la responsabilité du leader à résister au népotisme même lorsqu'il traite avec des proches parents.

La redirection douce du Prophète des demandes matérielles vers les poursuites spirituelles démontre un leadership idéal - répondre aux besoins tout en élevant les aspirations au-delà des préoccupations mondaines immédiates.