حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عِيسَى، حَدَّثَنَا أَشْعَثُ بْنُ شُعْبَةَ، حَدَّثَنَا أَرْطَاةُ بْنُ الْمُنْذِرِ، قَالَ سَمِعْتُ حَكِيمَ بْنَ عُمَيْرٍ أَبَا الأَحْوَصِ، يُحَدِّثُ عَنِ الْعِرْبَاضِ بْنِ سَارِيَةَ السُّلَمِيِّ، قَالَ نَزَلْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ وَمَعَهُ مَنْ مَعَهُ مِنْ أَصْحَابِهِ وَكَانَ صَاحِبُ خَيْبَرَ رَجُلاً مَارِدًا مُنْكَرًا فَأَقْبَلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَلَكُمْ أَنْ تَذْبَحُوا حُمُرَنَا وَتَأْكُلُوا ثَمَرَنَا وَتَضْرِبُوا نِسَاءَنَا فَغَضِبَ يَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ ‏"‏يَا ابْنَ عَوْفٍ ارْكَبْ فَرَسَكَ ثُمَّ نَادِ أَلاَ إِنَّ الْجَنَّةَ لاَ تَحِلُّ إِلاَّ لِمُؤْمِنٍ وَأَنِ اجْتَمِعُوا لِلصَّلاَةِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَاجْتَمَعُوا ثُمَّ صَلَّى بِهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَامَ فَقَالَ ‏"‏ أَيَحْسَبُ أَحَدُكُمْ مُتَّكِئًا عَلَى أَرِيكَتِهِ قَدْ يَظُنُّ أَنَّ اللَّهَ لَمْ يُحَرِّمْ شَيْئًا إِلاَّ مَا فِي هَذَا الْقُرْآنِ أَلاَ وَإِنِّي وَاللَّهِ قَدْ وَعَظْتُ وَأَمَرْتُ وَنَهَيْتُ عَنْ أَشْيَاءَ إِنَّهَا لَمِثْلُ الْقُرْآنِ أَوْ أَكْثَرُ وَأَنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ لَمْ يُحِلَّ لَكُمْ أَنْ تَدْخُلُوا بُيُوتَ أَهْلِ الْكِتَابِ إِلاَّ بِإِذْنٍ وَلاَ ضَرْبَ نِسَائِهِمْ وَلاَ أَكْلَ ثِمَارِهِمْ إِذَا أَعْطَوْكُمُ الَّذِي عَلَيْهِمْ ‏"
Traduction
Rapporté par Al-Irbad ibn Sariyah as-Sulami

Nous sommes descendus avec le Prophète (ﷺ) à Khaybar, et il avait avec lui ceux qui l'accompagnaient d'entre ses compagnons. Le dirigeant de Khaybar était un homme hautain et abominable. Il vint vers le Prophète (ﷺ) et dit : ô Mohammed, vous est-il permis d'égorger nos ânes, de manger nos fruits et de frapper nos femmes ? Le Prophète (c'est-à-dire le Prophète) se mit en colère et dit : ô Ibn Awf, monte ton cheval, puis crie : attention, le Paradis n'est permis qu'à un croyant, et rassemblez-vous pour la prière. Il dit : ils se rassemblèrent, puis le Prophète (ﷺ) dirigea leur prière, puis il se leva et dit : l'un d'entre vous, accoudé sur son divan, s'imagine-t-il qu'Allah n'a rien interdit si ce n'est ce qui se trouve dans ce Coran ? Certes, par Allah, j'ai exhorté, j'ai ordonné et j'ai interdit des choses semblables au Coran ou plus encore, et certes Allah, le Très-Puissant et le Très-Haut, ne vous a pas permis d'entrer dans les maisons des gens du Livre si ce n'est avec une permission, ni de frapper leurs femmes, ni de manger leurs fruits lorsqu'ils vous donnent ce qui leur est dû.