Sunan Abi Dawud
Sunan Abi Dawud 1574
Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : J’ai accordé une exemption concernant les chevaux et les esclaves ; En ce qui concerne les pièces de monnaie, cependant, vous devez payer un dirham pour quarante (dirhams), mais rien n’est payable sur cent quatre-vingt-dix. Lorsque le total atteint deux cents, cinq dirhams sont à payer.
Abou Dawoud a dit : « Al-A’mash a transmis cette tradition d’Abou Ishaq comme celle transmise par Abou 'Awanah. Cette tradition a également été rapportée par Shaiban, Abu Mu’awiyah et Ibrahim b. Tahman d’Abou Ishaq d’al-Harith sur l’autorité de 'Ali du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans le même sens. La tradition rapportée par al-Nufail a également été rapportée par Shu’bah, Sufyan et d’autres d’après Abu Ishaq d’après 'Asim de 'Ali, mais ils ne l’ont pas attribuée au Prophète (صلى الله عليه وسلم).
Aperçu et thème central
Ce hadith établit les règles fondamentales de la Zakat sur la monnaie en argent (al-waraq), exemptant les chevaux et les esclaves de l'obligation, et définissant précisément le seuil (nisab) et le taux (2,5%) pour la richesse monétaire. Le thème central est la nature miséricordieuse et pratique de la loi islamique—elle n'impose pas aux musulmans la Zakat sur chaque forme de richesse, mais seulement sur les actifs excédentaires qui croissent et circulent, assurant la justice sociale sans difficulté.
Contexte et aperçus linguistiques
Le Prophète ﷺ a émis cette règle à Médine, clarifiant la portée de la Zakat sur les dirhams en argent. Le terme arabe al-waraq désigne spécifiquement les pièces d'argent (dirhams), tandis que al-khayl (chevaux) et al-raqiq (esclaves) sont explicitement exclus—les chevaux comme animaux de travail et les esclaves comme capital non productif dans le contexte du commerce. La phrase fī kulli arbaʿīna dirhaman dirham (pour chaque quarante dirhams, un dirham) établit le taux de 2,5%, tandis que le nisab de 200 dirhams (5 dirhams dus) est fixé comme seuil minimum. Le hadith met également en évidence un débat de transmission savante : certains narrateurs (par exemple, Shaiban, Abu Mu'awiyah) le font remonter à Ali via al-Harith comme déclaration prophétique, tandis que d'autres (Shu'bah, Sufyan) le rapportent comme une opinion de compagnon (mawquf), montrant la méticulosité des critiques de hadith à distinguer les traditions prophétiques (marfuʿ) de celles des compagnons (mawquf).
Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
Application quotidienne et spirituelle
Dans notre vie quotidienne, ce hadith nous enseigne à aborder la richesse avec équilibre et responsabilité. Premièrement, nous devons calculer notre Zakat annuellement sur les économies, l'argent liquide et les marchandises qui atteignent le nisab, en donnant 2,5% avec une intention sincère (niyyah) pour purifier nos richesses et nos cœurs. Deuxièmement, nous devons reconnaître que la Zakat n'est pas simplement un impôt mais un acte d'adoration qui favorise la gratitude, le détachement du matérialisme et la solidarité avec les pauvres. Troisièmement, les exemptions nous rappellent que l'Islam n'exige pas la perfection ni la surcharge—seulement ce qui est juste et durable. Utilisons cet enseignement pour cultiver un état d'esprit de générosité, en veillant à ce que nos pratiques financières reflètent à la fois la précision juridique (fiqh) et l'excellence spirituelle (ihsan), en ayant confiance qu'Allah multiplie ce que nous donnons dans Son chemin.