Al-Adab Al-Mufrad

Al-Adab Al-Mufrad 187

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ مُجَاهِدِ أَبِي حَزْرَةَ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الْوَلِيدِ بْنِ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ قَالَ‏:‏ خَرَجْتُ أَنَا وَأَبِي نَطْلُبُ الْعِلْمَ فِي هَذَا الْحَيِّ فِي الأَنْصَارِ، قَبْلَ أَنْ يَهْلِكُوا، فَكَانَ أَوَّلَ مَنْ لَقِينَا أَبُو الْيَسَرِ صَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ غُلاَمٌ لَهُ، وَعَلَى أَبِي الْيَسَرِ بُرْدَةٌ وَمَعَافِرِيٌّ، وَعَلَى غُلاَمِهِ بُرْدَةٌ وَمَعَافِرِيٌّ، فَقُلْتُ لَهُ‏:‏ يَا عَمِّي، لَوْ أَخَذْتَ بُرْدَةَ غُلاَمِكَ وَأَعْطَيْتَهُ مَعَافِرِيَّكَ، أَوْ أَخَذْتَ مَعَافِرِيَّهُ وَأَعْطَيْتَهُ بُرْدَتَكَ، كَانَتْ عَلَيْكَ حُلَّةٌ أَوْ عَلَيْهِ حُلَّةٌ، فَمَسَحَ رَأْسِي وَقَالَ‏:‏ اللَّهُمَّ بَارِكْ فِيهِ، يَا ابْنَ أَخِي، بَصَرُ عَيْنَيَّ هَاتَيْنِ، وَسَمْعُ أُذُنَيَّ هَاتَيْنِ، وَوَعَاهُ قَلْبِي وَأَشَارَ إِلَى نِيَاطِ قَلْبِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ‏:‏ أَطْعِمُوهُمْ مِمَّا تَأْكُلُونَ، وَاكْسُوهُمْ مِمَّا تَلْبَسُونَ وَكَانَ أَنْ أُعْطِيَهُ مِنْ مَتَاعِ الدُّنْيَا أَهْوَنُ عَلَيَّ مِنْ أَنْ يَأْخُذَ مِنْ حَسَنَاتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Muhammad ibn ʿAbbād nous a rapporté : Hātim ibn Ismāʿīl nous a rapporté, d’après Yaʿqūb ibn Mujāhid Abū Hazra, d’après ʿUbāda ibn al-Walīd ibn ʿUbāda ibn al-Sāmit, qui dit : Mon père et moi sommes partis chercher le savoir auprès des Ansār de ce quartier, avant qu’ils ne disparaissent. Le premier que nous avons rencontré fut Abū al-Yasar, Compagnon du Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix —, accompagné d’un jeune serviteur qui lui appartenait. Abū al-Yasar portait un manteau rayé et un vêtement maʿāfirī, et son serviteur portait lui aussi un manteau rayé et un vêtement maʿāfirī. Je lui dis : « Mon oncle, si tu prenais le manteau rayé de ton serviteur et lui donnais ton vêtement maʿāfirī, ou si tu prenais son vêtement maʿāfirī et lui donnais ton manteau rayé, vous auriez chacun une tenue complète. » Il me passa la main sur la tête et dit : « Ô Allah, bénis-le ! Mon neveu, mes deux yeux ont vu, mes deux oreilles ont entendu, et mon cœur a retenu cela. » Il désigna le cœur dans sa poitrine et dit : « Le Prophète disait : “Donnez-leur à manger de ce que vous mangez, et habillez-les de ce que vous portez.” » Il m’est plus facile de lui donner des biens de ce monde que de le laisser prendre de mes bonnes œuvres le Jour de la Résurrection.