'Aïcha dit : « Une femme est venue à moi qui avait deux de ses filles avec elle. Elle m’a demandé quelque chose, mais je n’ai rien trouvé à part un seul rendez-vous que je lui ai donné. Elle l’a partagé entre ses filles, puis s’est levée et est partie. Le Prophète (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) est entré et je lui ai raconté ce qui s’était passé. Il dit : « Quiconque s’occupe de ces filles d’une manière ou d’une autre et est bon pour elles les aura comme un voile contre le Feu. »
Commentaire du Hadith : Générosité et Orphelins
Cette narration bénie de Umm al-Mu'minin 'A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) est enregistrée dans "Al-Adab Al-Mufrad" de l'Imam al-Bukhari (Hadith 132) sous le chapitre concernant la vertu de prendre soin des filles et des orphelins.
Analyse Contextuelle
L'incident démontre des leçons profondes de contentement et de sacrifice maternel. La femme, malgré sa pauvreté évidente, a priorisé la nourriture de ses filles plutôt que sa propre faim.
L'action de 'A'isha, bien qu'apparemment petite (donner une seule datte), illustre le principe islamique que même une charité minimale, lorsqu'elle est donnée sincèrement, porte un poids spirituel immense.
Déclaration Prophétique
La déclaration du Prophète (ﷺ) établit une corrélation directe entre le soin des enfants de sexe féminin et la protection contre l'Enfer. Le terme arabe "hijab" (voile/barrière) indique une protection complète - ces actions vertueuses servent de bouclier impénétrable contre le châtiment divin.
Les savants notent que cela s'applique particulièrement aux tuteurs des filles orphelines, mais s'étend à tous ceux qui font preuve de gentillesse et subviennent aux besoins des dépendantes féminines.
Implications Légales et Spirituelles
Ce hadith souligne le statut élevé du soin des membres vulnérables de la société, en particulier les femmes qui étaient souvent négligées à l'ère pré-islamique.
La phrase complète "de quelque manière que ce soit" inclut le soutien financier, les soins émotionnels, l'éducation, la protection et le traitement aimable - tous devenant des moyens de salut.
Ibn Hajar al-Asqalani commente que de tels soins servent d'expiation pour les péchés et élèvent les rangs dans l'Au-delà.