Al-Adab Al-Mufrad
Al-Adab Al-Mufrad 953
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللهِ، قَالَ: حَدَّثَنَا الْمُغِيرَةُ بْنُ سَلَمَةَ أَبُو هِشَامٍ الْمَخْزُومِيُّ، وَكَانَ ثِقَةً، قَالَ: حَدَّثَنَا الصَّعْقُ بْنُ حَزْنٍ قَالَ: حَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ مُطَيَّبٍ، عَنِ الْحَسَنِ الْبَصْرِيِّ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عَاصِمٍ السَّعْدِيِّ قَالَ: أَتَيْتُ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ: هَذَا سَيِّدُ أَهْلِ الْوَبَرِ، فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللهِ، مَا الْمَالُ الَّذِي لَيْسَ عَلَيَّ فِيهِ تَبِعَةٌ مِنْ طَالِبٍ، وَلاَ مِنْ ضَيْفٍ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم: نِعْمَ الْمَالُ أَرْبَعُونَ، وَالأَكْثَرُ سِتُّونَ، وَوَيْلٌ لأَصْحَابِ الْمِئِينَ إِلاَّ مَنْ أَعْطَى الْكَرِيمَةَ، وَمَنَحَالْغَزِيرَةَ، وَنَحَرَ السَّمِينَةَ، فَأَكَلَ وَأَطْعَمَ الْقَانِعَ وَالْمُعْتَرَّ، قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللهِ، مَا أَكْرَمُ هَذِهِ الأَخْلاَقِ، لاَ يُحَلُّ بِوَادٍ أَنَا فِيهِ مِنْ كَثْرَةِ نَعَمِي؟ فَقَالَ: كَيْفَ تَصْنَعُ بِالْعَطِيَّةِ؟ قُلْتُ: أُعْطِي الْبِكْرَ، وَأُعْطِي النَّابَ، قَالَ: كَيْفَ تَصْنَعُ فِي الْمَنِيحَةِ؟ قَالَ: إِنِّي لَأَمْنَحُ النَّاقَةَ، قَالَ: كَيْفَ تَصْنَعُ فِي الطَّرُوقَةِ؟ قَالَ: يَغْدُو النَّاسُ بِحِبَالِهِمْ، وَلاَ يُوزَعُ رَجُلٌ مِنْ جَمَلٍ يَخْتَطِمُهُ، فَيُمْسِكُهُ مَا بَدَا لَهُ، حَتَّى يَكُونَ هُوَ يَرُدَّهُ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم: فَمَالُكَ أَحَبُّ إِلَيْكَ أَمْ مَالُ مَوَالِيكَ؟ قَالَ: مَالِي، قَالَ: فَإِنَّمَا لَكَ مِنْ مَالِكَ مَا أَكَلْتَ فَأَفْنَيْتَ، أَوْ أَعْطَيْتَ فَأَمْضَيْتَ، وَسَائِرُهُ لِمَوَالِيكَ، فَقُلْتُ: لاَ جَرَمَ، لَئِنْ رَجَعْتُ لَأُقِلَّنَّ عَدَدَهَا فَلَمَّا حَضَرَهُ الْمَوْتُ جَمَعَ بَنِيهِ فَقَالَ: يَا بَنِيَّ، خُذُوا عَنِّي، فَإِنَّكُمْ لَنْ تَأْخُذُوا عَنْ أَحَدٍ هُوَ أَنْصَحُ لَكُمْ مِنِّي: لاَ تَنُوحُوا عَلَيَّ، فَإِنَّ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُنَحْ عَلَيْهِ، وَقَدْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنِ النِّيَاحَةِ، وَكَفِّنُونِي فِي ثِيَابِي الَّتِي كُنْتُ أُصَلِّي فِيهَا، وَسَوِّدُوا أَكَابِرَكُمْ، فَإِنَّكُمْ إِذَا سَوَّدْتُمْ أَكَابِرَكُمْ لَمْ يَزَلْ لأَبِيكُمْ فِيكُمْ خَلِيفَةٌ، وَإِذَا سَوَّدْتُمْ أَصَاغِرَكُمْ هَانَ أَكَابِرُكُمْ عَلَى النَّاسِ، وزهدوا فيكم وَأَصْلِحُوا عَيْشَكُمْ، فَإِنَّ فِيهِ غِنًى عَنْ طَلَبِ النَّاسِ، وَإِيَّاكُمْ وَالْمَسْأَلَةَ، فَإِنَّهَا آخِرُ كَسْبِ الْمَرْءِ، وَإِذَا دَفَنْتُمُونِي فَسَوُّوا عَلَيَّ قَبْرِي، فَإِنَّهُ كَانَ يَكُونُ شَيْءٌ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا الْحَيِّ مِنْ بَكْرِ بْنِ وَائِلٍ: خُمَاشَاتٌ، فَلاَ آمَنُ سَفِيهًا أَنْ يَأْتِيَ أَمْرًا يُدْخِلُ عَلَيْكُمْ عَيْبًا فِي دِينِكُمْ.
Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.
ʿAlī ibn ʿAbd Allah nous a rapporté : al-Mughīra ibn Salama Abū Hishām al-Makhzūmī — qui était digne de confiance — nous a rapporté : al-Ṣaʿq ibn Ḥazn nous a rapporté : al-Qāsim ibn Muṭayyib m’a rapporté, d’après al-Ḥasan al-Baṣrī, d’après Qays ibn ʿĀṣim al-Saʿdī, qui a dit : « Je me rendis auprès du Messager d’Allah ﷺ. Il dit : “Voici le chef des gens des tentes [les Bédouins].” Je demandai : “Ô Messager d’Allah, quelle quantité de biens puis-je posséder sans avoir à répondre à un demandeur ni à un invité ?” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Quarante est une bonne quantité ; soixante, c’est davantage. Malheur aux possesseurs de centaines, sauf à celui qui donne son bien le plus précieux, prête une chamelle abondante en lait, abat une bête grasse, en mange et en nourrit le pauvre satisfait [qui ne demande pas] et le nécessiteux qui sollicite.” Je dis : “Ô Messager d’Allah, quels nobles caractères ! Aucun oued où se trouvent mes nombreux troupeaux ne peut les contenir.” Il demanda : “Que fais-tu des dons ?” Je répondis : “Je donne une chamelle jeune et une chamelle âgée.” Il demanda : “Que fais-tu des prêts de chamelles ?” Je répondis : “Je prête une chamelle.” Il demanda : “Et que fais-tu pour la saillie ?” Il répondit : “Les gens partent le matin avec leurs cordes ; aucun homme n’est empêché de prendre le chameau qu’il mène par le licol, et il le garde aussi longtemps qu’il le souhaite, jusqu’à ce qu’il le ramène.” Le Prophète ﷺ demanda alors : “Quels biens préfères-tu : les tiens ou ceux de tes héritiers ?” Il répondit : “Les miens.” Il dit : “De tes biens, ne t’appartient que ce que tu as mangé et épuisé, ou donné et ainsi fait parvenir [à l’au-delà] ; tout le reste appartient à tes héritiers.” Je dis : “Assurément, si je rentre, je réduirai le nombre de mes bêtes.” Lorsqu’il sentit la mort venir, il rassembla ses fils et dit : “Mes fils, retenez ces conseils de moi, car nul ne vous conseillera mieux que moi : ne vous lamentez pas sur moi, car le Messager d’Allah ﷺ n’a pas fait l’objet de lamentations, et j’ai entendu le Prophète ﷺ interdire les lamentations. Ensevelissez-moi dans les vêtements que je portais pour prier. Donnez la préséance à vos aînés : si vous faites de vos aînés vos chefs, votre père aura toujours parmi vous un successeur ; si vous élevez vos plus jeunes, vos aînés seront déconsidérés aux yeux des gens, qui auront peu d’estime pour vous. Améliorez vos moyens d’existence : cela vous évitera d’avoir à solliciter les gens. Gardez-vous de mendier, car c’est le dernier recours pour gagner sa vie. Lorsque vous m’aurez enterré, nivelez ma tombe, car il y eut des querelles entre moi et cette tribu de Bakr ibn Wāʾil ; je crains qu’un insensé ne commette quelque acte qui vous attirera un déshonneur dans votre religion.” »