Abou Mas’ud al-Ansari a dit : « Un homme est venu voir le Prophète (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) et lui a dit : « Mon chameau est épuisé, donne-moi donc une monture. » Il a répondu : « Je n’en ai pas. Mais va chez untel et peut-être t’en donnera-t-il un. Il alla vers cet homme et lui donna une monture. Puis il retourna vers le Prophète (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) et lui dit. Il a dit : « Celui qui guide vers le bien a la même récompense que celui qui le fait réellement. »
Joie envers les gens - Al-Adab Al-Mufrad 242
Abou Mas'oud al-Ansari a dit : « Un homme vint voir le Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, et dit : 'Mon chameau est épuisé, donne-moi une monture.' Il répondit : 'Je n'en ai pas. Mais va voir untel et peut-être qu'il t'en donnera une.' Il alla voir cet homme et celui-ci lui donna une monture. Puis il retourna vers le Prophète, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, et lui raconta. Il dit : 'Celui qui guide vers le bien a une récompense semblable à celle de la personne qui l'accomplit réellement.' »
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith de l'Imam al-Bukhari dans "Al-Adab Al-Mufrad" établit un principe profond dans l'éthique islamique. Le Prophète (ﷺ), bien qu'incapable de satisfaire personnellement la demande, a démontré un caractère exemplaire en dirigeant la personne dans le besoin vers quelqu'un qui pouvait l'aider.
La sagesse ici est double : Premièrement, le Prophète (ﷺ) a montré que même lorsque nous ne pouvons pas fournir d'aide personnellement, nous devons encore nous engager à faciliter le bien. Deuxièmement, l'énoncé final établit la récompense spirituelle pour guider les autres vers des actions vertueuses.
Les savants expliquent que « guider vers le bien » inclut diriger les gens vers des sources de bénéfice, connecter ceux dans le besoin avec ceux qui peuvent aider, enseigner des connaissances bénéfiques, et même sourire joyeusement à son frère – toutes des formes d'orientation vers le bien.
Cet enseignement encourage les musulmans à devenir des ponts de bonté dans la société, reconnaissant que faciliter le bien est en soi une forme d'adoration qui porte une immense récompense spirituelle équivalente à accomplir la bonne action elle-même.
Applications pratiques
Ce hadith nous enseigne à maintenir la joie et l'utilité même lorsque nous ne pouvons pas satisfaire personnellement les demandes. Diriger les gens vers des sources alternatives d'aide maintient les liens sociaux et la responsabilité collective.
Dans la vie quotidienne, cela signifie recommander des professionnels compétents à ceux dans le besoin, guider les étudiants vers des enseignants compétents, diriger les voyageurs vers des chemins sûrs, et connecter les donateurs charitables avec des causes dignes – tout en maintenant une attitude agréable et joyeuse.